December 30, 2016

La lecture

L'approche de l'Alchimie par la lecture n'est pas une chose aussi aisée que l'on croit - pas même plus simple que le travail de Laboratoire. Notons bien que je ne parle pas des textes uniquement historiques ou informatifs comme on en trouve tant, mais plutôt des corpus réellement Alchimiques, présentant, même pour les habitués, un abord ardu, dense, et parfois abscons. 

Notre pensée, dans un premier temps peut "accrocher au texte" et nous comprenons alors directement la pensée de l'auteur. Le message se fait clair, direct, simple à comprendre. Nous ne fournissons aucuns efforts pour comprendre ce dont il est question. Nous percevons les ajouts incohérents ou les réécritures, les erreurs volontaires ou non de l'auteur.



Dans d'autres cas, la lecture est vide. L'esprit ne rentre dans le texte, ou le texte ne se laisse pas pénétrer.  Nous nous sentons fatigués très vite, et nous n'avons vraiment pas l'impression d'avancer dans la lecture. Dans ce cas, autant reposer et fermer l'ouvrage de suite, car la poursuite de la lecture serait totalement vaine. Seule une perte de temps et d'énergie en résulterait. Il ne faut pas se  frapper et consentir humblement à revenir, un jour peut-être, à ce texte. Nous ne sommes peut-être pas disposés aujourd'hui, réessayons demain. Sinon, laissons le de côté.

Notre lecture, aussi efficiente soit-elle, reste dans un premier temps un savoir superficiel, à moins bien sûr, d'avoir une mémoire d'éléphant. Il est nécessaire de relire le texte, et ce de suite, ou un peu plus tard, après qu'il eut été digéré, intégré, reposé. Nous pouvons annoter le texte, si nous n'avons pas peur d’abîmer le livre, ou noter les informations importantes à nos yeux dans  un cahier ou sur une fiche de lecture. 

La relecture permet alors une synthèse plus importante de l'information proposée, et une mise en valeur des niveaux de lectures que nous n'avions peut-être pas perçu de prime abord. Ces niveaux de lectures ne s'ouvrent que petit à petit, et demandent un temps d'intégration de ce qui est écrit. Couches après couches seulement, notre esprit s'ouvre alors, et perçoit de mieux en mieux les profondeurs des textes. Mais cela prends un temps certain.

Il est très important aussi de marquer certains temps de pause dans notre lecture, en effet, l’arrêt pour méditer sur ce que nous venons de lire est intéressant afin de se laisser pénétrer par le message, et le laisser "prendre" dans notre esprit.

Il est aussi parfois nécessaire d'avoir un papier de brouillon afin de remettre au clair les processus exposés dans les ouvrages dits "pratiques". Cela permet alors de mettre synthétiquement les étapes du processus dans un ordre cohérent et dégagé du fatras et du verbiage Alchimique. Parfois plusieurs pages sont résumées en points "A, B, C". Lisible et clair, simple et concis. Nous avons séparé le subtil de l'épais par une lecture attentive et laborieuse. 

Une pause est parfois nécessaire afin de faire une évolution de nos connaissances pour aborder certains textes pleinement. Nous ne pouvons réellement comprendre ni percevoir toute l'information proposée par l'auteur si nous ne connaissons pas son langage de référence (biblique, mythologique ...), et cela demande alors parfois des recherches et des lectures complémentaires.

Nos anciens, tout du moins certains, avaient un corpus de textes de référence. Ils en intégraient et pratiquaient pleinement le contenu. Ceci prends parfois des années pour un seul ouvrage. Ces idées viennent de nos philosophes Grecs de l'antiquité qui pratiquaient déjà cela. Sélectionner les meilleurs auteurs, s'y tenir, et intégrer totalement leur pensée, même s'il ne s'agit que d'un seul petit livre.

Nous ne pouvons nous permettre d'être dans un savoir superficiel uniquement, et nous laisser à la boulimie (qui vaut mieux tout de même qu'une anorexie) livresque. Cependant, trouver son auteur, trouver sa voie, son style, cela demande déjà, en prime abord, de beaucoup lire, d'épurer et d'évider le corpus Alchimique. Ce qui n'est pas une moindre affaire. Notons aussi que ces "meilleurs auteurs" ne sont pas forcément toujours ceux que l'on croit. Et il ne faut pas forcément se précipiter mais rester toujours circonspect et critique.

En  résumé :

- Voir si notre esprit pénètre le texte.

- Prendre des notes et résumer la lecture.

- Relire le texte.

- Faire des pauses d'intégration.

- Trouver ses lectures de références et les pratiquer/appliquer.

- Voir les différents niveaux de lectures.


Bonnes lectures ! 

December 13, 2016

Lecture : Les Miroirs Magiques - Entraînement et Rituel

J'ai reçu gracieusement (merci Alliance Magique !) il y a peu le petit livre de 55  pages portant pour titre "Les Miroirs Magiques : Entraînement et Rituel" par  Ernest BOSC.

Ce dernier a été récemment réédité chez Alliance Magique aux Editions de la Clef d'Or.


C'est un plaisir d'avoir ce livre dans les mains pour moi qui suit versé dans les miroirs magiques depuis tant d'années. On y voit clairement que l'auteur expose et relie l'éthique personnelle et la clairvoyance comme allant de soi et étant une nécessité, - ce qui ne fait pas de mal -, et malgré l'époque de l'écriture, le livre n'est en rien daté ni suranné. Cette science des miroirs magiques, restant sans une ride aucune. 

