This is a blog concerning the Hermetical Arts, such as Alchemia, Theurgia, Astrologia, which are the three Sciences composing the "Trivium Hermeticum". This is a very old Science, said to be created by Hermes Trismegist.
September 06, 2011
Vitraux Alchimiques à Saint Etienne du Mont - Paris
Une lecture à plusieurs niveaux, religieux, psychologique, spirituel, alchimique, tout le monde y trouvera son compte.
September 02, 2011
Révélation de l'Abbé Jean Trithème
Johannes von Heidenberg
dit Jean Trithème (1462-1516)
Musée Condé, Chantilly, H Meister
From : here
« Dieu est un feu essentiel et caché, qui réside en toutes choses et spécialement dans l’homme. Ce feu engendre toutes choses. Il les engendre et les engendrera dans le futur ; et ce qui est engendré c’est la vraie lumière divine qui existe de toute éternité. Dieu est un feu mais nul feu ne peut brûler, nulle lumière ne peut se manifester dans la nature sans l’adjonction d’air qui détermine la combustion ; et de même l’Esprit Saint doit agir en nous comme un » air « ou » souffle " divin, faisant jaillir du feu divin un souffle sur le feu interne de l’âme, en sorte que la lumière apparaisse, car la lumière doit être alimentée par le feu, et cette lumière est amour, bonheur et joie dans l’éternelle divinité. Cette lumière est Jésus, qui émane de toute éternité de Jéhovah. Celui qui ne possède pas cette lumière au dedans de lui est plongé dans un feu sans clarté ; mais si cette lumière est en lui, alors le Christ est en lui, s’incarne en lui, et il connaîtra cette lumière telle qu’elle existe dans la nature. Toutes choses, telles que nous les voyons, sont intérieurement feu et lumière, où se cache l’essence de l’esprit. Toutes choses sont une trinité de feu, de lumière et d’air. En d’autres termes, « l’Esprit », le « Père », est une lumière suressentielle ; le « Fils », c’est la lumière manifestée ; le « Saint Esprit », est un air mobile, divin et suressentiel. Ce feu réside dans le cœur et envoie ses rayons par tout le corps de l’homme, et y détermine la vie. Mais nulle lumière ne naît du feu sans la présence de l’esprit de sainteté… Toutes choses ont été faites par la puissance du verbe divin, qui est l’esprit ou souffle divin émané dès le principe de la fontaine divine. Ce souffle est l’esprit ou âme du monde et on le nomme « Spiritus Mundi ». Il était d’abord semblable à l’air, puis il se contracta en un brouillard ou substance nébuleuse et finalement se transmua en « eau ». Cette « eau » était d’abord esprit et vie, parce qu’elle était imprégnée et vivifiée par l’esprit. L’obscurité emplissait l’abîme ; mais par la profération du verbe, la lumière y fût engendrée et les ténèbres furent illuminées par la lumière, et « l’âme du monde » prit naissance. Cette lumière spirituelle, que nous appelons « Nature », ou âme du monde est un corps spirituel qui, au moyen de l’Alchimie peut être rendue tangible et visible ; mais comme elle existe à l’état invisible, On la nomme « esprit ». C’est un fluide universel et vivant, diffusé partout dans la Nature, et qui pénètre tous les êtres. C’est la plus subtile de toutes les substances la plus puissante à cause de ses qualités inhérentes ; elle pénètre tous les corps, et détermine les formes en lesquelles elle déploie son activité. Par son action, elle libère les formes de toutes imperfections ; elle rend pur l’impur, parfait l’imparfait, et immortel ce qui est mortel, en s’y fixant. Cette essence ou cet esprit émana du centre dès le principe, et s’incorpora dans la substance dont l’univers est formé. C’est le « Sel de la Terre », et sans sa présence, l’herbe ne croîtrait pas, ni les prés ne verdiraient ; et plus cette essence est condensée, concentrée et coagulée dans les formes, et plus elles ont de stabilité. Cette substance est la plus