October 24, 2020

LA METAMORPHOSE DES METAUX

PHILALETHES



Image sans rapport avec le texte original.



Chapitre I.

De la revendication de notre Art, ses Etudiants et ses Méthodes.
T

out hommes qui dévouent leurs existences à l’étude de n’importe quel art, ou toute sorte d’occupation ont devant leurs yeux le but de leurs efforts, la perfection de la chose qu’ils poursuivent. Mais bien peu atteignent le but de leurs espoirs : il y a beaucoup d’architectes, mais peu de maître d’œuvre en cet art ; beaucoup d’étudiants en médecine, mais peu comme Hippocrate ou Galien ; beaucoup de mathématiciens, mais peu tel le prolifique Archimède ; beaucoup de poètes, mais peu capable de se ranger au même rang qu’Homère. Cependant même les hommes qui n’ont rien de plus qu’un savoir respectable propre, sont capable d’être utile à la société.

Parmi ceux qui s’adonnent à la transmutation des métaux, il ne peut y avoir rien de pire que la médiocrité des réalisations. Un homme qui étudie cet Art, doit ou avoir tout, sinon rien. Un Alchimiste qui connaît seulement la moitié de son art, ne récolte rien d’autre que le désappointement ainsi que la perte de temps et d’argent ; bien plus, il s’expose lui-même à la moquerie de ceux qui méprisent notre Art. En vérité, ceux qui atteignent avec succès le but du Magistère, non pas seulement des richesses infinies, mais aussi les moyens de poursuivre la vie et maintenir la santé. Voilà pourquoi c’est la quête la plus populaire de toute l’humanité. Tous ceux qui ont lu quelques « Recettes » s’arrogent le titre de Sage, et conçoivent les espoirs les plus extravagants, et pour se donner des apparences d’hommes sages se mettent à construire des fourneaux et à équiper leurs laboratoires, avec des Alambics et Distillatoires, et approchent l’œuvre avec la merveilleuse apparence d’érudits. Ils adoptent un jargon obscur, parlent de la première matière des métaux, et discutent avec un air entendu de la rotation des éléments, et du mariage de Gabritius avec Beya. Dans le même temps cependant ils ne succèdent jamais à provoquer aucune métamorphose des métaux, excepté celle de leur or et argent en cuivre et en bronze.

Lorsque les méticuleux critiques notre Art voient cela, ils tirent de ces constants insuccès, la conclusion que notre Art est un mélange de fiction et d’imposture ; tandis que ceux qui se sont ruinés par leur folie confirment cette suspicion en abusant de la crédulité des autres, prétendant qu’ils ont acquis quelque habilité par la perte de leur argent.

Dans cette voie le chemin pour le débutant est semé de difficultés et de pestilentes désillusions de toute sorte ; et par la faute de ces escrocs, qui se donnent eux-mêmes de si beaux airs d’érudition et de savoir, notre Art lui-même est tombé en complet discrédit, car ces personnes bien sûr n’en connaissent absolument rien. Le débutant trouve extrêmement difficile de distinguer entre le faux et le vrai en ce vaste Labyrinthe qu’est l’Alchimie. Bernard le Trévisan l’averti d’éviter ces personnes comme la peste qui font tant de vides et vaines promesses ; voilà pourquoi j’ai écrit ce Traité pour guider l’aveugle, et instruire l’égaré. Je désire tout d’abord, nettoyer notre Art des calomnies dont il a fait l’objet, puis décrire la qualification des ses étudiants et ses méthodes de procéder. Après ces explications préliminaires, je m’attacherai à la description de l’Art lui-même.

Avant de continuer, je voudrai élever mes plus sérieuses protestations contre cette méthode de raisonnement que certains sophistes déçus ont utilisé à la charge de cette science. La perversité de certains de ces professeurs menteurs ne peut rien prouver pour ou contre son authenticité. Une telle position ne peut seulement être bonne que si elle est fondée sur des arguments basés sur des relations naturelles ; mais il est impossible de trouver de tels arguments. La lumière de la Nature est trop éclatante pour être assombrie par ces obscurantistes. J’espère que mon livre montrera que la Transmutation des Métaux, à partir d’un état imparfait à un état parfait est une réalisation réelle et véritable, effectuée en coopération entre la Nature et l’Art. La seule chose qui distingue un métal d’un autre, est son degré de maturité, qui est bien entendu plus grand dans les métaux les plus précieux ; la différence entre l’or et le plomb n’est pas une question de substance, mais une question de digestion ; dans les métaux communs la coction n’a pas été suffisante pour purger les impuretés métalliques. Si par un moyen quelconque, ces superfluités de matière impure peuvent être organiquement enlevées des métaux communs, ils deviendront alors de l’or et de l’argent. Ainsi les mineurs nous disent que le plomb s’est en plusieurs cas transformé en argent dans les entrailles de la terre ; et nous prétendons que la même chose peut être produite en bien moins de temps par les moyens de notre Art. C’est un fait que le Mercure qui est généré dans les entrailles de la terre est la substance commune à tous les métaux — puisque ce Mercure entre en combinaison avec toute sorte de métal — ce qui ne serai pas le cas s’il n’était pas naturellement de leur espèce. Par l’Art et l’aide de la Nature, le Mercure peut être successivement conjoint à tous les métaux, afin que l’un ou l’autre avec la même couleur et fluxibilité, puisse par ensuite montrer et exprimer la vraie température et propriétés d’eux tous. Plus encore, tous les métaux peuvent être dissout par le vif-argent — et cela ne pourrait sûrement pas être s’il n’était de la même substance. Plus encore, le Mercure du plomb peut devenir celui du fer, et le Mercure du fer celui du cuivre ; tandis que le Mercure de l’étain peut même être transmuté en celui de l’argent ou de l’or — un fait qui démontre triomphalement la substantielle affinité de tous les métaux. De l’antimoine aussi, on peut obtenir un bon Mercure, que certains Artistes sont capables de changer en mercure métallique. C’est aussi un fait bien établi que le Mercure obtenu de tout corps métallique ou minéral possède les propriétés d’absorber le Mercure commun en sa propre nature ; de même le Mercure commun peut devenir à son tour celui de tous les métaux. Ces arguments, ne montrent-ils pas qu’il n’y a qu’un seul Mercure, et que dans les différents métaux il est seulement différencié par leur différent degré de digestion et de pureté ? Je ne vois pas comment on peut répondre à ces arguments. Il est possible en faite que quelque personnes stupides puissent alléger pour réfuter notre raisonnement qu’elles ne peuvent accomplir toutes ces transformations chimiques sur lesquels il est basé ; mais de tels opérateurs justifieraient grandement leur ignorance s’ils avançaient cela contre la réalité de notre Art. Ils ne doivent pas faire de leur peu d’entendement la mesure ou le standard des possibilités de la Nature. A tout point de vue, mes paroles ont autant de valeur que les leurs (et mieux encore, car ils ne peuvent jamais prouver le contraire), et j’affirme le plus positivement et le plus solennellement, que j’ai de mes propres mains effectué chacune des expériences que j’ai décrit ; et j’en connais beaucoup d’autres dont les expériences ont démontré que ces choses étaient vraies. Comment votre opposant peut-il se prévaloir contre des témoins oculaires par une simple négation ? Mon témoignage est justifié par des hommes tels que Albertus, Raymond, Riplée, Flamel, Morien et une multitude d’autres. Je confesse que les transformations dont j’ai parlé ne sont pas faciles à accomplir, mais quiconque a la Clef de notre Art peut ouvrir toutes les portes, et a pouvoir sur tous les secrets de la Nature. Mais cette Clef n’est possédée seulement que par ceux qui ont une connaissance pratique et théorique des procédés naturels. Je pourrais ici mentionner diverses mutations des métaux, comme par exemple celle de Mars en Vénus, par l’acide vert du vitriol, de Mercure en Saturne, de Saturne en Jupiter, de Jupiter en Lune, lesquelles opérations, en vérité, plusieurs vulgaires chimistes (bien éloigné des sommets de l’art) savent effectuer. Je pourrai aussi ajouter ce qui est seulement connu de quelques philosophes, qu’il y a une substance secrète intermédiaire entre les métaux et les minéraux, dont les vertus célestes mélangées produisent un certain métal sans nom, qui est, à proprement parlé, non point un métal, mais un Chaos, ou Esprit, car il est entièrement volatile : et par ce tous les métaux peuvent être évolué sans l’Elixir transmutatoire, même l’or, l’argent et le mercure. L’auteur de la « Nouvelle Lumière » l’appelle Chalybs, et c’est la véritable clef et premier principe de notre Art. Pourquoi alors les Sages ont-ils caché toutes ces choses, et les ont-il énoncée paraboliquement pour les vrais fils de science ? Il y a-t-il moins de vérité à cause de cette raison ? Tout ce qui est nécessaire pour perfectionner et développer une substance imparfaite, est la douce action digestive d’un agent homogène. Cet agent est l’or, aussi hautement mûr que la digestion naturelle et artificielle puisse le produire, et un millier de fois plus parfait que le métal commun du même nom. L’or, ainsi exalté, pénètre radicalement, teint et fixe les métaux. Nous pouvons illustrer ce fait scientifique de la manière suivante. Si vous prenez six livres d’argent, et le dorez avec une seule once d’or, vous pouvez après étirer votre argent en fils de la plus grande finesse, et toujours percevoir distinctement en chaque fils le brillant de l’or. Si alors ce métal, mort, corporel et terrestre (ce qui a un corps bien sûr, n’a pas le pouvoir d’entrer en un autre corps) peut produire un si merveilleux effet, semble-t-il incroyable que l’esprit de cet or qui peut pénétrer et animer le corps d’autres métaux, ne les transforme en sa propre nature ? Si nous avions cette teinture spirituelle, n’est-il pas clair qu’elle ferait intérieurement ce que l’on voit le corps de l’or faire extérieurement ? Souvenez-vous que notre Teinture est la Quintessence de l’or, et est infiniment plus parfaite que le simple corps de l’or ne puisse être jamais ; et qu’il a par conséquent un pouvoir infiniment plus grand de diffuser sa qualité essentielle. Si l’or donc entre spirituellement en un autre métal, il l’assimilera simplement à sa propre nature. Nous décrirons plus loin la méthode de cette ingestion spirituelle. Ajoutons seulement en cet endroit, où nous discourons du bien fondé de la transmutation métallique, que la semence est la perfection de toute substance qui possède de la semence ; que ce qui n’a point de semence est imparfait. C’est alors comme les poètes le chantent : « L’or contient les semences de l’or, bien quelles soient profondément cachées ». L’or n’est pas seulement parfait, mais est aussi la chose la plus parfaite de son espèce (à savoir les métaux). Si l’or a une semence, elle doit être contenue dans l’eau, qui est la demeure des esprits, la semence étant un certain moyen spirituel de conserver toutes espèces. Si l’or doit être dissout dans le but d’extraire sa semence, la dissolution devra s’effectuer par le moyen de cette même eau métallique. Lorsque cette dissolution est faite, l’or abandonne sa forme terrestre, et prend une forme liquide. Maintenant, l’or étant à la fois le point de départ et le but de tout ce processus de génération, il est clair que toutes les opérations intermédiaires doivent avoir un caractère homogène, à savoir, elles doivent consister en graduelles modifications de la semence de l’or. Les opérations de notre Art doivent commencer par la dissolution de l’or ; et doivent se terminer par la restauration de la qualité essentielle de l’or. Mais, comme le négatif ne peut jamais devenir positif, la forme finale de notre or doit être essentiellement différente de sa forme initiale. La forme finale est grandement plus noble que l’initiale comme le feu qui est plus subtil et spirituel que la terre. Ce que j’ai écrit est suffisant pour le sincère étudiant de notre Art ; et ce livre n’est pas destiné aux critiques hostiles et pointilleux. Par conséquent, je continuerai maintenant et ajouterai un mot ou deux sur les aptitudes de ceux qui veulent étudier cette noble science. Comme je l’ai mentionné, notre Art est tombé en disgrâce, à cause de la stupidité et malhonnêteté de beaucoup de ses professeurs. Il y a d’ignorants artisans, qui n’ayant pas d’habilité, ni suffisamment de cervelle pour un commerce honnête, s’immiscent en notre Art, et bien sûr, perdent bientôt tout ce qu’ils possèdent. D’autres, sont seulement encore plus ignorants que ceux-là ; et ont trop hâte de faire de l’or avant d’avoir seulement maîtrisé les rudiments de science naturelle ; et bien sûr ils échouent, et dépensent tous leurs biens, empruntent à leurs amis, s’abusent eux-mêmes et les autres avec l’espoir d’infinies richesses, apprennent à parler dans un jargon semi-philosophique, et offre un prétexte aux détracteurs de notre Art. Et d’autres encore qui ont véritablement un savoir véritable du secret, mais qui donnent à contrecœur aux autres la lumière qui a éclairé leur propre sentier, et qui par conséquent écrivent à son sujet dans un langage désespérément embrouillé, que le débutant perplexe est incapable de comprendre. A ce groupe appartiennent Geber, et Lulle qui auraient rendu un bien plus grand service à l’étudiant, s’ils n’avaient pas trempé leur plume dans l’encre. La conséquence de ceci est que celui qui entreprend cette étude se retrouve soudainement perdu dans le labyrinthe embrouillé de l’erreur et du doute, sans personne pour le guider. Je vais dons essayer de lui donner quelques conseils avisés sur le meilleur moyen d’arriver au but.