Ce cher Ernest (pour les intimes), nous présente avec clarté un grand nombre de miroirs magiques plus divers les uns que les autres, et nous donne de l'inspiration quant à se les fabriquer tous et à les tester. De miroirs plutôt simples aux miroirs complexes (comme le narcotique), il nous donne un petit aspect historique, pratique, et de pratique ésotérique à chaque fois. Il y a de quoi faire !

Non content de nous présenter le phénomène de voyance, il nous donne aussi des prières afin de garantir une voyance efficace et saine. C'est orienté Chrétien, mais chacun y puisera de l'inspiration pour une trame de prière personnelle. 

Un petit livre certes, mais finalement assez dense vis à vis des informations qu'il contient, et fera un premier apport intéressant à la pratique des miroirs magiques.


Résumé :

S’il est bien une méthode de voyance et de divination célèbre, c’est celle de l’usage des miroirs magiques, qu’ils soient faits de métal, d’eau ou d’obsidienne. Pourtant, malgré l’engouement pour l’usage de cet outil, il n’existe qu’une infime quantité d’écrits permettant tant d’en expliquer la fabrication que l’usage. Cette réédition d’un ouvrage du début du 20ème siècle contribue aujourd’hui à combler un peu cette lacune...

12,00 €

October 17, 2016

From M.P.Hall collection of texts.

Is represented here the generaly idea of the Magnum Opus.

Description :

Chaos behind them.

Sun and Moon on the top, holding respectively :

Sun :

Black Stage with a crow.
Red Stage - Rubedo as a King.

Moon :

Green Stage - viridis, as a peackoc.
White Stage as Albedo represented as a swan.

Both are upon a sphere/microcosmus egg, vase of the Art, containing an Ouroboros with three head.

Assuming that these heads are for multiplicative capacity or for "Salt, Sulfur & Mercury" is not indicated clearly.

October 16, 2016

Luxinsale

"Derrière les portes fermées"...
Une boîte de Polaroid et un ouvrage sur l'Iconographie Alchimique. 

Parce que la lumière et la Lumière, jouent un rôle étonnant dans l'Oeuvre Alchimique. 

Cette curieuse réaction, cette impression, cette gravure d'image sur un support lunaire et "salin" est proprement merveilleux. 

Il est alors normal de lier Art et art, Heliographie, Selenographie et "Photographie". Les pratiques Alchimiques et les pratiques photographiques sont tellement proches sous certains aspects !

Cette Pierre Blanche, pure et vierge va alors être fécondée des rayons soufrés de notre Soleil. Mais est ce que ce Feu est alors un révélateur ou va t'il réellement s'y imprimer ? 
Révélateur par l'intérieur ou par un effet de coction et de rencontres dans le vase de l'art et de la Nature... ?

Il est emprunt de multiples fonctions qui feront méditer celui qui rencontre sur son chemin Alchimique, dans sa pratique, ce mystère.


September 12, 2016

L'Ancre des Philosophes

Pour tous les Argonautes, les Nautoniers d'Hermes, les "Souchu de Rennefort", en bref, les marins de la Mer Philosophique, le symbolisme nautique a très souvent été utilisé (voire même par Jules Verne ! Car il est dit qu'il y a un symbolisme Alchimique et hermétique caché dans ses ouvrages). 


L'ancre est un symbole très important, elle aussi largement usitée dans les représentations graphiques ayant pour but de nous figurer par l'image et non par mille mots le sens précis de cette opération pratique. Car ici, bien au delà de la représentation philosophique,  nous sommes ici au niveau "archétypal du processus", c'est à dire, hors chimie proprement dite, mais dans le protocole même de la mise en oeuvre. Deux protagonistes, un ancre, un poisson. 

Cette ancre, symbole de l’alourdissement, de la fixation du vaisseau (ou plutôt, de ce qu'il y a dedans...), a la capacité de stopper dans sa course ce qui est si fuyant, si volatil et instable. Cette ancre égale au riche symbolisme des pommes d'or du Jardin des Hespérides. Si riche de sens et si importantes que Michael Maïer en fera un ouvrage entier : l'Atalante Fugitive. 

Elle est ici accompagnée de sa Rémora, ou de son Dauphin selon la lecture que l'on en fait (dans tous les cas "un poisson" => Fulcanelli en décrit très bien le symbolisme Alchimique) et ceci nous indique bien qu'il faut un hameçon pour le pécher, un appât pour l'attirer, une ancre pour le fixer. 
En un mot, l'aimanter ... et le capturer. 

Alors donc, péchons, bouillons, puis rôtissons ! (Cf. Cyrano de Bergerac). C'est cette opération fondamentale qui ici peut se lire par diverses manières selon la méthode pratique employée, elle fait en effet parfois référence, dans la Voie Sèche, au début de l'oeuvre proprement dit, et à la capture de la précieuse Rémora, ou embryon de la Pierre, qui a curieusement la forme d'une vesica pisci, vessie de poisson, qui rempli en effet son rôle de se "gonfler" à la remontée. Chose curieuse s'il en est puisque cette opération nous montre à quel point les métaux sont réellement vivant et comme ils peuvent interagir entre eux dans les conditions idoines. Cet oeuvre par la Voie sèche ne concerne curieusement que des Mercures. Des Mercures générant ensuite LE Mercure, si précieux, cette rosée qui sourdra de la terre par une patience, et un réglage parfait de son feu. En dire plus serait mal avisé et la pratique seule permettra alors de comprendre la nature de cette ancre, et de ce Dauphin. Mais nous pouvons de manière générale voir aussi ce symbole comme la nature même du dit "dernier oeuvre, ou tierce opus". Car là, la matière se coagulant va alors fixer son Mercure en son sein.