subtile de toutes choses ; incorruptible et immuable en son essence, elle remplit l’infini de l’espace. Le soleil et les planètes ne sont que des coagulats de ce principe universel ; de leur cœur palpitant ils distribuent l’abondance de leur vie, et l’envoient dans les formes des mondes inférieurs et dans tous les êtres, agissant par leur propre centre, et élevant les formes sur la voie de la perfection. Les formes en qui se fixe ce vivant principe, deviennent parfaites et durables, en sorte qu’elles ne s’altèrent, ni ne se détériorent, ni ne changent plus au contact de l’air ; l’eau ne peut plus les dissoudre, ni le feu les détruire, ni les éléments terrestres les dévorer. Cet esprit s’obtient de la même manière qu’il est communiqué à la terre par les astres ; et ceci se fait par le moyen de l’eau, qui lui sert de véhicule. Ce n’est pas la Pierre des Philosophes ; mais celle-ci peut en être préparée en fixant le volatil. Je vous avise de faire grande attention à l’acte de faire bouillir l’eau ; ne laissez point votre esprit se troubler de choses de moindre importance. Faites-la bouillir lentement, puis laissez-la putréfier jusqu’à ce qu’elle ait atteint la couleur convenable, car l’onde de vie renferme le germe de la sagesse. En bouillant, l’eau se transformera en terre. Cette terre se changera en un pur fluide cristallin qui produira un excellent feu rouge ; mais cette eau et ce feu, réduits en une seule essence, produisent la grande Panacée, composée de douceur et de force : l’Agneau et le Lion sont unis. "
Jean TRITHEME
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Trithème, par ce texte - qui à mon gout est trop peu connu et reconnu, reçoit toute ma confiance, il est adepte, sans doute aucuns. C'est à ma connaissance, l'un des textes les plus proche de ce qui se déroule dans l'Oeuvre. Il décrit la Genèse me direz vous, et bien oui, il s'agit bien de cela encore une fois...
A bon entendeur, salut.
« Dieu est un feu essentiel et caché, qui réside en toutes choses et spécialement dans l’homme. Ce feu engendre toutes choses. Il les engendre et les engendrera dans le futur ; et ce qui est engendré c’est la vraie lumière divine qui existe de toute éternité. Dieu est un feu mais nul feu ne peut brûler, nulle lumière ne peut se manifester dans la nature sans l’adjonction d’air qui détermine la combustion ; et de même l’Esprit Saint doit agir en nous comme un » air « ou » souffle " divin, faisant jaillir du feu divin un souffle sur le feu interne de l’âme, en sorte que la lumière apparaisse, car la lumière doit être alimentée par le feu, et cette lumière est amour, bonheur et joie dans l’éternelle divinité. Cette lumière est Jésus, qui émane de toute éternité de Jéhovah. Celui qui ne possède pas cette lumière au dedans de lui est plongé dans un feu sans clarté ; mais si cette lumière est en lui, alors le Christ est en lui, s’incarne en lui, et il connaîtra cette lumière telle qu’elle existe dans la nature. Toutes choses, telles que nous les voyons, sont intérieurement feu et lumière, où se cache l’essence de l’esprit. Toutes choses sont une trinité de feu, de lumière et d’air. En d’autres termes, « l’Esprit », le « Père », est une lumière suressentielle ; le « Fils », c’est la lumière manifestée ; le « Saint Esprit », est un air mobile, divin et suressentiel. Ce feu réside dans le cœur et envoie ses rayons par tout le corps de l’homme, et y détermine la vie. Mais nulle lumière ne naît du feu sans la présence de l’esprit de sainteté… Toutes choses ont été faites par la puissance du verbe divin, qui est l’esprit ou souffle divin émané dès le principe de la fontaine divine. Ce souffle est l’esprit ou âme du monde et on le nomme « Spiritus Mundi ». Il était d’abord semblable à l’air, puis il se contracta en un brouillard ou