En premier lieu, il doit faire ses opérations en grand secret de façon à ce qu'aucune personne méprisante ou injurieuse en ait connaissance ; car rien ne peu plus décourager le débutant que la moquerie, les sarcasmes, et les bons conseils d’étrangers bien pensant. Plus encore, s’il ne réussi pas, le secret le protégera de la dérision et de la persécution des tyrans avides et cruels. En second lieu, celui qui veut réussir dans l’étude de cet Art, doit être persévérant, industrieux, studieux, doux, et d’un bon tempérament, étudiant attentif, n’étant pas facilement découragé ni paresseux ; il peut travailler en coopération avec un ami, mais pas plus, et doit être capable de garder ses propres avis, il est aussi nécessaire qu’il ait un petit capital pour se procurer l’équipement nécessaire ainsi que la nourriture et les vêtements pendant le temps qu’il poursuit cette étude, afin que son esprit ne soit pas distrait par le besoin et l’anxiété. Avant tout, il doit être honnête, ayant la crainte de Dieu, pieux et saint. Etant ainsi, il doit étudier la Nature, lire les livres des meilleurs Sages, qui ne sont ni imposteurs ni envieux, et les étudier nuit et jour ; qu’il ne soit pas trop passionné pour toute idée pratique avant qu’il ne l’ait consciencieusement testée, et trouvée en harmonie non seulement avec l’enseignement des Sages, mais aussi avec celui de la Nature. Et après cela qu’il embrasse la partie pratique de l’ouvrage en modifiant sans cesse ces opérations jusqu’à ce qu’il aperçoive les signes qui sont décrits par les Sages. Et qu’il ne désespère pas des mauvais chemins qu’il emprunte, car les plus grands philosophes ont appris le plus par leurs erreurs. Comme guide en ses opérations il trouvera toute la lumière dont il a besoin dans le traité suivant.

Chapitre II.

De l’Origine de cet Art et de ses Ecrivains ; ses Principes Métalliques Fondamentaux, et la Production Graduelle des Métaux et Minéraux.

H
ermès, que l’on appelle Trimégiste, est généralement regardé comme le Père de cet Art ; mais il existe différentes opinions en ce qui concerne son identité. Certains disent qu’il fut Moïse ; mais tous s’accordent à dire qu’il fut un philosophe très clair voyant, le premier auteur sur le sujet, et était aussi d’origine Egyptienne. D’autres disent qu’Enoch inventa cet Art, et avant l’arrivée du Déluge l'écrivit dans ladite table d’émeraude, qui fut par la suite trouvée par Hermès dans la vallée d’Hébron. Beaucoup affirment qu’il était connu d’Adam, qui le révéla à Seth ; que Noé dans l’Arche posséda le secret, et que Dieu le révéla à Salomon. Mais je ne suis pas d’accord avec ceux qui affirment que notre Art a une origine mystique, et par conséquent le rende ridicule au yeux du monde méprisant. S'il est fondé sur la vérité éternelle de la Nature, pourquoi devrai-je me mettre martel en tête pour savoir si tel ou tel antédiluvien personnage eut ou n’eut pas le savoir ? Il est suffisant pour moi de savoir qu’il est maintenant certain et possible, que l’Art ait été pratiqué par des initiés durant plusieurs centaines d’années, et sous les latitudes les plus distantes ; on doit aussi noter que la plupart de ces écrits sont tous d’un style obscur, figuratif, allégorique et embrouillé, et que certains d’entre-eux ont actuellement mélangé le faut à la vérité dans le but de confondre les ignorants, et qu’ils ont existé à travers les âges, dans différentes nations et en différentes langues, et n’ont pas diversement traité d’une opération, mais montrent tous un merveilleux et frappant accord en regard des caractéristiques principales de leur enseignement — accord qui est absolument inexplicable, excepté si on suppose que notre Art est quelque chose de plus qu’un simple labyrinthe de mots confus. Notre Art est le plus clairement expliqué par Bernard le Trévisan, Riplée l’Anglais, Flamel le Français, Sendivogius l’auteur de la « Nouvelle Lumière », l’auteur anonyme de « l’Arcane d’Hermès », qui écrivit aussi Enchiridon Physicæ Restituaæ, et « L’Echelle des Philosophes », le grand « Rosaire », le Traité de Dionysius Zachaire, les travaux de Morien, les travaux de Egidus de Vadis, le poème d’Augurellus intitulé « Faire de l’Or », les travaux de Pierre Bonus de Ferrara, et « l’Abrégé du Rosaire ». Que l’étudiant se procure un ou plus de ces précieux ouvrages sur Alchimie ou d’autres similaires, et qu’il étudie les secrets de la Nature avec la lumière par laquelle ces ouvrages les éclairent. Il trouvera un savoir de science naturel, et plus particulièrement de minéralogie, indispensable à ses desseins.

Tous les philosophes nous disent qu’il y a quatre éléments, lesquels composent toutes choses, et dont par le moyen de leurs diverses combinaisons, toutes choses sont produites. Mais la vérité est qu’il n’y a seulement trois éléments, à savoir, ceux qui de leur propre nature sont froid — l’air, l’eau, et la terre. Le manque de chaleur que nous voyons en eux est proportionnel à leur distance au soleil. Je ne considère pas le Feu comme un élément. Il n’y a point de feu, excepté le feu commun qui brûle dans l’âtre ; et sa chaleur est essentiellement destructive. La chaleur qu’il y a dans les choses est soit le produit de la lumière, ou du mouvement, ou de la vie, ou de processus d’altération. Le Feu n’est pas un élément, mais un voleur qui larcine sur les produits des quatre éléments ; c’est un violent mouvement corruptif causé par le choc de deux principes actifs. Nous voyons alors qu’il provient de deux autres substances, n’étant pas lui-même une substance — le résultat de l’active coopération d’un combustible et d’un comburant. Le froid est la nature et la caractéristique des trois éléments, et ils possèdent la chaleur seulement comme un accident. D’ailleurs il est vrai que les objets sont formés par un mélange de ces trois éléments, car des choses dissemblables ne peuvent jamais réellement s’unir, vu que l’union est un mélange complet et concrétion des plus petits atomes ou molécules de deux substances. Mais un tel mélange est possible dans le cas de deux matières dissemblables, comme par exemple, entre l’eau et la terre (ou l’eau et le vin) ; ils acceptent d’être séparé à n’importe quel moment par le fait de la disproportion de leurs particules les plus petites. Il peut être dit que pour l’intérêt de l’union, les éléments grossiers deviennent aussi subtils que les autres ; mais si cela était le cas, si pour effectuer l’union l’eau devenait aussi subtile que l’air, cela signifierai simplement que l’eau est devenue air, une assomption qui par conséquent échouerai pour prouver la possibilité d’une amalgamation de l’eau et de l’air. N’est-ce pas une supposition plus simple et plus crédible que seulement l’eau ou l’air, quoiqu’il en soit, entre dans la composition de n’importe quel objet donné ? Mais si certains persistent toujours d’affirmer cette permutation des éléments (qui après tout, ne voudrait seulement dire que toutes choses sont faites d’air), laissez-moi demander une humble question, part l’activité de quel agent sont-il ainsi transmutés ? De plus on serai aussi en droit de demander qu’elle est l’utilité de cette permutation de l’air en eau, et de l’eau en air ? Que peut effectuer la terre convertie en eau, ou l’eau convertie en air, qui ne puisse être aussi bien accompli par l’eau et l’air d’origine ? Ce serai un processus difficile et inutile de permanente transmutation qui n’aurait pour but aucune raison utile, et il est évident que la Nature ne fait rien en vain. Si l’on devait dire que la terre raréfiée en eau est comme l’eau, bien que pas exactement de l’eau, ma réponse serai que c’est un simple jeu de mots, et si la terre raréfiée est seulement comme l’eau, mais pas réellement eau, il n’est pas possible qu’elle se combine avec elle dans ses particules les plus infimes ; donc cette hypothèse ne fait rien gagner. Nous pouvons alors conclure que toutes choses tirent leur origine d’un élément, qui ne peut être la terre ou l’air. Je pourrais prouver cela longuement si l’espace n’était limité. Il s’ensuit donc que l’eau doit être le premier principe de toutes choses, à savoir, de tous les corps concrets en ce monde ; la terre est l’élément fondamental en lequel tous les corps croissent et sont préservés ; l’air est le véhicule en lequel ils croissent et par le moyen duquel les vertus célestes leur sont communiquées. La semence de toutes choses a été mise par Dieu dans l’eau. Cette semence se montre ouvertement parfois, comme dans les végétaux, et est parfois gardée dans les bourses comme les animaux ; et est cachée dans les profondeurs de l’être essentiel comme dans les métaux. La semence est mise en action par sa forme (à savoir, une certaine influence céleste appropriée) coagule l’eau matérielle, et passe par une série de processus de fermentation (la fermentation étant le principe de toute transmutation) jusqu’à ce qu’elle est produit ce pourquoi elle est destinée. Si la semence est métallique, alors, elle génère en premier un liquide sec, qui ne mouille pas les mains, à savoir le Mercure, la mère de tous les métaux. Le Mercure peut-être décrit comme étant la véritable première matière des métaux ; car tant que l’eau élémentaire n’est pas devenue Mercure il ne peut être affirmé avec aucun degré de certitude qu’un métal ou minéral doit en provenir. L’eau est en elle-même potentiellement la semence soit d’un animal, d’un végétal ou d’un minéral ; mais le Mercure est de l’eau différenciée métalliquement, à savoir, c’est de l’eau passée à ce stade de développement, en lequel elle ne peut plus longtemps produire rien d’autre que des substances minérales. Le Mercure est donc la semence commune de l’or, l’argent, le cuivre, l’étain, le fer, le plomb, etc. ; leur différence ne peut seulement être vue que dans leur degré de digestion. Le digestif n’est pas n’importe quel soufre gras qui est mis en action du dehors ; car le Mercure contient en lui le principe actif de son développement, à savoir, la chaleur interne due aux influences célestes, provoquant sa vitalité, et dépendant de la disposition de la matrice. Ces influences célestes agissent de part le monde ; mais leur exact mode d’action est déterminé par la nature potentielle des semences ; si la vie interne est métallique, le cours de son développement par l’action des agents extérieurs sera aussi métallique. De plus le Mercure se développe seulement où les influence externes (céleste et terrestre) peuvent le mettre en action. En toute autre endroit il apparaîtra une substance froide, morte, et sans vie. Mais au centre de son origine il est vivifié par l’action des influences célestes, transporté par l’intermédiaire de l’air, d’où résulte de la chaleur, à laquelle la vie est nécessairement associée. Alors la matrice dans laquelle le Mercure est placé, lui est alors plus ou moins adaptée, voire pas du tout ; et en raison de ces différents degrés d’adaptation, la substance demeure soit inerte, soit plus ou moins parfaitement développée ; l’imperfection du développement donne les métaux imparfaits, tandis que le développement parfait donne de l’or ou de l’argent ; mais tous les métaux différenciés par le degré de leur digestion ou maturité, ont la même première matière, à savoir le Mercure. Les sédiments et impuretés que l’on trouve en abondance dans les métaux communs, ne font pas parti du Mercure originel mais sont ajoutés par la suite par quelques souillures durant le processus de la coagulation, ou à cause d’impuretés contenues dans la matrice où s’effectue la génération (fermentation) métallique. Mais je vais maintenant poursuivre du sujet spécial de ce Traité, à savoir, la restauration ou la multiplication de l’or et de l’argent.