Nous rapprocherons par analogie, le symbolisme du caducée, qui lui volatilise plutôt que de fixer, car ce dernier est une ancre du Ciel. Le, ou les serpents faisant alors office de "rémore/s". Qui comprend l'ancre comprend le caducée et inversement.

Il y a réellement beaucoup à en dire, et le sujet pourrait encore aller bien plus loin dans les concepts des Principes Hermétiques de la matière même, mais laissons cela pour une autre fois.

August 05, 2016

De Louis Cattiaux

« L’Alchimie n’est permise qu’à ceux qui sont vraiment assez détachés pour recevoir la puissance, la richesse et la vie dévoilée sans jamais avoir la tentation de s’en servir contre quiconque ou pour écraser les autres ou pour se glorifier personnellement.

Malheureusement, beaucoup de ceux qui l’abordent le font dans un esprit de lucre qui les égare irrémédiablement, et toute leur malice se tourne contre eux, les ruine de toutes façons et les fait piétiner devant le mur de la raison raisonnante pendant toute leur vie, malgré leur foi 
remarquable en la réalité de la science divine.

C’est pourquoi il faut prier et attirer les maîtres qui ont possédé cette science sainte à fond, afin d’être inspiré par eux dans sa recherche… » 

Louis Cattiaux

May 14, 2016

Translations : Hepar Sulfuris, study of crystallizations...

Hepar Sulfuris

Here is presented the successsion of colours while the heating and cooling of Liver of Sulfur/Hepar Sulfuris

Nothing really Alchemical here, because the reaction in itself is chemically well known.

Liver of Sulfur is the fusion of an Alcali Salt & Sulfur S, giving consequently to the sulfur the possibility to be soluble in water and alcool, or in other solvents. 


We create a sort of saponification which can prove to be very useful in other works, properly alchemical that time. As always, those who have ears, listen...

The work on Sulfur S, is a major one in the approach of metallic works (archemical and alchemical ones). 

Haarlem Oil, the famous remedy created by an Amsterdam Alchemist, in also a solubilisation of Sulfur, but  in lin oil and turpentine, and makes it extremely bio available for the human body. Sulfur is extremely difficult to make bio available or soluble, but fortunately, there are few tricks.

Here, we could say that the chemical process can be done also from an Alchemical point of view, not with chemical elements, but alchemical ones. With the principles of the matter.

We could underline here that it is the archetype of the process that can be done at several levels in the matter. 

We also have here, chemically speaking, a fixation of the element Sulfur. Which is volatile by nature, and somewhat still present, because if we heat it enough, it will volatilize again, or burn.


Study of crystallization

Here crystallization of Sulfur S at 99.99%.

Crystallization was probably a marvel to the "non chemicalized" yeyes of the ancient alchemists. Fiding these "gems", soluble in water, was possibly a wonder or a sort of rare curiosity. How ? Why ? And even more, these salts gave something while distilled, or mixed with "acids". From a dry alcaline earth, disinclined to give something valuable, one could, with the use of the right mercury, sprout some beautiful "gems". Wasn't it astonishing ?

We have, with salts, metals, gems, examples of crystallizations, colours and various forms, leading to meditation and curiosity. These shapes, angles, perfection forming by evaporation are wondrous. 

We had the tendency, since the forthcoming of chemistry, to make commonplace to crystallization. We were taught to see only a pile of atoms, pity ! There is here, a great mystery that we should perfectly understand in order to go forward in the understanding of the Magnum Opus. Yes, the Stone is a crystal. So, how do they born, grow, are composed of ? Why do they form ? What is their nature ? Unfortunately, I cannot further expand on this here as much as I'd like, and I let you to your meditations and searchings.

However, alchemically speaking, and this is where it becomes relevant, far beyond atoms, - and in reality ours beloved ancients alchemists had no idea of it, and you can also nowadays, not using this concepts in order to acheive the Magnum Opus, the proof is that, at that time there were far more metallic transmutation than now, but back to the subject -, we can study crystallizations in the frame of Philosophy/'Chemistry' and try to see through the mechanics of our protagonists, so well known now : Sulfurs, Mercuries, Salts, with an S at the end, yes, because, even if all Sulfurs are a Sulfur, and all Mercuries ... you know, you get it; we are here in the scope not speculative, but operative, and we need greatly of distinctions between principles. Because, even if they are linked to the general archetye of the matter (Principle itself : Sulfurs => Sulfur archetype), they are not all behaving the same in every situations depending of their qualities (volatile, fixe, volatilized, fixed). Still with me ? Good.

The vegetable potash salt, K2CO3, the one found in general in the vegetable kingdom, is properly constitutive to the structure and life of the plant itself. 
Extracted from the ashes, this salt bears in itself a complex nature, and, alchemically speaking, almost complete, id est, Sulfur, Mercury and Salt.

I said, alsmost complete, because its nature is to be deliquescent, and thus, put in the open air, will attract water, and form a liquid, but, yet, it will dry and crystallize, and this after a delay of a month or two depending of the climate. In reality, all the deliquescent salts do the same. But why ? Because it drank. If we think like children, we could imagine that this salt was very thirsty. Now, it had enough water. And it will retain only what it needs and this will dry out, naturally not deliquescent anymore. Yes, it was dehydrated ! And if ever we heat again this salt, it will be again deliquescent and form a water very quickly. Fire, made it dehydrated again and removed the humidity. As we know, fire is the opposite of water.