substance nébuleuse et finalement se transmua en « eau ». Cette « eau » était d’abord esprit et vie, parce qu’elle était imprégnée et vivifiée par l’esprit. L’obscurité emplissait l’abîme ; mais par la profération du verbe, la lumière y fût engendrée et les ténèbres furent illuminées par la lumière, et « l’âme du monde » prit naissance. Cette lumière spirituelle, que nous appelons « Nature », ou âme du monde est un corps spirituel qui, au moyen de l’Alchimie peut être rendue tangible et visible ; mais comme elle existe à l’état invisible, On la nomme « esprit ». C’est un fluide universel et vivant, diffusé partout dans la Nature, et qui pénètre tous les êtres. C’est la plus subtile de toutes les substances la plus puissante à cause de ses qualités inhérentes ; elle pénètre tous les corps, et détermine les formes en lesquelles elle déploie son activité. Par son action, elle libère les formes de toutes imperfections ; elle rend pur l’impur, parfait l’imparfait, et immortel ce qui est mortel, en s’y fixant. Cette essence ou cet esprit émana du centre dès le principe, et s’incorpora dans la substance dont l’univers est formé. C’est le « Sel de la Terre », et sans sa présence, l’herbe ne croîtrait pas, ni les prés ne verdiraient ; et plus cette essence est condensée, concentrée et coagulée dans les formes, et plus elles ont de stabilité. Cette substance est la plus subtile de toutes choses ; incorruptible et immuable en son essence, elle remplit l’infini de l’espace. Le soleil et les planètes ne sont que des coagulats de ce principe universel ; de leur cœur palpitant ils distribuent l’abondance de leur vie, et l’envoient dans les formes des mondes inférieurs et dans tous les êtres, agissant par leur propre centre, et élevant les formes sur la voie de la perfection. Les formes en qui se fixe ce vivant principe, deviennent parfaites et durables, en sorte qu’elles ne s’altèrent, ni ne se détériorent, ni ne changent plus au contact de l’air ; l’eau ne peut plus les dissoudre, ni le feu les détruire, ni les éléments terrestres les dévorer. Cet esprit s’obtient de la même manière qu’il est communiqué à la terre par les astres ; et ceci se fait par le moyen de l’eau, qui lui sert de véhicule. Ce n’est pas la Pierre des Philosophes ; mais celle-ci peut en être préparée en fixant le volatil. Je vous avise de faire grande attention à l’acte de faire bouillir l’eau ; ne laissez point votre esprit se troubler de choses de moindre importance. Faites-la bouillir lentement, puis laissez-la putréfier jusqu’à ce qu’elle ait atteint la couleur convenable, car l’onde de vie renferme le germe de la sagesse. En bouillant, l’eau se transformera en terre. Cette terre se changera en un pur fluide cristallin qui produira un excellent feu rouge ; mais cette eau et ce feu, réduits en une seule essence, produisent la grande Panacée, composée de douceur et de force : l’Agneau et le Lion sont unis. "
Jean TRITHEME
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Trithème, par ce texte - qui à mon gout est trop peu connu et reconnu, reçoit toute ma confiance, il est adepte, sans doute aucuns. C'est à ma connaissance, l'un des textes les plus proche de ce qui se déroule dans l'Oeuvre. Il décrit la Genèse me direz vous, et bien oui, il s'agit bien de cela encore une fois...
A bon entendeur, salut.
September 01, 2011
L'Alchimiste et sa Pierre ...
Au final quel est le rôle de l'Alchimiste ?
Il est un serviteur, une aide 'extérieure', qui (tout égoïstement) va faire la Pierre.
Roger Bacon l'a dit clairement :
We are no more than mere servants in the work.
The Root of the World, by Roger Bacon, 13th Cen.
Ripley aussi l'avait signifié dans d'autres termes.
Drôle de personnage que l'Alchimiste, son rôle s'arrête t'il là ? Qui est il ce personnage énigmatique finalement ?