Chapitre III.

De la génération de l’Or et de l’Argent à partir de la Substance Mercurielle, et de la Possibilité d’amener les Métaux Imparfaits à la Perfection.

D
e la source ci-dessus décrite (le Mercure) nous suivons la naissance de l’or, et de sa sœur l’argent ; il représente cette substance amenée à la perfection par le moyen de la digestion. La perfection est de deux sortes, rudimentaire ou complète, partielle ou entière. La complète perfection (la digestion complète de tout ce qui est crud et l’élimination de toutes les impuretés) est le but ultime de la Nature ; et elle l’a atteint en notre or, qui par sont éclat éclaire toute la terre. Elle peut être appelée perfection rudimentaire, pas dans l’absolu mais relativement, lorsqu’elle est comparée avec les principaux corps imparfaits. Ces corps sont formellement ou essentiellement imparfaits dans la composition et l’impur prédomine sur le pur, de sorte qu’ils ne pourraient jamais d’eux-mêmes ( par développement naturel) atteindre la perfection ; c’est le cas de tous les métaux excepté l’or et l’argent. Mais lorsque le pur est libéré de la tyrannie corruptive de l’impur, et prend le dessus, nous avons une perfection rudimentaire, bien que le développement du corps puisse toujours être incomplet. Ces parties cruds et impuretés originellement n’appartiennent pas à la substance métallique, et on est capable de les en séparer; si elles sont parfaitement purgées avant la coagulation, on obtient un métal parfait. Mais même si elles sont coagulées ensembles avec le Mercure, il est toujours possible de les séparer de lui, et donc de parfaire le Mercure. C’est sur cette possibilité que notre Art est fondé ; et le travail consiste à effectuer cette séparation. Les métaux communs contiennent le même mercure que l’or ; si nous pouvons libérer ce Mercure de ses impuretés qui empêchent son développement, il doit devenir parfait, à savoir, devenir de l’or. Si nous pouvions trouver quelque agent de séparation qui pourrait effectuer cette tâche pour les métaux impurs, il serait aussi un agent de digestion, à savoir il vivifierai la digestion intérieure du Mercure qui est depuis longtemps au tombeau. Un tel agent de séparation est notre divin Arcane, qui est l’esprit céleste de l’eau possédant un ardent pouvoir de pénétration. Comparé avec l’or commun, c’est ce qu’est l’âme en comparaison avec le corps ; et ayant atteint le plus haut degré de fixité corporelle, il absorbe le Mercure des métaux communs en sa propre nature, et les protège du feu tandis que les impuretés sont brûlées. Le Mercure des métaux communs (sauf le Mercure de l’or), si ils sont exposés au feu sans une telle protection, ne seraient pas capable d’en affronter l’épreuve, mais (n’ayant pas de cohésion avec son corps impur et ne possédant aucune fixité en lui-même) s’évaporerait simplement, et laisserait les impuretés devant être brûlées. Mais notre Arcane, étant une substance à la fois spirituelle et homogène, est capable d’entrer en une parfaite union atomique avec les métaux imparfaits, de les absorber en sa propre nature les faisant comme lui, et communique à ce Mercure sa propre fixité, et le protège du feu, alors quand le feu à brûlé toutes les impuretés, ce qui reste est bien sûr l’or ou l’argent pur, en fonction de la qualité de la Médecine — qui à partir de là (comme tout autre or ou argent) est capable de résister à l’épreuve. Donc vous voyez que, comme il est souvent dit, nous ne professons pas de créer de l’or et de l’argent, mais seulement de trouver un agent qui — en accord avec son homogénéité et spiritualité — est capable d’entrer en union intime (atomique) et maturante avec le Mercure des métaux communs. Et nous prétendons que notre Elixir est capable, par l’intense degré de sa fixité et de sa couleur, de communiquer ces qualités à n’importe quelle substance homogène qui ne les possèdent pas.

Chapitre IV.

De la Semence de l’Or ; et si les autres Métaux ont une semence.

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a semence est le moyen générique de propagation donné à toutes les choses imparfaites ci-après ; c’est la perfection de chaque corps ; et quiconque n’a pas de semence doit être considéré comme imparfait. Si les métaux ont une semence, ils ne la perdent pas dans la coagulation, qui est l’effet de la perfection (ou plutôt des conditions parfaites). Maintenant dans toute chose contenant une semence la maturité signifie le parfait développement des semences, et c’est la raison pour laquelle cette semence métallique n’est par conséquent certainement pas détruite par la coagulation (le processus de maturation). Si l’on demande si tous les métaux ont une semence, ma réponse est, que la semence de tous les métaux est la même ; mais en certains elle est trouvée près de la surface et en d’autres éloignée. Toute semence métallique est la semence de l’or ; car en regard des autres métaux, l’or est le but de la Nature. Si les métaux communs ne sont pas or, c’est seulement à cause d’empêchements accidentels ; potentiellement ils sont tous or. Mais bien sûr, cette semence de l’or peut être plus aisément obtenue de l’or mûr lui-même. Donc, ce serai un travail inutile que d’essayer de l’obtenir de l’étain ou du plomb par quelques procédés laborieux, alors qu’on peut facilement l’obtenir de l’or même. Souvenez-vous que je parle maintenant de la semence métallique, et non point du mercure. Le plomb doit être multiplier, non point dans le plomb, mais seulement dans l’or ; car sa semence ne peu devenir fertile que lorsqu’elle atteint la maturité de l’or. On peut admettre que l’argent à sa propre semence, puisqu’il y a une Teinture multiplicative blanche (et aussi une rouge). Mais la Teinture Blanche est réellement contenue dans la Rouge ; et la semence de l’argent n’est rien d’autre qu’une modification de celle de l’or. La blancheur de l’argent est le premier degré de perfection, le jaune de l’or en est le second est le degré et le plus élevé. Car la mère de notre Pierre (l’argent des Sages) est blanche, et communique sa blancheur à notre or, d’où la source jaillissante des deux parents est premièrement blanche, comme sa mère, puis rouge grâce au sang royal de son père.

Chapitre V.

De la vertu de la semence de l’or, et où on peut le plus facilement la trouver.

D
ans le but d’obtenir ce moyen pour la perfection des métaux imparfaits, nous devons nous souvenir que notre Arcane est l’or exalté à son plus haut degré de perfection qui puisse être obtenu par l’action de la Nature et de l’Art. Dans l’or, la Nature a atteint le terme de ses efforts ; mais la semence de l’or est toujours quelque chose de plus que parfait, et pour la cultiver nous devons par conséquence demander l’aide de l’Art. La semence des métaux est encore plus complètement cachée à la vue que celle des animaux ; néanmoins son extraction est du domaine de notre Art. La semence des animaux et des végétaux est une chose différente, et peut être coupée et être séparément montrée ; mais la semence des métaux qui est diffuse dans tout le métal, et est contenue dans ses parties les plus infimes, ne peut être discernée de son corps : son extraction est par conséquent une tâche qui peut être un fardeau pour le plus expérimenté des philosophes ; les vertus de tout le métal doivent être renforcées, pour les convertir en sperme ou semence, qui par circulation, reçoit la vertu des supérieurs et des inférieurs, puis devient ensuite une forme sainte ou vertu céleste, qui peut la communiquer à ceux qui sont en rapport avec elle par homogénéité de matière. En ce qui concerne la Pierre, tout l’or est sa substance. L’endroit où la semence réside est — approximativement parlant — l’eau ; et pour parler proprement et exactement, la semence est la plus petite partie du métal, et est invisible ; mais cette présence invisible est diffusée dans toute l’eau de son espèce, et y déploie sa vertu, rien d’autre que l’eau n’étant visible, nous devons donc conclure d’un point de vue rationnel que cet agent intérieur (qui est à proprement parlé la semence) est réellement là. D’où nous appelons toute l’eau semence, de la même manière que nous appelons le grain semence, bien que le germe de vie soit seulement une infime particule du grain. Mais la vie séminale n’est pas distincte de la substance restante des métaux ; au contraire, elle est inséparablement mêlée aux parties les plus infimes du corps. En règle générale cependant, nous décrivons la totalité de notre eau dorée comme étant la semence de l’or, car cette vertu séminale y prévaux de la plus subtile manière. Les Sages ont appelé cette vertu séminale le ferment caché, le poison, ou le feu invisible ; de plus ils ont dit que c’était un feu, ou que ce feu résidait dans l’eau ; ils différenciaient l’âme et l’esprit, le premier étant le véhicule et le second la vertu active. Si l'on se demande pourquoi nous décrivons l’eau comme le siège de la semence, ou esprit séminal, qu’on se rappelle qu’au commencement l’Esprit de Dieu planait sur la surface des eaux, à savoir, les pénétrait avec Son pouvoir céleste vivifiant. Ainsi depuis le premier jour de la Création, l’eau a été la source et l’élément de toutes choses. Car l’eau seule contient les semences de toutes choses ; chez les végétaux elles sont portées par l’air crud ; chez les animaux préservées dans les bourses ; tandis que chez les minéraux elles sont diffusées dans toute la substance ; néanmoins, la semence ne peu jamais quitter sa demeure originelle (à savoir l’eau). Les choses sont préservées par la provenance de leur origine ; car la cause de leur origine étant enlevée, les choses qui en sont l’effet cessent d’exister ; d’où la multiplication et nutrition de toutes choses est dans l’eau et par l’eau. Les végétaux sont générés et nourris par le Teffas aqueux de la terre ; les animaux par le chyle liquide ; les métaux par le liquide mercuriel. Les animaux préservent leur semence dans leurs bourses, et au moment voulu la projettent dans la matrice appropriée, où elle se moule premièrement en un fœtus tendre et compact, et ce fœtus étant nourri par le liquide femelle menstruel, croît ainsi jusqu’à sa naissance. Puis il est nourri de lait jusqu’à ce qu’il puisse supporter des nourritures plus consistantes ; mais cette nourriture solide ne devient pas un réel nutriment avant que l’estomac ne l’ait converti en un chyle liquide (comme par exemple les os dans l’estomac d’un chien). De la même manière les métaux gardent leur parfaite semence où elle ne peut être vue ; mais même là elle est préservée en l’eau. Alors l’Artiste l’extrait, et la met dans sa propre matrice appropriée, où elle est entretenue et où elle grandit, jusqu’à (par le moyen de la corruption) quelle atteigne sa glorification. C’est l’opération la plus difficile, parce que les Métaux, en qui la semence est cachée, sont si fermement et étroitement compactes, qu’ils ne céderont pas à la violence, mais seulement à un doux et délicat processus chimique. Alors je vous dis, qu’il y a une matrice en laquelle l’or (s'il y est introduit) émettra, de lui-même sa semence, jusqu’à ce qu’il en soit affaibli et meure, et par sa mort soit régénéré en le plus glorieux Roi, qui recevra alors le pourvoir de délivrer tous ses frères de la crainte de la mort.