Why then will we find this salt in the vegetable kingdom ? If we look closely the kindgoms we could see that minerals are from earth element, plants from water, insects from air and animals/humans from fire. Thus, "tartar salt", is linked to water/plants. It will be able to find the water it needs there.

I let you know meditate of the animal kingdom salt....


About Liver of Sulfur.

Let seen now a little bit more the characteristics of this matter, with simples expriments. We already let it melt and cool. And we observed a curious change in colours, going from yellow green to beige, to brown, to red brown and going back to the normal colour by the same scale. 

This matter do not lack of synonymes : Barège Salt, Liver of Sulfur, Hepar Sulfuris, Salt Duobus... And this matter is completely deliquescent.

Barège From Germany.

It is sometimes used in metal patinas, in order to burnish or in the blackening statues or jewells, and its action, after having myself tested it on silver, is immediate and drastic (under liquid form), the lunar shinning at the very second that the liquid is applied, completely disappear under a coat of shadow, of a black, brownish colours, sometime, depending of the concentration of the solution, the colour will be of old gold, and even sometimes a bit reddish. 
Shall we scratch a bit the surface that the colours vanishes. Butter of antimony (SbCl) is also used in order to blacken metals, but in a more martial area of applications : in armory, to blacken the steel of guns & rifles. I don't know if it is still used, but it was.

Liver of sulfur bought in store is often quite expensive. It is also of a rough quality, quite not well mixed. 

But, two methods can generate this liver of sulfur : The wet one, and the dry one.

The wet one uses water, NaOH or KOH and flowers of sulfur, and everything is mixed together in due proportions. The best is to use the deliquescented salts. In fact, only strong bases can "wet" the sulfur and make it soluble. We were talking a bit about saponification earlier, and it is the case so to speak.

The second one, the dry, is just a fix alcali and flowers of sulfur, fuzed together at the lowest possible temperature in order to avoid any sublimation of the sulfur. If ever you do this, do it in open air, in a non metallic dish, and wear gloves and complete face  gazmask with the appropriate cartridge, no kidding.

In the first case we get a very nice red solution, thick and tinging the side of the glass in a characteristi yellow colour. The dry method gives a brownish/Yellow green mass, looking like liver. Thus the name "liver of sulfur". 

For the following of the operations, we dissolve a bit of this mass in water, and wait for the complete solution. Add a bit of water if ever it is needed. You can also wait for its complete dissolution by deliquescence. It is just longuer.

A yellow liquid appears : 


Following this, let this liquid evaporate in the open air.

Curiously, I wore the dish with one hand and it let a kind of print in the liquid. Why is the liquid not reacting the same at this place, I don't know and can't really explain it. Furthermore, the water was cold. 

We get a whitish paste, crystalline, and of great finesse.

The paste is not deliquescent and will be gathered with a bit of water, forming a milk.

We can call this matter the "Milk of Sulfur".

If we let the Liver in deliquescence and that we put it under a solvant, like alcohol, then we have a very nice tincture, at first yellow, then red, it is pure sulfur. A little bit of patience, let the tube, without moving it, at normal temperature, and you'll have beautiful needles of pure sulfur forming inside the alcohol. They will fall on the bootm becaus of their own weight. The alcohol reached a point of saturation and the crystallization occured by itself. Too much alcohol for too less sulfur will not give you nice crystals, the sulfur being too much diluted will not crystallize as nicely. Unfortunately I don't have to photography of my needles of sulfur :( They can reach about a cm long.

And, we find again here our crystallization of sulfur ... like in the above article. Same result, not the same methodology. One dry, one wet. 


Crystals of Sulfur under formation.

Diluted Liver under alcohol.
See the richest red above, and depleted liver below. Clearly sulfur prefers alcohol than water + alcali. 

We can use sulfur upon metals, in order to blacken then, as statd above, or even in order to "work" on them and to extract, so to speak, their soul. Is it a ionic solution ? Maybe. 

We will play a bit with it, let's go now !

Take a bit of liquid liver of sulfur, and put it on copper, it will blacken in the moment. And it will give, with time, what we could call a lychen or a crown of venus.

Blackening.

Growth of crystals. Nice :)
Chemicall but very nice to witness.

Okay, so, what now ?

Lets put this ring under a little bit more Barège and and wait again a moment without touching it :

Wondrous.

Sulfur is fixed on the metal, and the alcali salt crystallizes. Becaus it is freed from the bond with sulfur. This action will draw ions of copper, giving the blue colour.

Is it finished ? No. Will still can have fun and have wonders to witness, a transmutation ? No, unfortunately ! But, for our ancestors, a beginning maybe to their eyes. In old books of Goldsmiths we can find such recipes, tinging metals into another colours in order to make profit. That type of frauds was pretty cmmon at that time (around 1700).

One can maybe use tin or aluminum leaves for this process. But it is here just a curiosity.

Take the previous solution and add KOH over it, everything will precipitate under a black pit, but with slow heat, it will be blue again. (I present the experiment as I did myself, maybe there is a shorter version of it).

With KOH and heat.

Silver leaves.

Here, I've poured three drops of this blue "tincture" of venus, on silver leaves (no it is not transmuted depites the appearances because under HCl test everything disolves).

Tadammmm ! We could believe it is pure gold. 

We have a very nice colour, it looks like gold. Some parts though are not yet coloured, because they have not been in contact with the liquid.

I hope you enjoyed it folks, it is better to share the photos that stay aslepep in the computer than forgetting them. 