Je méditais dernièrement sur la psychologie de l'Alchimiste (disons que je me suis pris un peu comme exemple). Je pense qu'il est un peu "cinglé". Légèrement autiste, (un peu) à l'ouest, et comme dirait Audiart : "les félés laissent passer la lumière !" Donc un peu félé aussi. Disons que d'un point de vue tout à fait raisonnable (avec un esprit "normal" = non initié), il est fou. Si on prend les choses froidement, il faut être un peu secoué du bocal ou du ballon, pour faire l'Oeuvre, voire même, pour en envisager le fonctionnement et pire, il faut une tendance franchement risque tout, suicidaire, téméraire ou insensée pour ingérer la Pierre ... la transmutation est une bagatelle pour un Alchimiste, on sait qu'on transmute et basta, mais l'ingestion, c'est une autre paire de manche. L'Alchimiste est un fou philosophique, et en cela est il est tout *naturellement* normal. Ce sont tous les autres qui ne le sont pas, car ils ne perçoivent rien de la Nature.
"Fou aux yeux des hommes, sage au yeux de Dieu".
Leslie Nielsen "Agent Zero Zero".
Son désir était de devenir une star Hollywoodienne tout ce qu'il y a de plus normal ...
Finalement il a trouvé sa place dans le comique ! Il ne s'était pas attendu à ça.
Finalement on est marqué dès le départ.
Disons que les termes ci dessus peuvent peut être choquer certaines personnes, "cinglé" "suicidaire" ... disons que dans le monde "normal" ces termes font référence à des concepts "normaux", ici, utilisés par un Hermétiste, ces mots sont à recadrer dans le sens "philosophique". Un peu comme le mercure peut être vulgaire, ou le Mercure peut être Philosophique ... toute la différence est là. Il faut donc être Philosophiquement cinglé, Philosophiquement suicidaire, Philosophiquement secoué du bocal.
On m'a posé la question dernièrement : "Avec tout ce que tu sais du monde, comment tu peux y trouver le bonheur et y être heureux ?"
Je suis heureux quand il fait beau, quand je vois un arc en ciel, quand je travaille à rendre mon existence plus belle, quand je peux aider un peu les gens ... rien d'exeptionnel là dedans. Quel est le problème à comprendre la matrice et les intrications de la matière ? Est ce que cela devrait me rendre dépressif ? Malheureux ? Devrais je me dire "mince, finalement cette existence pourrie est encore pire que ce je pensais, tout est faux !" non. Je trouve tout ça passionnant, au contraire, enfin, enfin ! je comprend quelque chose du monde dans lequel je vis. Je commence à percevoir les tenants et les aboutissants et c'est vertigineux.
Maintenant imaginez vous avec la Pierre devant vous.
Vous allez me dire "je la prend tout de suite". Votre réaction est de l'ordre de l'imaginaire. Moi je parle de la confrontation avec le concret, le "réel". On ne joue plus. Elle est là et vous êtes là.
Que ce passe t'il après l'ingestion, le savez vous ?
Vous avez pensé à faire un testament, à régler vos affaires en court, à laisser des notes à votre futur vous, à ranger vos affaire et à les mettre en ordre, dans le cas ou ... et oui, et si jamais vous faites un AVC ou une attaque cardiaque, ou que votre corps entier disparait, ou encore que vous perdez la mémoire, ou que tout votre sang se coagulait d'un bloc en vous ?
Vous savez combien en prendre de la Pierre ?
Comment la prendre vraiment ?
Combien de fois vous pouvez en prendre ?
Qu'est ce ça va vous faire ?
Est ce que votre personnalité va changer ?
