July 29, 2017

Protection, exemple

J'aime énormément faire des outils magiques, et surtout, pouvoir combiner les énergies entre elles pour les pousser un peu plus loin dans leur souplesse d'usage, dans leurs fonctions. Les dispositifs, liés à des énergies telluriques, permettent de faire de belles choses.

Ainsi, aujourd'hui je vous propose l'association de trois outils :

- La labradorite, pour ses qualités de protection + un pendentif labradorite relié énergétiquement au dispositif.
- Les mains de Fatma, qui sont de forts boucliers astraux.
- Le palet en condensateur fluidique universel  de 24 cm de diamètre, pour porter la charge et la force de mise en route, mais aussi pour être un support et captation au point positif Hartmann sur lequel il est posé. Ce qui alimente en permanence le dispositif.


Ici l'obélisque de Labradorite est posé au centre de 4 mains de Fatma, symboliquement pour protéger les 4 directions, sur le palet pour une super charge et un rayonnement astral puissant en vue de protection d'habitat. 

Mains et palet dispo sur http://salaziusstore.blogspot.fr/

- la labradorite est reliée à une autre en pendentif, ainsi je dispose de l'énergie de ce dispositif sur moi en tout temps, les pierres ne sont pas à vendre :)

Distillation jeu de polarités


dessin de Salazius.

La distillation, un jeu de polarités. 

Un appareil actif, la cornue, et un ballon de réception passif. 

Une phase transitoire Mercurielle entre les deux, composée de deux phases elle aussi : active avec la sublimation et passive par la condensation. 

Chaud d'un côté, froid de l'autre. 

Tel un acte intime de création.

Elevatio et descesum.

July 25, 2017

Critique de lecture du " Grand Oeuvre d’Alain-Fournier"

Je vous livre ici ma lecture et ma critique de l'ouvrage "Le Grand Oeuvre d’Alain-Fournier", édité il y a peu, par Alliance Magique (en le remerciant énormément, ils me connaissent si bien !), et écrit par  Michel Labussière. 
Par ici (en pdf) pour la table des matières, la présentation officielle de l'ouvrage, sur le site de l'éditeur.

Vous le trouverez en vente en ligne ici sur le site de l'éditeur. C'est un ouvrage d'une belle facture, qui sort des productions habituelles de Alliance Magique (couverture plus souple, papier beige), on y retrouvera avec plaisir des gravures alchimiques donnant une atmosphère que les habitués connaissent si bien.

Clairement le corps de l'ouvrage, met parfaitement en valeur le contenu. C'est un beau livre, agréable d'aspect et au toucher (ce qui est important, car si on n'aime pas le toucher d'un livre, on ne risque pas de le lire beaucoup...), c'est donc une bien belle production qui est présentée là.

D'un point de vue général, le livre est bien présenté et organisé, la lecture est fluide et poétique, les références alchimiques et au roman sont très nombreuses, doit on penser par là qu'il faille avoir lu Canseliet, et Fulcanelli auparavant, je ne pense pas, cependant, il est tout de même nécessaire de lire le roman avant. Il est clair qu'une connaissance de base de l'alchimie aide à aller un peu plus vite dans sa lecture, cependant, tout est fait pour que le lecteur puisse aborder le sujet sans trop de peine, et les références, complètes, sont parfaitement bien indiquées en fin d'ouvrage, avec beaucoup de notes explicatives.

J'ai tenté par ces deux photos de rendre un peu de l'atmosphère qui se dégage du livre.

Les connaisseurs du roman (que l'on trouvera libre de droits ici en pdf) retrouverons vite leurs marques et leur lecture du livre leur servira alors à pénétrer la présentation alchimique de cet ouvrage. J'ai pensé qu'un lien vers le livre en pdf serait une idée pour permettre un accès plus simple à l'ouvrage que nous présente aujourd’hui Alliance Magique.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient prendre (ou reprendre) connaissance du sujet de l'ouvrage il y a un site internet ici, qui est très bien fait. Je les invite donc à le consulter pour se rafraîchir la mémoire ou compléter leurs connaissances.