If ever you would like to make this experiment, don't forget the simples rules of security.

May 13, 2016

Du Foie de Soufre.

Nous avions commencé à parler du Foie de Soufre, dans un article précédent il y a peu de temps. Voyons un peu plus en avant les caractéristiques de cette matière avec des expériences simples. Nous l'avons déjà fondu et laissé refroidir, et nous avons constaté un curieux changement de couleur dans la matière, passant alors du vert jaune, au beige, puis au brun, marron foncé et au marron roux, revenant, par les mêmes couleurs, mais en sens inverse, au point de départ, vert jaune.

Ce composé chimique ne manque pas de synonymes, on le nomme tour à tour, Hepar Sulfuris, sel de Duobus,  Barège, et donc, Foie de Soufre. Ce dernier est totalement déliquescent. 

Foie du commerce, trouvé en Allemagne.

Il est parfois utilisé dans les patines métalliques afin de brunir ou de noircir les statues ou les bijoux, et son action, pour l'avoir testée sur de l'argent, est immédiate et radicale (sous forme liquide), l'éclat lunaire s'en va à la seconde même, laissant alors place à une surface brunie, voire parfois d'un vieil or brun. Frottons un peu, et l'action de l'Hepar Sulfuris s'en va. Le beurre d'antimoine (SbCl) est lui aussi utilisé à ces fins, mais dans un contexte souvent plus martial, car ce sont les armuriers qui, avec précautions et rapidité, le placent sur les aciers des armes à feu afin d'en faire la patine "noire". Je ne sais pas si cela est encore très utilisé à cette fin, mais cela l'a été.

Le Foie de Soufre acheté dans le commerce est souvent cher. Il est aussi souvent mal travaillé. La qualité laissant à désirer ... Deux méthodes permettent de produire le Foie, l'humide, où de l'eau, du Soufre en fleurs, du NaOH ou KOH sont mélangés ensemble. En effet Seules les bases fortes permettent de "mouiller" le Soufre et de le rendre soluble. Nous parlions dans l'article précédent de saponification, et bien c'est un peu cela. La seconde est la méthode sèche. Seuls Soufre et Alcali sont placés en fusion, à basse température afin d'éviter toute sublimation du Soufre. Dans le premier cas nous obtenons une solution d'un beau rouge caractéristique à l'éclat jaune doré si nous tapissons le bord du verre dans le second, une masse jaune verte, voire brune, d'où son nom de "Foie". Pour la suite des opérations nous dissolvons un peu de ce Foie de Soufre dans de l'eau distillée. Nous attendons la solution totale en ajoutant un peu d'eau. 

Un liquide jaune or apparaît : 


Suite à cela, plaçons ce liquide à évaporer à l'air libre.


Nous obtenons alors une pâte blanchâtre, cristalline de grande finesse.

Chose curieuse, j'avais porté le plat d'une main, et cette dernière a laissé son emprunte dans le liquide en réaction, peut être une infime différence de température, mais le liquide étant froid, je ne comprend pas la réaction, voyez :



La pâte récoltée n'est pas déliquescente. Elle sera alors placée dans un tube à essais avec de l'eau pure : 


Nous pouvons nommer cette matière "Lait de Foie de Soufre".

Si nous laissons le Foie en déliquescence et que nous le plaçons sous un solvant, tel de l'alcool pur, alors nous avons une teinture d'un très beau rouge. Un peu de patience, (laisser alors le tube ou le flacon dans un coin, sans variations de températures ni mouvement) et de longues aiguilles de soufre pur vont alors apparaître et tomber dans le fond du ballon sous leur propre poids. Le Soufre a été solubilisé pendant un temps, a atteint son point de saturation, et s'est précipité sous forme de très beaux cristaux. La quantité d'alcool est importante, car trop de ce dernier et les cristaux seront petits, voire inexistants.

Et nous retrouvons ici notre cristallisation de Soufre, mais par voie humide, opposé à la voie sèche dans l'article précédent. 

Cristaux de Soufre en formation.

Le Foie de Soufre ici dilué, et l'alcool au dessus.

Nous pouvons utiliser le Foie de Soufre sur les métaux pour les noircir, ou encore les "extraire", ici de manière plutôt chimique (dissolution ionique ?) et s'amuser un peu avec, voyons ce que l'on peut faire !

Prendre alors un peu de Foie en liquide, et le placer sur du cuivre, le tout va durement noircir. Et donner, avec le temps (là encore, condition nécessaire à la formation de cristaux) une couronne de vénus. 

Premier noir.

La dite couronne. 
Chimique, mais très sympa.

Plaçons cet anneau sous un peu d'eau et un peu plus de Barège :

Nous avons alors de beaux oursins !

Le Soufre S est fixé sur le cuivre et le sel alcali se cristallise, car libéré de son lien avec le Soufre (ce dernier a un petit faible pour Vénus, mais peut on le lui reprocher au vu du spectacle offert ?).

Est ce terminé ? Non ! Il reste encore de quoi s'amuser et s'émerveiller ... une transmutation ? Non, hélas, mais dans l'esprit de nos anciens, un début peut-être ... dans de vieux ouvrages sur les métiers d'orfèvrerie, ce que j'expose maintenant aurait fait fureur, car bien que j'ai utilisé de l'argent quasi pur, des feuilles d'aluminium ou d'étain feront l'affaire, et à l'époque les fraudes de ce type étaient assez courantes, bénéfice quant tu nous tient !