Est ce que votre corps va changer ? Dans ce cas, comment faire avec les photos, les papiers, les amis, la famille etc, et j'en passe... toutes ces choses administratives ... et si vous êtes vieux et que vous régénérez ? Vous y avez pensé à ça ? Vous devrez déménager. Prétexter quelque chose, ne plus vous montrer ou vous grimer si vous rester sur place. Ne plus revoir vos amis, mettre des gens dans la confidence, et ces gens aussi voudront peut être régénérer ! Mais on est pas un centre esthétique ici ! On ne fait pas dans le lifting et le ravalement de facade. On est dans le curetage egoique, l'explosion des limitations et des conceptions du monde, on vous plonge dans le vide, ce qui est l'expérience qui est très probablement la plus terrifiante de toute - jusqu'à ce que la Béatitude l'emporte j'imagine.
A part votre chien, ou votre chat, votre hamster et votre tortue, voire le poisson rouge (lui n'a que deux secondes de mémoire, pas de danger), vous risquez de perturber votre entourage.
D'ailleurs en parlant d'animaux de compagnie il est judicieux de ne pas prendre la Pierre proche d'eux. Ils ne pourraient jamais en revenir. Un chien doit rester un chien ou un chat un chat. Les animaux sont psychiques, même les drogues les perturbent à distance, alors la prise de Pierre ... donc si vous les aimez et si vous ne voulez pas faire éclater leur monde, évitez d'en prendre près d'eux.
Bref ... l'Alchimiste à un moment donné se trouve à un carrefour, une voie lui permet de continuer tranquillement sa route sur du plat, l'autre donne sur le vide. C'est là où la notion de suicide Philosophique intervient. Etes vous prêt à lacher ce que vous aimez, et connaissez si bien, pour du vide ... tout en sachant que peut être plus rien, plus rien ne sera jamais - jamais - pareil ?
Est ce qu'une vie de "mer*%" aide à faire ce saut ? J'imagine que oui. Le désespoir dans le monde normal, avec toutes ses exigeances peut aider à cette fuite. Ce sera de toute manière mieux après je pense.
Pour ceux qui ont une vie où tout marche sur des roulettes, c'est peut être plus dur. A moins que la raison ne soit la plus forte.
Toute cette recherche, ce travail, ces études, ces heures passées au labo, ces prises de risques parfois ... pour finalement méditer devant un bout de cailloux et se demander si on l'ingère ou pas ... faut vraiment être spécial.
Au passage je précise que je ne suis pas Adepte ...
On parle souvent de trois voies. Brêve, Sèche et Humide.
Si je deviens sectaire je dirais qu'il n'y en a qu'une seule. Citons notre vieil ami Roger :
For the knowledge of this art consisteth not in the multiplicity, or great number of things, but in unity; our stone is but one, the matter is one, and the vessel is one. The government is one, and the disposition is one. The whole art and work thereof is one, and begins in one manner, and in one manner it is finished.
The Root of the World, by Roger Bacon, 13th Cen.
Bon encore une fois il cloue le bec à pas mal de monde. Fulcanelli parle de faire l'Oeuvre avec le Mercure seul. C'est de cela dont je parle aussi et dont Bacon nous entretiens ici.
On ne parle pas d'une spiritualitation par le Spiritus Mundi de diverses matières de ce monde, parce que là les matières sont légions, en vérité toutes, en passant par l'urine, le cinabre, l'antimoine et fer, le plastique, ou ce que vous voulez, de toute manière le Spiritus Mundi vient à bout de tout et terminera toujours son travail par une masse rouge. Il a des matières plus facile, qui réagissent plus rapidement etc ... c'est de la technicité dans ce cas.
Bref, c'est là où l'on retrouve les concepts d'Humide, Sec, Bref. A noter qu'on ne dit pas Long en rapport avec Bref, ce qui dénote déjà un couac. Parceque humide peut être bref ou long, et sec peut être long ou bref. Donc ce n'est pas pour remuer le couteau dans la plaie, mais ces conceptions de l'oeuvre sont idiotes à mon sens.
Si on veut vraiment faire l'Oeuvre dans le respect total des Lois de la Nature il semble qu'il n'y ait en effet qu'une seule disposition générale à l'Oeuvre. Une seule méthode, un seul feu (secret, et non vulgaire), un seul vase, un seul processus, je ne dirais pas 'une seule' manière de s'y prendre, car j'en connais plusieurs, mais je dirais que le principe est le même, donc du coup ... ça revient au même de dire qu'il n'y a qu'une seule disposition... clair ou pas, accepté ou pas, voilà qui est dit.