Chapitre VI.

De la Manière et des Moyens d’extraire cette Semence.

Q
ue les choses les plus belles soient les choses les plus difficile à produire est expérimenté par tous les hommes, et on ne doit pas s’étonner, par conséquent, que les plus glorieuses des opérations sublunaires ne sont atteintes que par une grande quantité de difficultés. Si un étudiant de cet Art est effrayé par un dur labeur, qu’il s’arrête au seuil. Quand en vérité, le Père des Lumières a confié la Clef de l’Art à un homme, ce qui reste à faire est simplement un jeu d’enfant ; ses yeux sont ravis à la vue des signes les plus glorieux, jusqu’à ce que le temps de la moisson arrive. Sans cela erreur et vexation en seront le résultat. Par conséquent l’homme sage, avant que de commencer l’ouvrage, sera bien avisé d’en connaître les signes. Que les fils du savoir apprennent que l’objectif principal de notre Art est la manifestation de la semence cachée de l’or, qui ne peut être effectuée que par une complète et parfaite volatilisation de ce qui est fixe, et la subséquente corruption de sa forme particulière. Car ouvrir l’or de cette manière est le plus grand secret du monde. Ce n’est pas fait par une dépravation corrosive du métal, ni par l’usuelle méthode de dissolution, mais pas notre solution philosophique du métal dans l’eau mercurielle, par le moyen d’une calcination préalable du mercure (faite au moyen de l’agent), qui est produit par la subtile rotation et conversion des éléments ; cette calcination de plus est la mortification de notre liquide homogène avec l’élément sec lui appartenant ; après quoi le sec est tellement ressuscité par le moyen de ce même liquide, que la parfaite vertu mûre, extraite de la substance par le solvant, est la cause de cette calcination et solution. Ici donc, il n’y point d’utilité pour l’action d’un corrosif. L’or, qui est la substance la plus résistante et la plus fixe au feu, est volatilisé et aucun simple corrosif ne pourra accomplir un tel parfait changement de sa nature. Le puissant agent requis pour cet usage doit être homogène, bien disposé, et spirituel, à savoir, il doit être de l’espèce du corps (de l’or), et aussi suffisamment fort pour le dominer ; et pénètre jusqu’au cœur, en laissant chaque particule d’or véritablement or. L’or n’abandonne pas aisément sa nature, et se battra pour sa vie, mais notre agent est suffisamment fort pour le soumettre et le tuer, et ensuite, il a aussi le pouvoir de le ressusciter à la vie, et de changer ses restes inertes en un corps pur.

Chapitre VII.

Du Premier Agent ou Matrice, en laquelle notre Semence doit être émise et où elle doit être mûrie.

I
l reste à trouver un Agent, au moyen duquel l’opération susdite puisse être effectuée. Pour cela il nous faut une eau homogène. Car nous avons vu que la semence de l’or est scellée, et ne peut demeurer effective qu’en l’eau, et cette eau doit être homogène avec le corps, ou autrement elle ne pourrait pas pénétrer toutes les épaisses enveloppes qui protègent la semence. D’une manière générale, c’est-à-dire, chaque agent qui exerce une action générative sur quelque chose, la transmue (autant que possible) en sa propre nature. L’agent donc, doit être de la même espèce que le corps qui doit être dissout, et plus encore, pur de tous sédiments ou mélange. De même, alors que l’or est fixe et corporel, l’agent doit être hautement volatil et spirituel ; l’or est épais et grossier, notre Agent est subtil, l’or est mort, notre Agent est vivant : en sorte que notre Agent doit avoir toutes les qualités que l’or n’a pas, et qu’il doit partager avec l’or. Donc nous concluons que seul le Mercure est la véritable Clef de notre Art ; car en vérité c’est l’eau sèche décrite par les Sages, qui bien qu'elle soit liquide ne mouille pas les mains, ni rien qui n’appartienne pas à l’unité de la substance. Le Mercure est le gardien, notre baume, notre miel, huile urine, rosée de mai, mère, œuf, fourneau secret, four, vrai feu, venin de Dragon, Thériac, vin ardent, Lion Vert, Oiseau d’Hermès, Poulet d’Hermogènes, épée à deux tranchants dans la main du (Chérubin qui garde l’Arbre de Vie), etc. etc. c’est notre véritable vaisseau secret, et le Jardin des Sages, dans lequel notre Soleil se lève et se couche. C’est notre Minéral Royal, notre triomphante Saturnie végétale, et la baguette magique d’Hermès, au moyen de laquelle il façonne les formes selon son désir. C’est en parlant de cette eau que les Sages disent : « Que les Alchimistes se vantent autant qu’ils veulent, mais sans cette eau la transmutation des métaux est impossible. Dans la Nature, elle n’est pas comme celle que nous utilisons en notre Art ; c’est la chose la plus commune, et en même temps le trésor le plus précieux au monde… Par conséquent, Fils du Savoir, faites très attention à mes paroles : Prenez ce qui est en soi le plus impur, la femme prostituée, purgez-la radicalement de toutes ses souillures, et en extrayez ce qui est le plus pur, nommément notre menstrue (solvant), le Diadème Royal. » Notez que je vous ai dit en peu de mots tout ce qui ennoblie le Sage, le sauve de l’erreur, et le conduit vers les plus merveilleux champs de délices… L’arcane que nous recherchons n’est rien de plus que l’or exalté à son plus haut degré de perfection, par l’opération de la Nature assistée par notre Art. Lorsque le sperme caché dans le corps de l’or est révélé par le moyen de notre Art, il apparaît sous la forme du Mercure, puis est exalté en quintessence qui est premièrement blanche, et par le moyen d’une continuelle coction devient rouge. Tout ceci est l’œuvre de notre Agent Homogène, notre Mercure Pontique, qui est pur cristallin sans transparence, liquide sans humidité, et en sorte une véritable eau Divine, que l’on ne trouve pas sur la terre, mais qui est préparée par les mains du Sage avec la coopération de la Nature, que nous savons, avons vu, avons fait, et possédons encore, et que nous voulons aussi faire savoir au vrais étudiants de notre Art, tandis que nous souhaitons le cacher au indignes.

Chapitre VIII.

Concernant la Généalogie du Mercure des Sages, son Origine, Naissance, et des Signes qui le précèdent et l’accompagnent.

Q
uelques sophistes arrogants et vantards, qui ont lu dans les livres que notre Mercure n’est pas le Mercure commun, et qui savent que nous l’appelons par différent noms, ne rougissent pas d’aller plus avant comme prétendants à la connaissance de cet Art, et prennent sur eux-mêmes de décrire ce solvant comme diaphane et limpide, ou comme une gomme métallique qui est permiscible avec les métaux, bien qu’en réalité il ne connaissent rien à son sujet. On pourrait dire de même de ceux qui voudront extraire notre Mercure des herbes ou d’autres substances encore plus fantastiques. Cette gente ne sait pas pourquoi les Sages n’utilise pas le Mercure tel qu’il est vendu par les apothicaires comme substance. Ils sont au courant du fait, mais ne sont pas familier avec ses causes ; et la conséquence est l’idée qu’ils ont que tout ce qui change la nature du Mercure commun, le convertira en celui des Sages. Mais en regard de ces folles personnes, j’ai déjà donné notre opinion…Tous les métaux comme je l’ai démontré dans le deuxième chapitre, on le même principe substantiel, à savoir, le Mercure. De cette proposition, il s’ensuit que la substance du Mercure commun est homogène avec celle des autres métaux, et si le Mercure des sages est l’homogène eau métallique, elle ne peut différer du Mercure commun seulement en rapport de sa pureté et de sa chaleur. La première substance du Mercure commun est celle de tous les autres métaux, à savoir, notre Mercure. Aussi longtemps qu’il demeure dans les filons de la terre, en une place parfaitement adaptée à sa génération, et est à l’abris de l’air crud, il maintient son mouvement et sa chaleur intérieur, qui sont la cause de tout développement métallique. Mais s’il est gâté par un accident, ou si l’endroit n’est plus adapté à lui, le mouvement intérieur est arrêté, et la vie germinale gelée comme d’un œuf qu’une poule a délaissé après l’avoir couvé un certain temps. C’est la raison pour laquelle ceux qui ont essayé de digérer le Mercure commun par le moyen d’une chaleur artificielle ont échoué grotesquement tout comme ceux qui ont essayé d’incuber artificiellement un œuf pourri. Nous avons une masse métallique crud, non digérée, froide, et non mûre, qui désire la forme de notre Mercure, contre laquelle elle doit échanger la sienne, si elle doit devenir ce que nous cherchons. En gardant cette fin à l’esprit, ses déficiences sont doubles ; sa nature est empêchée par des superfluités de matières étrangères, et elle ne possède pas la vertu spirituelle requise. Ses superfluités consistent en une lèpre terrestre, et une hydropisie aqueuse. La vraie chaleur sulfureuse au moyen de laquelle elle pourrait purger ses superfluités, lui fait défaut. L’Eau en vérité est la matrice, mais aucune matrice ne peut recevoir un germe vital sans chaleur. Alimentez donc votre Mercure (commun) avec le feu intérieur dont il a besoin, et il se débarrassera bientôt de tous ses sédiments superflus. Si vous pouvez effectuer cela vous avez accompli le grand exploit des Sages. Jupiter recouvrira son empire ; les noirs nuages de Saturne sont dispersés, et la fontaine scintillante jaillit claire et pure. Cette substance dissoudra l’or au moyen de la véritable solution philosophique, qui est complètement différente de ce que le fou peut faire utilisant des eaux corrosives qui détruisent seulement la nature métallique. Ce Mercure (avec) l’or et l’argent produit naturellement l’Arcane, ou or potable, comme tous les adeptes savent et témoignent.