La procédure : Prendre ce Foie de Soufre sur le cuivre, et y ajouter du KOH ou NaOH liquide. Le tout va devenir noir. Puis laisser le cuivre se solubiliser après une période de coction à douce chaleur. Un beau bleu va alors se faire voir.

Avec KOH.

Ici, j'ai placé 3 gouttes de cette "teinture" de Vénus, sur les feuilles d'argent (non ce n'est pas transmuté malgré les apparences, car au test, tout se solubilise en HCl).

Feuilles d'argent.

Tadaaammmmm !! On croirait de l'or pur.

On voit clairement que certaines parties n'ont pas été touchées par le cuivre et sont restées argentées. Mais placées sur un bain de cette teinture, elles seraient devenues totalement dorées. 

Toutes les photos sont de moi, elles dormaient dans un coin de mon ordinateur depuis un moment et je souhaitais vous partager mes expériences avec cette matière. J'espère que cela vous aura plus.

Si jamais vous souhaitez refaire ces expériences, libre à vous, mais pensez à porter gants, tabliers, visières ou lunettes. Les produits utilisés sont dangereux. Ne rien ingérer surtout.

Surtout ... émerveillez vous, et amusez vous (en sécurité) !

May 12, 2016

Cristallisation.


Etude de la cristallisation... Ici Soufre S pur à 99.99%.

La cristallisation devait probablement être une merveille aux yeux "non chimisés" de nos anciens, et trouver ces "gemmes" solubles dans l'eau devait être une sorte de curiosité rare. Comment ? Pourquoi ? Et mieux encore, ces sels donnaient quelque chose d'autre lorsque distillés ou mélangés avec des acides ... D'une terre alcaline, sèche, peu encline à donner un sel, celle ci se transformait alors, après l'ajout de la solution adéquate, en un sel soluble, voire fondant. N'étais ce pas alors, étonnant ?

Nous avons avec les sels, les métaux, les gemmes, des exemples de cristallisations, de couleurs et formes variés et portant à la méditation et à la curiosité.

Nous avons eu tendance, depuis la venue de la chimie, à banaliser la cristallisation. Nous n'y voyons plus alors qu'un assemblage d'atomes. Dommage ! Car il y a là un mystère que nous nous devons de comprendre parfaitement afin de pouvoir avancer dans la compréhension du Grand Oeuvre ! Oui, la Pierre, est un cristal ! Alors comment naissent'ils ? Croissent'ils ? De quoi alchimiquement sont ils composés ? Pourquoi se forment ils ? Où se situent'ils dans les principes ? Tout cela restera à votre méditation mes amis. Ici malheureusement, je ne puis m’étendre autant que je le voudrais. 

Cependant, Alchimiquement parlant, et c'est là que cela devient pertinent, et au delà de l'atome, dont les Alchimistes n'avaient pas la moindre idée (et en réalité dont on peut se passer totalement aujourd'hui encore pour la poursuite du Grand Oeuvre - non, ne poussez pas de hauts cris, la preuve en est que sans la connaissance de l'atome il y avait plus de transmutations de métaux que maintenant... mais revenons à nos moutons), nous pouvons étudier les cristallisations dans un cadre Philosophique/Chymique, et essayer de percer à jour le fonctionnement de nos protagonistes, protéiformes, si bien connus maintenant : Soufres, Mercures, et Sels. Avec un S à la fin, oui... car bien que tous les Soufres soit un seul Soufre, et que tous les Mercures... bref vous avez compris la suite, nous sommes ici dans le cadre, non pas spéculatif, mais opératif, et nous avons grand besoin des distinctions entres principes, car bien qu'ils soient liées à l'archétype général (Soufres =>Archétype du Soufre), il n'empêche qu'ils ne se comportent pas tous de même "en situation". Vous suivez toujours ? Bien.

 Le cristal de potasse végétale (K2CO3), celle trouvée dans le règne végétal, est proprement constitutif à la plante elle même, et est propre au règne végétal. Dégagé des cendres, ce sel porte en lui pourtant une nature complexe, et presque complète alchimiquement parlant, c'est à dire, Sel, Soufre, Mercure. 

Je dis "presque" complète, car sa nature est déliquescente, et laissé à l'air libre il va en premier lieu devenir une eau limpide puis, ce sel va s'assécher pourtant, et ce après un délais d'un bon mois (voire deux selon le climat). En réalité, tous les sels déliquescents font de même. Pourquoi ? Car il a bu. Si nous raisonnons comme des enfants nous pourrions penser que ce sel a très soif. D'une manière ou d'une autre, il est clairement déshydraté. Ce n'est qu'après avoir eu assez de son eau qu'il se stabilise à nouveau et se cristallise sous forme sèche, et non déliquescente. Nous devons alors de nouveau le chauffer fortement pour qu'il retrouve sa nature déliquescente. N'est ce pas là la preuve que le feu le déséquilibre ? Pourquoi alors le trouvera t'on dans le règne végétal ? Si nous regardons les règnes nous voyons que le minéral est lié à l'élément de Terre, le végétal à l'Eau, les insectes à l'Air et l'animal et l'humain au Feu (oui je sais, les attributions ne sont pas classiques, mais j'y ai longuement réfléchi et je ne rentrerai pas dans les détails ici concernant les caractéristiques des règnes). Ainsi donc le sel de Tartre, de son petit nom Alchimique, est lié à l'eau, et en effet, c'est ce dont il a le plus besoin. 
 Il a donc trouvé dans le règne végétal un eau qui est à sa porté en permanence, dans la plante.

Je vous laisserai donc réfléchir sur le sel constitutif des animaux et des humains...