De Rien, à quelque chose, au Rien.
Le processus du Grand Oeuvre est une Genèse, de A à Z. On part de Rien, on arrive à du "Rien en quelque chose", et si on pousse, on retourne à Rien.
Rien de plus à ajouter.
Maintenant il ne vous reste plus qu'à comprendre comment. Et une fois fait, de mettre en oeuvre. Puis, de frémir dans l'idée que ça marcherait...
Ca s'arrête là.
J'ai écris précédement des articles sur ce blog en ce qui concerne la Genèse. Ce n'est pas pour "rien".
Certain ne croiront pas que la Pierre se crée toute seule, qu'il n'y a rien à faire lors de sa "fabrication", que la Nature est "Naturante", et qu'elle prend soin d'elle même. Si vous leur rétorquez que tout ce qu'ils sont, tout ce qu'ils voient autour d'eux vient du Néant primordial, ils se demanderont bien pourquoi et comment le Grand Oeuvre peut imiter cela.
Si on dit d'imiter la Nature, c'est bien de l'imiter depuis le début. Le tout début. Et c'est là où entrent en jeu les connaissances sur "Dieu"/Nature et les Lois Hermétiques de la Création. Rien àvoir avec un hypothétique Big Bang ...
Paracelse dans son Aurore des Philosophes, en parle très clairement, très charitablement, très simplement.
Let the fire and Azoth therefore suffice for you. From the fact that the philosophers make mention of certain preparations, such as putrefaction, distillation, sublimation, calcination, coagulation, dealbation, rubification, ceration, fixation, and the like, you should understand that in their universal substance, Nature herself fulfils all the operations in the matter spoken of, and not the operator, only in a philosophical vessel, and with a similar fire, but not common fire. The white and the red spring from one root without any intermediary. It is dissolved by itself, it copulates by itself, grows white, grows red, is made crocuscoloured and black by itself, marries itself and conceives in itself. It is therefore to be decocted, to be baked, to be fused; it ascends, and it descends. All these operations are a single operation and produced by the fire alone. (chap.17)
J'ai écris précédement des articles sur ce blog en ce qui concerne la Genèse. Ce n'est pas pour "rien".
Certain ne croiront pas que la Pierre se crée toute seule, qu'il n'y a rien à faire lors de sa "fabrication", que la Nature est "Naturante", et qu'elle prend soin d'elle même. Si vous leur rétorquez que tout ce qu'ils sont, tout ce qu'ils voient autour d'eux vient du Néant primordial, ils se demanderont bien pourquoi et comment le Grand Oeuvre peut imiter cela.
Si on dit d'imiter la Nature, c'est bien de l'imiter depuis le début. Le tout début. Et c'est là où entrent en jeu les connaissances sur "Dieu"/Nature et les Lois Hermétiques de la Création. Rien àvoir avec un hypothétique Big Bang ...
Paracelse dans son Aurore des Philosophes, en parle très clairement, très charitablement, très simplement.
Let the fire and Azoth therefore suffice for you. From the fact that the philosophers make mention of certain preparations, such as putrefaction, distillation, sublimation, calcination, coagulation, dealbation, rubification, ceration, fixation, and the like, you should understand that in their universal substance, Nature herself fulfils all the operations in the matter spoken of, and not the operator, only in a philosophical vessel, and with a similar fire, but not common fire. The white and the red spring from one root without any intermediary. It is dissolved by itself, it copulates by itself, grows white, grows red, is made crocuscoloured and black by itself, marries itself and conceives in itself. It is therefore to be decocted, to be baked, to be fused; it ascends, and it descends. All these operations are a single operation and produced by the fire alone. (chap.17)
Rien de plus à ajouter.