Sinon, Wikipedia nous en donne un résumé :
Le roman retrace l’histoire d’Augustin Meaulnes, racontée par son ancien camarade de classe, François Seurel, devenu son ami. François Seurel et Augustin Meaulnes sont tous deux écoliers dans un petit village de Sologne près de Vierzon. Lors d’une escapade, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se déroule une fête étrange et poétique, pleine d'enfants. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l’occasion des noces de Frantz de Galais. Parmi les festivités, des promenades en barque sur un lac sont offertes aux convives ; Meaulnes y rencontre une jeune fille, Yvonne, dont il tombe instantanément amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et n'a plus l’occasion de la revoir. La fiancée tant attendue s'est enfuie, le mariage n'a finalement pas lieu et la fête prend tristement fin.
Revenu à sa vie d’écolier, Meaulnes n’a plus qu’une idée en tête : retrouver le domaine mystérieux et la jeune femme qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses. Les deux garçons font la connaissance du bohémien qui leur avoue être Frantz de Galais et leur fait promettre de faire revenir sa fiancée disparue.
Meaulnes s’en va étudier à Paris mais en vérité c'est pour retrouver Yvonne. Les mois passent et François n'a plus de nouvelles de son ami. C’est par hasard que, devenu instituteur, il retrouve la piste de la jeune dame, Yvonne de Galais, la sœur de Frantz, dont le Grand Meaulnes est toujours amoureux. Il retrouve Meaulnes et le prévient de la nouvelle.
Meaulnes demande en mariage Yvonne qui accepte et ils se marient. Pourtant le lendemain du mariage, Meaulnes s'en va sans laisser de nouvelles. François décide de s'occuper d'Yvonne, devenue une amie proche et du père de celle-ci. Il devient confident de la jeune épouse. Quelques mois passent et Meaulnes ne revient pas et ne donne pas de nouvelles. Yvonne apprend à François qu'elle est enceinte de Meaulnes. François décide donc de s'occuper d'elle en attendant le retour de son mari. François découvre alors les carnets de Meaulnes où il explique être parti pour aller retrouver Yvonne mais aussi la fiancée de Frantz.
L'accouchement se passe très mal : Yvonne fait une embolie pulmonaire et meurt. François l'amène jusqu'à son cercueil. Le père d' Yvonne meurt quelques mois après et François devient l'héritier. Il s'occupe de la petite fille jusqu'à ce qu'elle ait un an. Meaulnes revient alors et apprend la nouvelle. Il serre sa petite fille dans ses bras et quand François passe devant la maison, il voit Frantz et sa fiancée.
A première vue, et en toute honnêteté, nous n'y voyons rien d'Alchimique ou d'Hermétique.
Mais ...

Les photos sont de moi.

Mais c'est là le miracle d'une lecture avertie, comme l'auteur de l'ouvrage le précise lui même page 178 : "Le Grand Meaulnes mérite d'être lu comme il a été écrit : avec une extrême précision, qui seule est à même discerner le sens de détails en apparence insignifiants. C'est par ce muet langage du secret que le texte nous tient son discours inaperçu".

L'analyse alchimique du texte est pertinente, et est un véritable cours en cryptographie parfois, l'enquête, car en somme s'en est bien une, est bien menée, et les conclusions parfaitement présentées, on en sort enrichi, étonné du processus de découverte de ce message alchimique caché, cousu en filigrane dans un tel roman.

Je n'ai personnellement pas la fibre à "aller chercher le message alchimique partout", mais là je dois tirer mon chapeau envers une telle recherche et une telle analyse, tout autant qu'envers la connaissance du roman, et de la correspondance, de la vie de l'auteur. C'est un gros travail, et qui prouve par ses efforts la vision psycho-alchimique, d'un tel travail. Nul travail ici sur les réelles matières du Laboratoire, mais un travail alchimico-romanesque, où la prime matière est "Yvonne", le personnage principal du roman. Mais tout ne s'arrête pas là, bien loin de là.

Nous voyons que l'auteur s'est intéressé à l'alchimie, et a une lecture des classiques somme toute importante, ce qui lui permet de tirer de cette culture Alchimique, une riche moelle applicable à la fine lecture de ce Grand Meaulnes. Il est clair que ses correspondances entre les écrits hermétiques et alchimiques 'collent' bien à ce roman, et nous pouvons de fait, accorder crédit à ces parallèles entre roman et alchimie.

Nous voyageons dans l'univers mental de Alain Fournier, dans son enfance possiblement marquée par l'Alchimie à Bourges, nous voyons aussi son usage de termes alchimiques dans sa correspondance privée, laissant des indices hermétiques à suivre, pour mieux cerner le personnage, l'auteur, son histoire, son roman.

Nous entrons ici dans un grand oeuvre romanesque, mais tellement proche du réel. Un imaginaire si prenant, grand oeuvre de la pensée et de l'esprit, mais aussi de sentiments, d'humeurs, d'expériences que l'on comprend qu'elles ont probablement été vécues. C'est un grand oeuvre littéraire dans le sens noble du terme. C'est une dimension psychologique qui est ici portée, véhiculée par la nature mercurielle des mots, et qui dans le roman prend le lecteur, le porte. C'est tout cela qui est ici exposé, clairement décrypté, extrait comme une quintessence via l'analyse fine de Labussière.

Les thèmes sont variés, et le texte se déguste petit à petit, thématique après thématique, le tout tramant une tapisserie propre à refléter à la fois la pensée de l'auteur et celle de Fournier. Un bel hommage Hermétique dans tous les cas.