May 11, 2016

Rejuvenation

I don't remember exactly the source of this text, but I think it comes from Richard Ingalese's book or article, if ever you have more infos about it, don"t hesitate to contact me.

From Cabala Mineralis.
Here it goes :

[...] It was here in this building, that the members of the Brotherhood, up to thirteen at a time, for 40 days, enacted their secret rites of spiritual rejuvenation, but only after physical rejuvenation had been completed. 
It was these rites of physical rejuvenation that employed alchemical medicines.
Beginning on the full moon in May, a 40 day seclusion began, which included fasting, prayer, and the drinking of rain water (collected in May), and laxatives. On the 17th day, several ounces of blood were removed and a few white drops of an unknown substance given to the participating neophyte. Six drops were to be taken in the evening, and six in the morning, increasing two drops per day until the 32nd day of seclusion. At sunrise on the 33rd day, more blood was removed, and the first grains of the materia prima was given. 
The effects of the 'grain of elixir' was instant loss of the powers of speech and recognition, with convulsions and heavy sweating. After these subsided, the bedding was changed, and a broth made of lean beef and a variety of herbs was given. On the second day, a grain was added to the broth repeating the above symptoms, and upon which "a delirious fever set in which ended with a complete loss or shedding of the skin, hair and teeth of the subject."  
On the 35th day a bath of prescribed temperature was given, and on the following day, the 3rd and last grain of the materia prima was given in a goblet of wine. The effects of the final dose were much more mild, resulting in a deep sleep during which the skin, hair, and teeth reappeared. On awakening from this ordeal, an herbal bath was given, and an ordinary bath (with saltpeter added) on the 38th day. On the following day (the 39th) ten drops of the elixir of life were given in two spoonfuls of red wine. This final dose was known as the 'grand master's elixir' or balsam.
On the 40th and final day, the initiate was said to have been reborn into primordial innocence and capable of living 5,557 years with the grace of God before being called back to the heavenly lodge. The process however, had to be repeated every forty years in the month of May if this were to happen. 
Unfortunately, we know neither the contents of the elixir or the herbs administered as bath or broth for this ceremony. It is also very likely that such a recipe or listing may be sitting somewhere, written in Old German, or even frakture script, in a local historical society somewhere in Eastern Pennsylvania, with no one being able to read it, or know the meaning of its contents otherwise. 
We are also at a loss for any idea as to who may have survived the ordeal. However, the effects of the recipe sound strikingly similar to those given in Paracelsus' writings regarding the Melissa Ens, a potent spagyric medicine said to convey long life and rejuvenation.

Hepar Sulfuris

Ici succession de couleurs lors de la chauffe et le refroidissement de Foie de Soufre/Hepar Sulfuris. Rien "d'Alchimique" ici, car la réaction en elle même est chimiquement bien connue.

Le Foie de Soufre est la fusion d'un Alcali et du Soufre S, permettant au soufre S d'être alors soluble en eau et en alcool, voire d'autres solvants. 

Nous créons une sorte de saponification qui peut nous être alors bien utile pour des travaux proprement Alchimiques cette fois.


Evidemment, comme d'habitude, que ceux qui ont des oreilles entendent ... Le travail sur le Soufre S est majeur dans l'approche des travaux Archimiques et Alchimiques concernant les métaux et leur évolution. 

L'Huile de Haarlem, fameux remède créé par un Alchimiste d'Amsterdam, est aussi une solubilisation de Soufre S, et ce qui le rend parfaitement bio disponible au corps humain.

Car ici, nous pouvons aussi conclure que tout procédé chimique, est aussi réplicable en Alchimie pure, mais pas exactement avec les mêmes éléments chimiques, mais bien avec les Principes de la matière.

Nous pourrions donc souligner ici l'Archétype du processus en cours, applicable à bien niveaux dans la matière. 

Nous avons aussi ici, chimiquement, une fixation du Soufre S, qui est volatil par nature, cependant, cette volatilité est toujours présente lorsque nous chauffons réellement fortement le Foie de Soufre. Il y a alors combustion. 

May 09, 2016

Circulatum and Spiritus Mundi, Archetypes of matters and the Stone.

From a conversation on Alchemyforums. A post of mine : 

"Some advanced Spagerical preparations can smell good, be extremely volatile, have a great surface tension, be clear as the purest water, and act as a secret fire. Weidenfeld wrote an extensive book about it. But also an extreme level of energy. For those having an idea of the scale, such product can reach at least 7 millions of Bovis unities (my own measures).

The names ? As stated as above and few more : "Circulatum", "Radical Menstrum", "Phi Spirit of Wine", "Quintessence", "Alkhaest", sometimes "Paradise Water", "Eagle's Gluten, "Magister"... 

And, there, a type of Mercurial Spirit is involved, but it is not Spiritus Mundi. But a derived of it, and the result of this is an Ersatz.

What is it all about here ? It is a preparation of the salts and Sulfur that are already created in this matrix. Nothing else. No big deal.

Spiritus Mundi induces something else. It is the closest matter from the origin, crudest. Freshly polarised. A new born. And because of the lack of density it will go back quickly to the nimbs. It is at first a concept, then an astral energy and then a cold plasma/ether. Cooling down it will give a vapour, then a water, and all the other archetypes of matter but on the purest form ever.

This crudity will be fixed and give birth, in perfect conditions (in a lab for example), to a very pure, and special matter. In which the level of "life force" is so dense...

The Stone is a name for a type of matter, understand it as a general archetype. The subject is far more complex and it is only after several years of intense work in the Lab that I can reach a bit of understanding about it. Describing it is simple, but understanding it is dense.