Je conclurai ici ce Traité, car tout ce qui reste à dire sera traité dans un Traité spécial.



FIN

October 23, 2020

Joyeux Anniversaire et Luniversaire - Bilan

10 ans, un mois, pile. On ne fête jamais le Luniversaire - une fois par mois c'est sympa non ? Je pense qu'on devrait être plus attentif aux retours lunaires. Quelle phase, etc. 

Ou encore fêter chaque retour planétaire avec un cadeau symbolique; Une nouvelle lampe pour le Soleil, un miroir ou un film qui fait rêver pour la Lune (ou un gâteau cheesecake coco vanille par exemple, croûte petit Lu), pour Mercure un Livre. Pour Vénus des cosmétiques ou un parfum, un oeuvre d'art sous toute ses formes, pour Mars un couteau, un stage de survie, ou faire aiguiser les lames émoussées de la cuisine, pour Jupiter de l'argent ou des choses sucrées. Pour Saturne faire un petit bilan de vie ou revoir son testament (Memento Mori mais pas trop vite quand même), pour les trans uraniennes on fait ça en passage solaire : Uranus, un voyage. Neptune un délire de fête foraine. Pluton une initiation spéléo-lance flamme. Y'a de l'idée non ?

Parlant de lune j'ai été surpris de constater qu'encore de nos jours il y a confusion dans les phases de cet astre. Rappel simple, la lune monte dans le ciel et descend, ça c'est par rapport à l'horizon, et la lune croit et décroit en lumière, c'est les phases. Ainsi vous pouvez très bien avoir une lune croissante et descendante et inversement. C'est quand même facile à se rappeler. Devons nous en conclure que même certains auteurs du monde de la sorcellerie, pseudo théurgique, ne connaissent pas cela ? Oui, car dans un ouvrage sur les forces des ennemis invisibles, il y a cette faute. Bizarre. Passons donc sur l'erreur, mais cela est-il la marque d'une décroissance et d'une descente "Mercurielle" justement, de l'intellect général ésotérique français ? 

Je pense qu'il manque de grosses bases, même dans "des Ordres magiques" (lisez désordres magiques). Il existe un phénomène dont je discutais avec Solnye, une amie (avec Nicolas et Patrick que je n'oublie pas) qui tient LA Librairie Eso-Bien-être, etc de ma ville. (Je t'embrasse au passage si tu me lis ainsi que vous les amis) et je disais dernièrement que je constatais un effet purement géologique de stratifications éditoriales et livresques, voire idéologiques dans le milieu ésotérique. Chose qui curieusement aux Etats Unis d’Amérique, pays Jupitérien, on aborde pas le savoir de la même manière qu'en France. Les "vioques" de l'éso survivent bien, et on aime le passé ésotérique même s'il est anglais Londonien pur souche et franchement à base mégalotyrannique comme Mathers (la "Golden Dawn" quoi). Mais je pense que le côté Bombastique du personnage doit plaire aux Ricains.

En France - pays Mercurien je l'ai dit dans l'article en dessous, il faut creuser quand même avec une ardeur opiniâtre pour aller excaver, dépoussiérer, désengluer, défossiliser (c'est pas un mot français) les ouvrages anciens et se constituer une base ferme, historique, culturelle. Sur l'occulte, l'alchimie (alors là vous devenez un vrai pro des mines de livres), le domaine magique, l'astrologie (en fait non, ils se pompent tellement tous les uns sur les autres qu'il n'y a rien de neuf depuis 2000 ans)... C'est parfois tellement vieux que cela pourrait nous faire de l'asthme vu la quantité de poussières qu'il faut retirer, la silicose n'est pas loin. Cependant, Google Livre a du bon. L'excavation se fait par mots clefs et facilite les recherches. Si on regarde les livres actuels de pharmacie, et ceux de 1850, c'est carrément un changement de dimension qui s'est passé.



On se rend compte que les temps ont changé, et que le pouvoir a passé de main. Dans les manuels de base de pharmacie d'il y a un siècle, on présentait en premier la façon de récolter les plantes, les sécher, les préparer et les administrer. Maintenant on parle de "surveillance contrôle qualité des chaînes de productions médicamenteuses" avec quelques passages sur les modes d'admissions - gouttes, snif, pommades, suppo...- et c'est en fait ce qu'est devenu le livre 'avancé" de pharmacie, un suppo. Ils n'apprennent plus rien si ce n'est à être les serviteurs des labo qui ne laisseront jamais un vendeur, pardon, un pharmacien, s'approcher de la molécule dûment labellisée, copyrightée. L’opprobre est tombée sur la "molécule naturelle", et les plantes "sont des molécules faibles". Bien bien, vient prendre une tisane de cytise ou de datura à la maison, on en reparle après tes vomissements convulsifs - si jamais tu peux reparler de ta vie ou même respirer encore. 57% des médicaments découlent de plantes. Ce qui veut dire que le reste découle des animaux ou des minéraux, métaux. Faute de trouver la molécule, alors on synthétise avec du résidu organique putride de millions d'années - pétrole, même si elle diffracte à droite et pas à gauche (ceux qui savent hochent la tête). Les chimios sont des molécules de plantes qui ne sont pas difficiles à extraire ou isoler et de métaux hyper coûteux. On déconseille même aux proches d'aller dans les mêmes toilettes que la personne sous chimio tellement les résidus pourraient être agressifs - pour une personne "saine" ! Le délire total !

Le savoir se stratifie et repose là, quelque part sur google, dans une archive en ligne de bibliothèque universitaire, perdu dans les mots clefs, non scanné, ou dans un vieux bouquin, dans une vielle bibliothèque, oublié, perdu... ça finira à Emmaüs, dans les paluches du tireur qui n'y comprend rien et de toute façon, ça ira à la benne car ça se vend pas comme le dernier MUSSO(LINI de la  lecture qui ne vous apprendra rien et qui jamais ne fera évoluer votre âme). Pareil avec les meubles massifs. "Les gens" préfèrent le sans âme. Tu rigoles, un meuble fait par un mec avec de vraies mains ? Pas un robot ? C'est nul. Démontés une fois, jamais tu ne peux remonter le moderne. L'ancien buffet il résiste 100 ans et 10 déménagements sans broncher. Saturne quoi. 

Dernièrement je suis allé voir mon Bouquiniste du coin, un gars fort sympathique qui gère une tour de Babel livresque, le dépôt est impressionnant, il saute au cerveau dès qu'on rentre et si on a pas l'habitude c'est un peu comme le syndrome du Japonais à Paris ou du parisien à Bombay, un état de sidération devant une telle masse d'excavation livresque. 

La boutique (hangar), n'est pas vraiment rangée, comment faire ? 40 000 ouvrages ou plus dorment là, pèle-mêle dans un ordonnancement approximatif. "Où se trouvent vos livres éso, occulte, religieux s'il vous plaît" ? "Dans les cartons sous les tréteaux" me répond t'il, joignant le geste à la parole, il me sort dans l'allée d'un mètre trois énormes cartons, eux aussi d'un mètre de large, alors j'ai creusé, et fouillé, trié, recoupé les titres, fouillé ma mémoire (histoire de pas avoir les livres en doubles) et je suis tombé sur des merveilles, des "strates" livresques. J'en ai raflé 40 le premier coup, pareil le second, il y a tellement de livres qu'il m'a même mis un livre qui n'était pas dans la pile ! Je crois qu'ils n'avaient jamais vu ça pour ce domaine. 

Il y avait là dans ces vieux cartons défoncés au sol, des auteurs que je ne connaissais pas du tout, ou très vaguement. Des 3èmes éditions de Annie Besant qui dataient de 1947... déjà ça te rapproche d'un pan de l'histoire qui n'est pas des moindres, il y en avait un de 1942 même. J'essayais d'imaginer comment on imprimait à Paris à cette époque là des livres de Théosophie. Cet imprimeur à ce moment là, en ce lieu là, l'avait tenu dans ses mains. Coincé entre trois cents kilos de livres devant et derrière, je pouvais voyager dans le temps. C'est faire oeuvre de respect et aussi de sauvetage que de récupérer ces livres. En plus on fait vivre nos bouquinistes. 

Je repense au coup de gueule d'Arnaud Thuly concernant la paresse intellectuelle de nos jours et le manque de bibliographie extensives dans les livres. Il avait, et a toujours pleinement raison. L'inculturation ambiante n'est pas conjoncturelle, elle devient permanente. Le QI baisse depuis le milieu des années 90 avec l'arrivée des ordinateurs. Avec les dumbphones c'est encore pire et les ondes sur nos cerveaux n'aideront en rien. Plus spécifiquement le milieu ésotérique serait'il frappé d'inertie ? Est-ce que tout à été dit ? Exploré, fait ? Quelques auteurs cependant sortent du lot et fournissent des efforts, des recherches et réfléchissent par eux-mêmes, dans un effort réel, hors business, de trouver des réponses. Et évidemment de soulever des questions. Je pense que tout n'est pas dit, que nos anciens ont soulevé bien des choses en questionnements, et que nous ne devons pas nous limiter à réimprimer de vieux textes d'alchimie (même si c'est louable) ou d'éso (BNF par pitié changez les couvertures... proposez une option de relié cuir de patron à la Jean de Bonnot, et pas une couverture souple sans classe...), mais merci BNF d'éditer des livres rares qui ne vous coûtent aucuns droits d'auteurs - parce qu'ils sont tous morts et qu'ils ne peuvent plus rien dire sauf au OUIJA) et que vous vendez pourtant la même somme. 

Il faut un réel, - stable, durable, multipan, lourd mais pas indigeste, - renouveau de l'ésotérisme français et Thuly avait commencé, et aussi ne plus faire passer des jeux de mots vraiment nuls pour une langue de oiseaux, qui était une vraie science étymologique et homophonique. Pas juste un délire de gens versés dans un pseudo hermétisme et qui ne lisent pas les classiques, et qui vulgarisent tellement que c'est vulgaire. Ça en épate certains, mais moi non, et pourtant je suis petit joueur, Anton Parks, lui m'impressionne, il fait l'effort de regarder dans les dico de hiéroglyphes et de Sumero-Akkadien les racines des termes hébreux. Voilà le niveau ! C'est ça un boss ! Chapeau bas le chercheur.