Maintenant il ne vous reste plus qu'à comprendre comment. Et une fois fait, de mettre en oeuvre. Puis, de frémir dans l'idée que ça marcherait...
August 28, 2011
De retour de vacances.
En Alchimie l'errance ("est rance") est tout à fait *naturelle*, et normale. L'idée est qu'elle vous permet de trouver la vérité, le travers serait de ne jamais se poser de question, de ne jamais se remettre en question, de se complaire dans ce que l'on sait, dans ce que l'on croit que l'on sait, sans jamais se défaire de sa vision, indubitablement faussée et erronnée.
Il n'est pas facile d'imaginer ou d'appréhender quelque chose qui ne nous est pas connu. Cependant, le génie réside là. L'Alchimie ou la Spiritualité vous demande de vous décentrer de votre opinion pour permettre l'éventualité qu'il en existe une autre, différente et peut être complémentaire.
Le Grand Oeuvre demande cela. Très souvent. Alors il faut en prendre l'habitude.
Car vous pouvez voir le monde et l'Univers ainsi, et c'est ce qu'on vous demande d'ailleurs, car le Grand Oeuvre imite l'Univers, la Nature.
Combien de fois les Adeptes ont ils très charitablement divulgué ce secret, frolant parfois la rose du secret ! Lorsqu'on le voit on s'en rend bien compte. On leur doit beaucoup, car on voit bien qu'ils sont pour quelque chose dans notre avancées dans le Grand Oeuvre. Rien que cela nous fait sentir proche d'eux. De ces grands êtres, si humbles parfois qu'ils n'ont pas signé leurs ouvrages, leurs sculptures ... leurs vitraux. Laissant à la postérité, au temps, aux générations suivantes d'Alchimistes, le soin de découvrir leur travail, leur méthode, leur enseignement publique, publique et dans le monde. Sous couvert de "culturel", l'enseignement naturel est étalé là, sous nos yeux qui percent ainsi le temps, l'espace, les cultures et les époques, plongeant dans un monde étonnant et merveilleux, celui de la transmition d'Alchimistes à Alchimistes de ces secrets, et ce, depuis des siècles et des siècles.
Loin de toute chimie, de toute physique, nous avons la chance de percevoir avec un oeil romantique ce processus Alchimique. Comme le savoir tue tout le charme, autant ne rien savoir et apprécier la splendeur pour ce qu'elle est : un mouvement du vide dans le vide. Plus on est vide de savoir, plus on en apprécie la juste profondeur, le non sens et son absence réelle de valeur. Le Grand Oeuvre n'a la valeur qu'on lui porte après tout.
Je passe maintenant à une autre phase dans mon travail Alchimique : celui du touriste.
La monomanie nous gagne alors, tout devient Alchimie, tout se dévoile, tout est Nature ! l'Alchimie est l'imitation de la Nature et l'Art qui le véhicule dans le monde culturel des hommes. Nous pourrions dire que si la culture humaine était une plante, l'Art qui véhicule les vérités eternelles en sont les fruits les plus murs, les plus évolués. Comme n'importe quels fruits, ils tombent en désuétude et pourrissent dans l'esprit des hommes un jour ou l'autre. Pour mieux germer plus tard, lorsque le compost est favorable. Cette immuabilité peut être décevante, déconcertante parfois, elle est ainsi. Une nécessaire nécessité !
Bien que l'Alchimie puisse mener le pratiquant à une métachimie (et ne pas dire méta-physique), cela n'est pas le but. Découvrir que certains produits font putréfier l'or ou le décomposent en ses principes ou que la fusion nucléaire à froid se fait d'une déconcertante manière "en deux trois mouvements", ne sont que des curiosités. Ce n'est pas ce que nous cherchons. Qui sait ce que ces applications pourraient provoquer au niveau mondial ? Une humanité avide de pouvoir, d'argent, de suprématie militaire et économique n'en tirerait rien de bon de toute manière, alors autant dire que cela n'a aucun intérêt, si ce n'est d'ouvrir les yeux de l'Alchimiste sur la maléabilité, la plasticité du monde qui l'entoure et qui le compose aussi.