In a simple phrase I would say that the "Stone" gives you immunity and access. To this world, and to the others, but also power over them. It is blessing, healing, benediction, perfection, evolution, transmutation. All these terms in one. 

Archetypes of matters is a great thing to understand, because whatever the chemicals, whatever the source, a sulfur is a sulfur, a fix soluble salt is a fix soluble salt, a volatile salt is a volatil "ammoniac" salt... etc. This is why the Stone can be reached from several sources and do actually exist in a physical form and sometimes can naturally occurs in nature, but it is extremely rare because of the cycles of this universe we are in, right now, but in the future of future, Stones will happen naturally when the whole universe will be ready to produce it, but it is yet not ready. 

Because the Stone is the "physical" beginning of the end of the world as it should be : evolved and perfected in the matter, until it is so perfect that there is no more difference between it and the Source, i.e no more polarities in the Stone because it is a pure QE. All forces united for good.

For now, duality is way too great in order to be able for the universe, and it's smaller manifestations, to produce Stones by itself/themselves everywhere, this is why it must be transmuted in all kingdoms and in it's overall "corpus". For it and them (kingdoms) to be able also to give birth to their own version of the Stone.


"I want to transmute everywhere" ~ The Spirit of Alchemy."

April 26, 2016

Usage d'un Mercure Philosophique sur de l'or et obtention d'une Toison D'Or.

Using a Phi. Mercury on pure gold leaves and getting a Golden Fleece.







April 21, 2016

EL DESDICHADO

EL DESDICHADO



Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encore du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval

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C'est un très beau poème que nous a livré Gérard de Nerval. Evidemment, comme Alchimiste, nous allons y trouver certains mots clefs qui nous font de suite dresser l'oreille. Nous n'irons pas dans le détail descriptif de ce poème, et ma connaissance de cet auteur étant limité, je ne me risquerai donc à ne parler que de ce que je connais. En fin d'article on trouvera un lien intéressant pour ceux qui souhaiteraient étudier un peu plus le personnage de G de N et son lien avec l'occultisme ou l'Hermétisme.

De prime abord, des mots comme "étoile", "soleil noir", "tombeau", "mer", "fleur", "rose", "phébus", "Reine", "grotte", "sirène" nous parlent vivement. Nous y retrouvons des symboles qui nous sont très bien connus, et qu'un Eugène Canseliet se serait fait un grand plaisir à expliquer et à décortiquer. Certains y voient un rapport à l'hermétisme des cartes du tarot, mais ces dernières aussi ont un lien avec l'Alchimie ... 

Pour l'opératif, il y aura certaines choses qui lui feront écho de suite.
Au tout début il nous confie :
"Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,", et peut-être ici nous avons une idée de la matière première saturnienne et dévorante donc les sages en font leur sujet dans certains travaux métalliques.

Nous retiendrons aussi ce verset : "Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron".
Cela voudrait il dire qu'il a réalisé une fois la traversée intérieur du régime de Saturne (l'Achéron est un affluent du Styx, fleuve de l'enfer dans la mythologie Grecque). En un sens, il aurait réalisé l'oeuvre avec succès une fois, car il a traversé l'Achéron à l'allée, et une autre fois au retour. Est ce là ce que nous devrions comprendre ? Peut-être ...

Mais avant nous lisons :
"J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène..." Si nous prenons "Etoile, Grotte, et sirène" nous pourrions penser ici à un travail sur le régule martial d'antimoine, qui présente bien une étoile, une grotte, et une matière qui nage à la surface. Notre Mercure, notre poisson, notre rémore ou sirène.

Pourrions-nous penser que G de N était un pratiquant de l'Alchimie ? Ou simplement une personne bien au fait de certains travaux Alchimiques, car ayant dans ses connaissances des opératifs ? Ou encore il aurait été très bien versés dans la connaissance livresque de l'Art, ce dont je ne doute ici, absolument pas. Je pense que ce sera là une question sans réponse...

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Je remercie Vincent Comte, compteur professionnel qui m'a fait connaître ce poème.
Autre source : http://libertesconquises.blogspot.fr/2015/10/gerard-de-nerval-poete-alchimiste.html

April 08, 2016

Equilibre du Mercure.


Ripples in Liebig. 


Parfois certains Mercures nous surprennent par leur étonnant équilibre.
Tous les Mercures ne se comportent pas de la même façon. "Mercure" est vraiment un terme générique pour désigner cette catégorie de matières capable d'avoir parfois une grande douceur, ou une grande volatilité, mais aussi une grande force et beaucoup de "crocs".

Du plus volatil au plus fixe, les Mercures sont un seul Mercure mais prenant des corps différents.

Parfois cette nature Mercurielle est déroutante. Surprenante, voire énervante.

Nous distillons quelque chose, nous en perdons la moitié tant la volatilité est grande.

Nous le distillons une première fois à une température basse, et la seconde, dès qu'il a connu le Soufre, nous le distillons à trente degrés de plus ... Allez comprendre.

Le Mercure lui aussi a ses initiations. La distillation en est une. La déliquescence une autre. La fixation est la majeure.



Mettre le Mercure au défis n'est pas facile. Il se jouera de vous rapidement, et le plus simplement du monde.

Vous pensez le coincer et le retenir ? Hé non...  

Il est parfois plus facile de lui rendre sa liberté que de le retenir en cage. Mais cet oiseau là, parfois rare, sait se faire amadouer. Car lui aussi a un coeur et des attraits.