Ce qui survit au temps dans le domaine ésotérique ce sont les romans. On entend parler de Victor Hugo (France), Faust (Allemange), de Dante (Italie), de Swift (UK), Moby Dick (USA) car la tv a fait beaucoup pour les faire vivre de manière 'passive et facile', mais on entends moins parler de Zanoni, Cyrano Savinien - très grand adepte, de Dion Fortune, qui ne sera probablement jamais traduite en entier, de Cervantès. Des contes de Grimm, Perrault... Des fables et légendes inconnues et oubliées, de la Légende Dorée qui donne énormément d'informations, des philosophes grecs, comme Aristote, Anaxagore, ou encore les fables comme Apulée, la Théogonie, les travaux des jours, les argonothiques, et j'en passe. Qui fournissent un bagage pratique alchimique plus dense parfois qu'un vrai livre d'Alchimie ! Lisez donc amis, lisez, méditez, prenez des notes et faites vous avec plaisir cette riche culture ancienne que recèlent les pays à tradition.

L'heure des bilans à sonnée ? Non, je ne pense pas. De toute façon je n'écris souvent que pour moi même, et je pense ici à voix haute.... 

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Toute ressemblance à des personnages existant, des histoires vraies ou des gens que vous croyez reconnaître n'est que pur hasard.

October 22, 2020

Un Anniversaire, la nostalgie, l'enfer, le karma, le reste et le covid

Le 23 Septembre 2010 ce blog commençait avec l'article : "The Oldest House in Paris", je ne me souvenais même pas de cet écrit pour tout dire, je l'ai retrouvé en le cherchant pour cet article d'anniversaire, à l'époque, Picasa avec Google faisaient encore bon ménage, de fait je n'ai jamais remplacé les photos de l'article qui laissent des vides, et j'espère que cela n'est pas un présage funeste pour cette belle et vielle maison de Saint Nicolas Flamel et Sainte Perenelle* vu les temps qui courent, avec des Cathédrales qui brûlent par enchantement... "Un accident". On nous prend vraiment, mais vraiment pour des buses. Mais la question n'est pas là.

 *(OUI ! Saint N Flamel car pour moi, un chrétien qui loue Dieu en permanence pour sa bonté envers lui, qui restaure églises, cimetière, hospices, bâtisses et qui fait la soupe populaire pendant des dizaines d'années, et à qui on fait des processions pendant un siècle après son "décès" pour lui rendre hommage, tellement il a été bon, proche des pauvres, des malades, des gens dans le besoin, j’appelle ça un saint homme). 

Je devrais écrémer mon blog et y remettre les photos manquantes. Je vous présente donc mes excuses pour ce relâchement. 

Cela fait donc 10 ans et un mois demain que cette aventure a commencée. Je n'ai rien vu passer. Je me rends compte que j'ai commencé ce blog sans avoir exactement comment on s'y prenait ni comment on pouvait bien partager de l'alchimie avec d'autres. Mon choix s'est alors porté à l'anglais et au français, en faisant un blog bilingue, à la fois d'histoire, de théories, de textes, de traductions, de philosophie, d'hermétisme au sens large, et de pratique alchimique, spagyrique... 

Une personne s'est gentillement proposée de traduire les articles anglais de mon blog en français. Je sais que c'est un travail à faire aussi. Cela viendra probablement dans le temps.

J'ai laissé le blog pendant un an et demi, une coupure nécessaire semble-t'il puisque le manque de retour de la communauté alchimique ne m'indiquait en rien si je devais ou non continuer d'écrire ou de partager. Je me dis que si le blog était entièrement en anglais, il aurait bien plus de succès... Je penchais aussi pour l'espagnol ou l'italien. A voir.

Parce que c'est beau.

J'ai aussi complètement cessé la participation aux forums. J'ai fais quelques retours et précisions sur "Alchemyforums", car leur communauté est active, sympathique et moins portée "aux embrouilles" et à l'orgueil qu'en France, voire aux coups "vache", et qui dit vache dit bouse, et c'est du même niveau donc, comme certaines personnes qui traînent sur toutes les plateformes alchimiques possible et imaginable, donnant la bonne parole, recrutant aussi, et au passage pourrissant l'égrégore Français de l'Alchimie et de la Magie Théurgie. L'Aura de plomb, que dis-je, de Caput, mieux encore de Stercore de ces personnes, pour qui est branché au Très Haut Ineffable, est une évidence. Fuyez donc ces hypocrites.

De toute façon, lorsqu'on voit qu'un lien sur un célèbre site mène à un site Porno (à mon avis ils ne le savent même pas), on se rend compte que je n'ai rien loupé d'important en cessant de communier avec la communauté en question. Cependant, entendez-moi bien, je ne jetterai jamais la Remora avec l'eau du Bain. Mais je regrette la période d'Alchimie d'il y a 15 ans, je discutais avec Laborant de la voie, et qui avait bien voulu me donner quelques pistes (floues quand même), je prenais ma verrerie chez Mod'Verre avec le très compétent Monsieur Baietti - qui existe toujours, mais je n'ai plus besoin de matériel lourd. Les chinois n'avaient pas flingué le marché de la verrerie ni ceux qui pensent que souffler le verre est une compétence rare qui demande 1200€ pour un alambic tête de maure avec un bec si fin qu'on ne peut récupérer aucuns sels. Ils sont où les vieux brisquars de l'alambic ? Les Leo Ireneus ? Les Tréhédels ? Les Jean-Luc Roime ? Ceux qui pèsent ! Où êtes vous amis ? Enterrés vivants debout, au garde à vous dans la tranchée, comme le dit la légende à Verdun ? Devrais-je me sentir nostalgique aujourd'hui en fêtant un anniversaire ? Ai-je réussi à apporter quelque chose de bon à cette communauté d'alchimie, d'alchimistes, d'âmes. N'ai-je pas assez œuvré à la rédemption des espèces pour l'autre monde ? Que dois-je faire ? Dois-je encore rester public ou dois-je faire un retrait stratégique pour éviter les balles ? 

A l'époque l'ambiance était différente même si quelques imbéciles donnaient de la poudre de perlimpimpinus aux membres de leur secte contre le H1N1, exploit qui semble ne pas avoir été renouvelé après les déboires de santé de quelques adeptes. Est ensuite venue la période des pdf de 40 pages sur le "spiritus mundi", par des expérimentateurs totalement inconnus, avec un morceau de Pierre à Multiplier soi même, le totum de la blague pour 900 € bien sûr. Avec des erreurs tellement énormes dans ce pdf, je n'ose pas appeler cela un traité hermétique, ça fait "Pif gadgets", c'est original - mais faire un tel acte de prostitution de la Pierre, c'est bien la preuve que la personne ne mérite pas ce qu'elle a et que très probablement, elle n'a en fait rien de valide. 

Durant ce laps de temps d'Alchimie communautaire qui fut le mien, il y a eu la perte de "Beautifulevil" de son vrai nom Log** Ke***, mort trop jeune de cause "inconnue", mais avec une seringue à côté de lui, ce chercheur alchimiste était de tempérament fluctuant et nous rions bien malgré son fort côté bipolaire, l'enterrement le plus triste du monde selon mon ami Jessie. Puis Nicholas D C, grand adepte de "multiples pierres philosophales qui brillent dans le noir" qui vendait sa "pierre" sur ebay pour 3000$ le gramme. Mort aussi, lui par contre prenait des éléments radioactifs de détecteurs de fumées- quelle idée, et il était semble t'il rarement dans son état normal. La vingtaine lui aussi. Il m'était connu de nom. Les morts jeunes et soudaines, ça fait toujours réfléchir. C'est gai !

Cependant je ne suis pas resté inactif loin de ce blog pendant ma petite période de retrait. J'ai participé au livre ALCHEMY FORUM VITRIOLUM, tome 2 de ce forum, une anthologie de textes de divers auteurs du forum, lié à l'alchimie, l'art hermétique... J'ai aussi beaucoup travaillé de mon côté. Beaucoup de remis de choses en questions. Et j'ai traversé des périodes difficiles. J'ai aussi remarqué que beaucoup de choses n'ont pas changé. En fait rien n'a changé sauf une chose : des gens proposent de plus en plus de stages, de livres, de formations, sans vraiment avoir la compétence nécessaire. En effet, comment lire les symboles du Grand-Oeuvre si l'on ne l'a pas soi même terminé ? Autant dire que les Adeptus ne courent pas les rues, alors... Alors s'il y a un public pour ça c'est qu'il y a bien une raison. C'est ainsi.

Un dicton dit "si vous voyez Bouddha tuez-le!" oui, aucun Bouddha ne se montrerait comme tel. Le sens même d'être un Bouddha est d'être vrai, et non un déguisé. Il devrait en être de même avec les Adeptes (ceux qui ont la Pierre Philosophale) en Alchimie. Un gars qui dit l'avoir et qui reste toujours sur le devant de la scène, c'est du pipeau. Si le gars continue de déblatérer sur le sujet, c'est probablement qu'il n'a même pas le 10ème de ce qu'est cette Science Merveilleuse. Plus on en sait, plus on se tait. Et surtout, plus on tombe à genoux. C'est la Loi, c'est comme ça, pétri d'incrédulité face à un tel Mystère, on se TAIT. En 10 années certains on bien réussi dans le business en question. C'est très bien pour eux. La seule chose que je leur demande c'est de ne pas se faire perdre les gens ni de les mener dans les voies toxiques. De ne pas les emporter dans un tourbillon dont il ne sera plus possible de sortir car leur intelligence hermétique n'est pas capable de séparer le bon grain de l'ivraie, en réalité il y a tellement d'ivraie qu'il n'est pas possible de reconnaître le grain. Qu'ils réussissent à intéresser  les gens à cette Science, c'est aussi ce que je leur demande. Cela permet à cette Science et Art Sublime de vivre et rester vivant dans les cœurs et les têtes de certaines personnes, faute de pouvoir encore être correctement représentée sur les rayons appauvris des étagères de la FANC ou de Paclerc "culture" qui débordent "d'oracles" en tout genre, car cela permet de faire de plus belles marges qu'un Sar Péladan, qu'un Bardon, un Saint Yves d'Alveydre, qu'un Papus, un René Guénon, un Stan - pour les intimes - de Guaïta ou un très bon, très charitable, très docte, très honorable et grandement louable Fulcanelli. Les époques changent, mais la médiocrité ne devrait pas s'installer comme une normalité sous le couvert de sorties "littéraires" médiocres, de livres laborieusement pompés sur des auteurs qui savaient de quoi ils parlaient ou faisaient de vrais efforts de recherches (bon, sauf Papus qui déconnait vraiment sur certaines choses - mais pas tant que ça).

Je dis cela car il y a selon moi, trop de jeunes, paumés, virtualisés, qui se gavent, non plus de Sailor Moon ou de Pikachu, mais de trucs vraiment sales, en lien avec des forces et des égrégores du plus bas niveau, ils ouvrent des portes, ne savent pas gérer ce qui en sort. Des gens en quête d'argent et de pouvoir font commerce de cette sale magie sous prétexte d'ouverture culturelle, - surtout de niche pour faire du blé - alors que nos ancêtres étaient franchement content quant on choppait ce sale f de P qui ligaturait les pies des vaches, qui faisait des nouages d'aiguillettes, qui faisait avorter les femmes, des vaches, chèvres, cochons, qui faisait tomber les cieux en grêles sur les récoltes et donc qui provoquaient de la famine dans tous le pays, et donc des morts et j'en passe. Le programme pour une pourriture de l'enfer ? Torture puis Excommunicatio, puis torture, puis le procès, puis torture, la roue pour se mettre en jambe, et enfin le bûcher, avant goût de là où aller plonger son âme débilitée et pervertie. Une satisfaction, je vous le garanti, pour tout le monde, quand au comité d'accueil de l'âme transfuge vers les plans infernaux, il suffit de lire DANTE pour plus de renseignements.