Si les anciens ne traitaient pas de cela dans leurs ouvrages Hermétiques, ou vian'importe quel autre support de connaissance, c'est que l'essentiel ne se trouve pas là. Il ne s'y trouvera d'ailleurs jamais.
Il faut abandonner les fantaisies pour le "real deal", avec une approche Wise Wild et Wide (sage, sauvage et vaste/ouverte).
Toute la "spiritualité" (concept qui n'existe plus pour moi - tout simplement parce que la Nature est la spiritualité ne sont qu'une seule et unique chose, "si tu veux l'eveil, fait la vaisselle" dit le proverbe Zen) peut être approchée de cette manière, avec le "philosophical WWW".
August 10, 2011
ELIXIR DE VIE : L’élixir de vie n’est autre chose, selon le Trévisan, que la réduction de la pierre philosophale en eau mercurielle ; on l’appelle aussi or potable. Il guérit toutes sortes de maladies et prolonge la vie bien au-delà des bornes ordinaires. L’élixir parfait au rouge change le cuivre, le plomb, le fer et tous les métaux en or plus pur que celui des mines. L’élixir parfait au blanc, qu’on appelle encore huile de talc, change tous les métaux en argent très fin.
Voici la recette d’un autre élixir de vie. Pour faire cet élixir, prenez huit livres de suc mercuriel ; deux livres de suc de bourrache, tiges et feuilles ; douze livres de miel de Narbonne ou autre, le meilleur du pays ; mettez le tout à bouillir ensemble un bouillon pour l’écumer ; passez-le par la chausse à hypocras et clarifiez-le. Mettez à part infuser, pendant vingt-quatre heures, quatre onces de racine de gentiane coupée par tranche dans trois chopines de vin blanc, sur des cendres chaudes, agitant de temps en temps ; vous passerez ce vin dans un linge sans l’exprimer ; mettez cette colature dans lesdits sucs avec le miel, faisant bouillir doucement le tout et cuire en consistance de sirop ; vous le ferez rafraîchir dans une terrine vernissée, ensuite le déposerez dans des bouteilles que vous conserverez en un lieu tempéré, pour vous en servir, en en prenant tous les matins une cuillerée.
Ce sirop prolonge la vie, rétablit la santé contre toutes sortes de maladies, même la goutte, dissipe la chaleur des entrailles ; et quand il ne resterait dans le corps qu’un petit morceau de poumon et que le reste serait gâté, il maintiendrait le bon et rétablirait le mauvais ; il guérit les douleurs d’estomac, la sciatique, les vertiges, la migraine et généralement les douleurs internes.
Ce secret a été donné par un pauvre paysan de Calabre à celui qui fut nommé par Charles-Quint pour général de cette armée navale qu’il envoya en Barbarie. Le bonhomme était âgé de cent trente-deux ans, à ce qu’il assura à ce général, lequel était allé loger chez lui, et, le voyant d’un si grand âge, s’était informé de sa manière de vivre et de celle de plusieurs de ses voisins, qui étaient presque tous âgés comme lui.
On conte qu’un médecin charlatan apporta un jour à l’empereur de la Chine Li-kon-pan un élixir merveilleux et l’exhorta à le boire, en lui promettant que ce breuvage le rendrait immortel. Un ministre qui était présent, ayant tenté inutilement de désabuser le souverain, prit la coupe et but la liqueur. Li-kon-pan, irrité de cette hardiesse, condamna à mort le mandarin, qui lui dit d’un air tranquille : « Si ce breuvage donne l’immortalité, vous ferez de vains efforts pour me faire mourir ; et s’il ne la donne pas, auriez-vous l’injustice de me faire mourir pour un si frivole larcin ? » Ce discours calma l’empereur, qui loua la sagesse et la prudence de son ministre.
Dictionnaire infernal Par Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy
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