Hop, une pluie de Soufre pour la route. Gravure de G Dorée

"Regarde mon fils, et réchauffe toi au feu d'exorcisme des bons Pères, c'est là le sorcier qui est responsable de la ruine de bien gens innocents", c'est flambée aujourd'hui et en hiver tout le monde en profite. Malgré les dérapages de gros pervers sadiques en soutanes - histoire de voir un peu chair fraîche se tortiller et de passer ses nerfs sur cet objet de pêchers défendus qu'est la femme, (histoire de l'Eden, vieux contentieux de Jésuite), il est à se demander si l'Inquisition avait tord. Devra t'elle revenir d'une forme où d'une autre ? N'a t'on pas trop romantisé la question ("Au nom de la Rose", par Hollywood, comme si les américains avaient la moindre idée de ce qu'était notre puissant et beau Moyen-âge...). En réalité elle prend en effet bien des formes. Nous avons tous assisté au grand "nettoyage" par les eaux de la Nouvelle Orléans. A l'effacement de Haïti par la terre. Mais nous allons en parler plus bas.

En bref, il est devenu facile de se former aux forces noires, sans savoir que c'est la même chose que d'aller placer sa tête dans la gueule du crocodile ou de s'injecter une molécule cancérigène directement dans le foie - tout en faisant participer les voisins du dessous qui se demandent bien pourquoi les meubles IKAE mal montés du salon se mettent à vibrer et grommeler des trucs en Suédois vers 22h... Les retours magiques - n'en déplaisent quelques arriérés du bulbe de ce milieu -  existent. Le karma c'est à dire l'effet naturel de la cause et de l'effet, aussi existe. C'est la logique même des choses, et c'est le premier garant pour éviter qu'un individu ne tombe dans le chaos totale n commettant des sacrilèges en permanence. La "peur de l'Enfer" des Chrétiens, bien que surdimensionnée, est légitime. De l'autre côté, on va sur le plan et on côtoie les formes de vies qui nous correspondent vibratoirement.

Exemple : Un pays fait de la magie pendant longtemps, mais pas que, il y a un non respect de la vie sous toutes ses formes, et une exploitation éhontée des formes de vies - en gros pour le dire simplement : un satanisme pleinement exprimé sous toutes ses formes -, alors il y a un retour karmique, car le plan sur lequel vibre ce pays, ce morceaux de création, ne réponds plus à l'ordre cosmique des plans et des flux. Il y a alors un retour à la normale qui est demandé. C'est à dire, Dieu te mets une baffe, deux, ou un coup de faux. Je pense donc à Haïti. A la Nouvelle Orléans. Au Tibet (si si). A tous les pays, OUI, TOUS, qui ont été colonisés un jour - même l'Espagne pendant 700 ans par les Musulmans et aussi l'Inde. De sales pratiques magiques ont tellement trouées les plans dans ces pays que leurs frontières entre les mondes ont déstabilisées les plans matriciels. Là, il y a eu recours à une tutelle, en termes simples : tu n'es pas capable de laisser ton plan matriciel stable, donc je vais le faire gérer par un autre, car tu es trop immature. Les Loi est la même au niveau personnel pour un sorcier, mage noir, etc. Dans sa prochaine incarnation, une fois qu'il aura en partie purgé son karma à vider les latrines des démons, il sera juste un esclave de la volonté d'un autre. Car la chose est simple : qui viole le libre arbitre de l'un, verra, par sa décision, se voir violer la sienne. On ne blague pas avec la Liberté. Franz Bardon en parle bien de ces purges karmiques, en fait ce n'est qu'un paiement de l'âme vis à vis de ce qu'il a lui même exploité auparavant. S'il doit quelque chose à une entité il ira travailler pour elle. Les comptes étant équilibrés il sera libéré. Mais rester dans des plans inférieurs pendant longtemps, ça laisse des traces, des implants, des marques noires dont il est très difficile de se défaire. Car cela agit comme un poids, un grappin qui tire vers le bas. Quand la personne, dans sa nouvelle vie, voit des "remontées" de "marde" (je préfère le dire en Québécois) alors il va dans les premiers temps ne pas comprendre pourquoi sa vie est si pourrie. Tout ce qu'il fait échoue, tout ce qu'il entreprend n'est qu'un vaste complot contre lui, et c'est toujours un "mauvais plan" qui se déroule, comme un aimant en "emmardes".

Gravure de G Dorée

Le Tibet, pays à la tyrannie religieuse séculaire, arriéré car incapable de faire un gouvernement stable et unifié pendant des siècles et des siècles, ayant quasi tout pompé sur l'Inde, et vite fait collaborationniste Nazi (on parle de rituels pour le Reich, de pratiques magiques poussées pour sauver le Furer), est passé sous régime Chinois quasi athée (simili bouddhisme mélangé à du Lao Tseu, Tchouang Tseu, et plein de gentils Tseu inoffensifs qui vivent dans des montagnes magiques avec plein de nuages de Dragons à moustaches, de pandas qui font du kung fu et de bambous). Le Tibet fonctionnait en effet sur le servage et de cruelles tortures physiques ainsi que le ban social violent (on coupait les tendons du bras, d’Achille... allez grimper les montages après ou travailler, ou on pouvait leur crever un œil, Alexandra David Néel parle bien du niveau de crasse, de stupidité (j'ai dit ça moi ?!) de certains "moines" et de l'aspect "argent"qui est omniprésent dans les sectes lamaïstes, très grosses entreprises politiques, religieuses, sociétales, bancaires, mais aussi et cela compense, du haut niveau de spiritualité de certains), je n'ose pas appeler cela du Bouddhisme, en Thaïlande d'accord, mais pas au Tibet. C'est trop chamanique pour cela et les pratiques qui utilisent des tabourets, hochets en peau humaine ou en ossements humains à tire larigot ne s'attirent pas forcément les bonnes grâces du Bouddha Originel. 

L'Afrique, c'est la même chose, une instabilité sociale intrinsèque (en moyenne depuis 60 ans, 36 pays en guerre ou en révolte, révolution en permanence sur le continent entier), des conflits ethniques irrésolubles, un manque réel de reconnaissance de son passé, de ses racines par manque de transmission et de pérennité via une organisation culturelle défaillante ou soumise aux caprices d'un destin difficile sur cette terre de Mars, Bélier au Sud, Scorpion au Nord - oui il est difficile de se rendre compte de son passé glorieux quand les ancêtres n'ont jamais laissé du "dur" ou une idéologie forte. Un mouvement de reconquista culturelle renaît, trop souvent peu sérieux malheureusement - en gros pour certains auteurs ils ont tout inventé, allant des religions de l'Inde, les dynasties Égyptiennes, et même les mythologies Grecques et la Démocratie Athénienne !). La magie est tellement présente qu'il est difficile de s'en rendre compte. Alors la Loi de compensation a fait cesser cela. Les états du Nord de l'Afrique pendant 2000 ans en toute impunité une pratique dense de magie shamanique puis de magie Musulmane, avec essor très codifié à la grande époque de la Mecque. Alchimie, sorcellerie faisaient bon train, à une dimension là encore peu imaginable, le pire du pire côtoyait l’excellence de certains réalisés par la mystique et l'alchimie. Pour le Sud, et c'est vaste, c'est souvent la magie du Sang qui a fait le reste au niveau de la damnation de ces terres, mais aussi celle du mélange des semences d'âmes entre animaux et humains, une chose à éviter évidemment mais qui ne semblait pas déranger les "shapeshifters" chamans qui se transformaient le panthères et autres, notre équivalent des Loups Garou à la grande époque des baumes à la datura et à la graisse de bébés ou de pendus. Cette magie du Sang, beaucoup de peuples des siècles après en paient les pots cassés. C'est souvent une magie violente dans ses retours, et il n'y a AUCUNS MOYENS D'EVITER LE PAIEMENT. La même punition pour des millénaires de shamanisme pour les états unis d'Amérique, du nord nord, du sud, du sud sud avec Incas, Maya, etc où la magie du Sang versé a clairement appelé dans un premier temps des sécheresses terribles, puis la forme courroucée du Christ dans un châtiment Karmico-Jésuite épouvantable. Ce qui a mené carrément à l'extinction de ces pauvres indiens d'Amérique par Winchester-Jésus Cal30, - avec 100 millions de morts, pareil que sous Lénine et Staline en Russie, - "Natives Americans" qui maintenant ont le droit d'avoir des Casino sans trop d'impôts à payer en retour. Le bras armé du Karma ne fait pas dans les détails, liquidation totale... La somme de rétribution accumulée par un égrégore se réparti dans la masse des éléments composant son corps terrestre, porteurs de charges, que ce soit voulu ou non. Les 4 règnes y participent de manière quasi égale selon leur destinée naturelle. Les métaux sont fondus (on exploite les mines) et les animaux, végétaux, humains sont aussi largement exploités ou détruits.

Je pense encore à la France qui n'a jamais réellement pu être envahie sur le long terme sauf par les Chrétiens qui ont éradiqué le Paganisme mais qui sincèrement tirait plutôt sur la religion Grecque - là encore, n'allez pas pleurer, c'est karma, suffisait de pas brûler les bébés (je blague). Je pense aussi "aux cousins germains" qui ont la tête dure : 1870, 1914, 1939... A chaque fois il a fallu demander de l'aide pour les bannir et il y a une raison à cela. Le Nazisme a vraiment déconné dans son ampleur Jupitérienne et Saturno Martienne et cela restera à tout jamais sur l'Allemagne comme une tâche bien noire, d'ailleurs le Reich de 1000 ans, idée d'Hitler, se nomme Europe, Europe qui veut dire en Grec "Pourri,"... Mais les Nazi et les Juifs ont une histoire à régler. C'est à dire les Vikings du Nord et les Juifs de Babylone. Ça remonte à 2000 ans et ça c'est réglé en 6 ans de massacres avec la quasi fin des uns et des autres. 


Depuis le Joseph Planche 1809


Quand les British ont senti l'odeur de l'Europe, alors ils ont prit parti de s'en aller. Qui les blâmerait ? Ils coupent court au Karma Européen, ce n'est peut-être pas une mauvaise idée. Car lorsqu'un pays est appelé comme "bras armé de rétribution karmique" il a toujours tendance à ne pas être raisonnable et à déraper. Du coup lui même crée un karma négatif important, massif parfois. Les "scientifiques" Allemands, dès les années 1910 avaient déjà créé des camps d'extermination et de travail en Namibie. L'idée de Hitler n'était pas nouvelle. Les déferlantes migratoires sur l'Europe ne sont qu'une rétribution karmique "normale" vis à vis des abus Européens. Pour l’Angleterre elle doit maintenant faire avec ses Indiens, ses Pakistanais. L'Europe aura ses Africains du Nord et du Sud. Avant cela les immigrés venaient des pays de l'Est, car les anciennes guerres les liaient à ces terres. L'Adn, le sang mélé neutralise un part de ce karma en le réunifiant. Mais il y a une contrepartie lourde à payer malgré tout et ce sujet dépasse l'article.

Les contentieux avec les ritals et les english ont été payés depuis longtemps. La preuve en est qu'il y a des salons de thé et des pizzeria partout - on garde le meilleur. Je pense que la France a devant elle de mauvais jours. Elle a toujours pu sauver sa peau quand on faisait encore une compensation de pénitence générale et que la Foi et les rituels d'appels religieux faisaient encore vortex à Lumière Divine tous les dimanches et à 7h la messe matinale était célébrée tous les jours. Les gens, bonne Foi du charbonnier, priaient à genoux par terre devant leur lit avant d'aller se coucher, rassuré que le démon sous le lit n'irait pas leur prendre leur âme pendant leur sommeil. Les temps étaient plus durs, beaucoup plus durs. Il faut se remettre dans un contexte général. Plus les temps sont difficiles, plus la mort est proche, à un souffle, plus on prie. Car la peur est dans les tripes. Et on a fondamentalement BESOIN de se raccrocher à une puissance Salvatrice. Le  pseudo modernisme Laïc effacera tout ça. Sauf si peut-être la Peste Noire revient. Mais en fait non. Il y a des antibiotiques. 

Le manque de Foi de base, d'éthique même simplement, "glisse", comme on dit d'un vieux qu'il est en glissement vers sa fin. "Madame Martin est en glissement" dit-on à l'EHPAD (Etablissement Horrible Pour Adulte Dépérissant)... On pourrait dire pareil avec la France. Mais je reste toujours optimiste. Mais quand je vois que nous avions réussi à enterrer les pantalons de chez "Z" et le style des années 90 et que cela revient en force... là je déprime. J'y vois un cavalier de l'Apocalypse. Le tassement des modes qui s'étalaient harmonieusement, les unes derrières les autres comme des perles sur un fil n'existe plus, on retourne au style Louis Campagnard cérusé avec des meubles années 70. Une cacophonie inharmonieuse de styles qui se brouillent et se mélangent. Les ados croient que les musiques des pubs viennent de sortir alors qu'elles ont déjà 50 ans, comme le styles des lunetets fil de fer à la mode, qui faisait fureur dans les années 70, 80, 90... l'inspiration est en berne ? L'impulsion cosmique patine. J'y vois un mur civilisationnel et Vénussien. La création ne fonctionne plus. Les idées appartiennent au passé, on ne crée donc plus que des téléphones qui se ressemblent tous ? Musk vous mettra bien un petit implant quelque part ? Un Total Recall peut être pour vos vacances ?

Mais on est dans une République Laïque et nous sommes en France dans un pays Mercurien et Virginal (représenté Républicainement par Marianne, c'est à dire Marie, Mère de Dieu c'est à dire Jésus, et Anne, la Mère de Marie), avec un balancement Gémeaux/Vierge. C'est à dire qu'on oscille entre Verne Jaurès Picasso Nerval et Marie Curie Frère Lumières/Aerospatiale, Verne l'Initié ayant réellement réussi la jonction des deux polarités dans son oeuvre majeure, créant un lien puissant entre imaginaire et science, donnant au monde une collection d'extraordinaires aventures. Van Helmon disait que si l'on ne réussissait pas le Grand-Oeuvre on devait au moins s'essayer à la volatilisation du sel de tartre, moi je dis, lisez Jules Verne, ou amusez vous avec Gaston Leroux. 

Certaines forces violentes, égrégoriques, incompatibles avec notre énergie du pays tendent à venir piquer de leur dard notre égrégore national. La France n'est PAS un pays martial comme les Germains Saturno Mars, ou les Espagnols qui découlent d'un Mars Solaire, du coup on a toujours du mal à agir pour se défendre car on discute trop, (Gémeaux) et on réfléchi trop (Vierge), et mal en ce qui concerne comment se défendre (regardez la Ligne Maginot...). Et parler et discuter fait réfléchir pour comprendre et répondre. Donc on alimente la boucle. A être intelligents on devient bête. 

Les Forces Lunaires qui lient notre pays à un Secret Chrétien ont toujours veillées. Discrètement, mais présentement, et je pense que Notre-Dame de Paris ayant brûlé n'est qu'un aspect physique de ce délitement lent. Ce qu'on manque d'entretenir se dégrade. L'atmosphère magique putride laisse alors des forces venues d'on ne sait où venir faire tousser des gens dans le monde entier et en tuer au passage. Le Covid, lorsque je me suis branché dessus, j'ai vu un énorme scorpion noir, et j'ai entendu "il faut nourrir la bête". Alors qu'en penser vraiment ? Certains parlent de fausse pandémie, d'autres d'une réelle catastrophe. Je ne suis pas virologue, ni infectiologue et je ne me prononcerai pas sur ce sujet. Cependant la Loi veut qu'un virus ne peut "vivre" dans le cycle du temps et de l'espace que s'il y a un portail pour le faire passer dans notre monde et un système immunitaire global égrégorique faible. Ce virus est une conséquence simple, Urano Saturnienne. Elle met à distance les gens et coupe le lien entre les pays, (Uranus) et promeut le virtuel (Uranus) mais elle enferme aussi et ralentira tout (confinement et arrêt de beaucoup de choses lié à Saturne). C'est clairement une maladie du cycle, car nous oscillons sur des périodisation d'Uranus tous les 10 ans depuis 60 ans. Ce qui laisse entrevoir certaines choses dont peut-être je parlerai un jour. Car tout dans les cycles est logique, car en effet si l'on sait où l'on est, on sait où on va.

Cependant rien n'est inéluctable dans la future difficulté à venir, juste "fortement possible" et ce n'est pas un masque ou du gel qui vont changer la donne, c'est une mentalité égrégorique globale qu'il faut changer, sinon ça sera pire. Une octave plus haute.

October 16, 2020

Pathworking - Rendez vous avec Kali

En cette période de Halloween approchant ou de Toussaint, je vous propose une petite visualisation guidée dans le thème du monde d'en bas.

Le but de ce rituel est d’établir un contact avec la force divine nommée Kali.

Elle nous aide dans la dissolution de tout ce qui n’est plus utile en nous, notre égo "négatif" et les ombres que nous portons.

Un Pathworking ou encore un voyage mental imaginaire, peut parfois prendre des aspects de réalité mentale; car la visualisation bien menée et une clairvoyance mentale peuvent donner lieu à des contacts "réels". La divinité peut parler, dire des choses et faire des actions non inclues dans le scénario - et c'est aussi le but recherché. En général on apprend par coeur la visualisation, puis, on se détend, assis ou allongé, dans le noir ou dans la pénombre des bougies après une purification et un rituel de protection. Etre dans le noir est plus adapté. L'expérience peut être augmentée avec un miroir noir magique ouvert et disposé de telle façon que la divinité est déjà contactée auparavant. 

Encens lourd, ou myrrhe. Terreux.

Bougies noire, brune, rouge. A disposer sur le Yant.

Offrande : réglisse, confiture de mure, myrtilles, ou ce qui vous vient ou semble juste.

Objet symbolique, des cendres. Une serpe, un couteau, une pointe d'obsidienne... On peut chercher et imprimer le Yant de Kali ou le peindre avant cela.




Par Salazius H D'Artigné, écrit en 2005

« Par une nuit de nouvelle lune, vous recherchez l’entrée de la grotte de Kali.

Vous marchez sur un chemin de terre battue, l’air est sec et chaud, et une odeur acre de brûlé vous interpelle. Cela sent le bois brûlé mais autre chose, la chair humaine !

Devant vous un vaste champ sans arbres, la terre y est totalement noire, des tas de branchages, de troncs d’arbres sont sur votre droite, c’est un lieu où l’on brûle les cadavres.

Vous avancez, et vous sentez cette cendre, cette poudre d’os sous vos pieds. En face, un cours d'eau passe, rapide mais sans bruits.

Vous méditez sur l’impermanence des choses, sur le cycle, sur cette lune noire qui ne reflète aucune lumière, elle dort totalement, elle se régénère, car elle a atteint le fond. Le moment suivant sera celui où l’impulsion vers la lumière se fera sentir et se passera sous forme de croissance.

Pour rencontrer Kali vous commencez par entonner le mantra racine de Kali : Krim. Vous le répétez et l'entonnez encore et encore, vous sentez que votre corps vibre sous l'effet de la vibration.

Vous le vibrez de manière lourde, profonde, mais tonique.

Cela fait trembler le sol, une crevasse se crée devant vous et un passage avec des marches grossières se forment vous permettant ainsi de descendre dans ce couloir sombre.

Au bout de celui-ci, une lueur rouge sang se fait voir, elle guide vos pas. Cette lumière est comme mêlée de noir, elle est rougeoyante mais très sombre, un rouge puissant, lumineux, mais comme retenu par la puissance de la terre.

Vous avez du mal à respirer car l’odeur et l’atmosphère sont lourdes et denses. De l'encens se manifeste à vos narines. L'air ou le peu qu'il y en a s'emplit de fumée d'encens.

Vous débouchez sur une salle voûtée dont vous ne percevez pas le plafond. La lumière rouge vient de trois énormes photophores colorés de rouge disposés en triangle dans un cercle de feu au sol, délimitant un espace où la déesse viendra.

Il est nécessaire d’appeler Kali. Chantez pour cela le mantra qui l’attire « Om Clim Kalikayei Namaha » ce faisant, la terre se fendille et Kali sort de celle-ci peu à peu (voir l’image ci-dessous).



Une fois totalement apparue, les flammes du feu et les photophores brillent de moins en moins fort, et la pénombre prend place.

Vous essayer de scruter la déesse qui se tient devant vous. Elle est attirante et repoussante à la fois, elle fascine dans tous les cas, et vous essayez de voir chaque détails de sa forme (Shiva est peu apparent dans cette manifestation, il est dans le sol).

Attendez qu’elle s’adresse à vous. Que vous dit‘elle ?

Puis dites-lui la raison de votre venue. Si elle consent à vous aider, chantez « Om Krim Kalikayei Namaha »

La lumière de son aura va alors vous entourer et pénétrer en vous, elle s’infiltre dans chacune de vos cellules, chaque parcelle de votre corps devient temporairement un champs qui sert à brûler les cadavres, vous sentez la chaleur de ce feu dévorant vos impuretés, vos imperfections, vos comportements dysfonctionnels. Devant votre esprit sa face rugissante confirme qu'elle travaille sur vous et en vous...

Continuez de chanter le mantra pendant un moment, jusqu’à ce que l’effet se dissipe. Vous sortez de votre torpeur et vous vous apercevez que Kali est déjà partie. L’endroit parait bien sombre, les photophores commencent à s’éteindre doucement, il est temps de sortir de ce caveau, là où reposent vos soucis et vos impuretés qui ont été enlevés durant cette rencontre. Un tas de cendres est sous vous. Prenez le.

Vous sortez vite du tunnel d’entrée et le tout reviens comme avant, plein de poussière noire et d’ossements noircis. Allez à la rivière et jetez-y les cendres.

Vous vous rendez compte que ce voyage, qui vous a semblé bien court, a pris une journée entière, car en regardant le ciel, vous voyez la lune apparaître sous sa phase croissante. »

Revenez à vous doucement, notez votre expérience.


J'espère que ce Pathworking vous aura été profitable.