September 12, 2018

Interlude : Idéalisation du parcours magique.

Pause dans les articles sur le "Puzzle de l'Agent Smith" dont la partie VII viendra probablement prochainement, le temps que mon cerveau reprenne ses neurones dans le bon ordre.

L'idée d'un parcours idéal et structuré : d'une idée grandiose à la réalisation que c'est idiot.

Etudiant Bardonnien (~Franz Bardon) l'idée d'un parcours lisse et sans difficultés s'est vite imposé comme absolument irréaliste, irréalisable et pleinement utopique. C'est probablement l'un des enseignement les plus difficiles.
Il vous demande d'avoir quasiment un mental de 'maître Zen' dès le niveau 1 (j'exagère, mais en gros, la douche froide est dès le début - mentalement et physiquement pour ceux qui pratiquent). En toute sincérité, se flageller le dos avec une botte d'orties fraîches (pas sèches petits malins, elles perdent leur piquant !) est plus facile.

Franz Bardon. Le grand Frabato.

"Pratiquez votre volonté !" dit le Grand Frabato, assis sur la planche à clous, petit plume de paon piqué dans le turban, assis en tailleur, en mode fakir qui aime les bretzel ; sauf que si, six mois plus tard vous voyez que vous n'avez progressé que de trois pages dans l'avancement du manuel de son "chemin de la véritable initiation magique" (je schématise à peine), et le moral peut vite en prendre un coup.
Et à part luter intérieurement, assis en pharaon sur le bord du lit, à 5h du mat' avant d'aller au boulot, en "mode production maximale Miracle Morning", il n'y a pas beaucoup d'éclats, et ça peut franchement rendre votre vie un peu grise, surtout si l'on souhaite malgré tout progresser. C'est là, dans ce désarroi, et dans l'impression massive d'avoir les deux pieds profondément enfoncés dans une bouse fraîche, que vous risquez le tout pour le tout : vous pratiquez le niveau 2 en même temps... Transgression maximale !

Et là ça marche.

Un de mes comparses de l'époque (quand j'ai débuté sur Entremages, Frabato MSN - la grande époque quoi !) Hilikus pour ceux qui connaissent, fort de rompre les codes, donna l'idée de travailler plusieurs niveaux d'un coup afin d'avancer comme il se doit. Le Grand Mage Bardon déconseille cela, mais je me suis rendu compte que la structure rigide de l'enseignement peut ne pas convenir à certains. Et surtout, bosser l'énergétique pendant un temps seulement, va indirectement permettre à d'autres qualités d'être en même temps utilisées et travaillées. Il y a alors un progrès, non vu, non volontairement cherché.

On est souvent, trop souvent, obligé d'avancer de manière déséquilibrée. Je sais que cela semble bizarre, mais même les ordres de type Golden Dawn, Aurum Solis, OTO, and co, progressent totalement de manière déséquilibrée dans les 5 premières années de cursus (pour les non redoublants). Un an en gros sur un élément un seul, c'est quand même lourdingue. Mais je me dis que ça a du bon. Les chemins neuronaux pour ainsi dire, au niveau de l'inconscient personnel et astral, via une grande répétition, par des appels magiques, vont finir par se créer, se marquer, se renforcer, s'imprimer. La répétition est importante en magie. Comme en Alchimie, et on ne le répète pas assez. On ne passe pas d'une matière, d'un manière à une autre, sans maîtriser le "truc". Ainsi au niveau astral, l'appel suivi d'un repos de digestion et d'ancrage, permet un travail, certes déséquilibré, mais intégratif, de la "vivance" (comme on dit en Sophrologie) de la force.

Pour en revenir à Bardon rapidement, je pense que c'est comme tout : tout muscle travaillé doit se reposer pour se renforcer. Curieusement en magie c'est un principe de base qui n'est généralement jamais appliqué. Vous travaillez le mental, et vous continuez vos exercices sur l'astral et le physique à côté, mais il est important de donner du lest, du large, du mou, du repos, du rien à faire à ce que vous venez de mettre en fonction de manière intense. Même si l'on me dit que c'est "progressif", mais continu, alors le repos c'est quand ? C'est important de ne pas non plus engorger un organe par trop d'énergies à un moment donné. Le corps mental, pour prendre cette idée, avec les méditations, silence, focalisation, demande aussi un peu de repos, et ce, pendant un temps. Sans cela, non point de progression, mais régression. Un muscle travaillé "casse" des fibres. Ainsi, post travail, il faut manger, et se reposer. Un muscle grossit pendant le sommeil, non à la salle de sport. A la salle, il est brisé. Les organes magiques, pour ainsi les appeler, doivent suivre cette logique naturelle.

Travailler en déséquilibre s'illustre aussi en Alchimie :  "la prise" de temps, d'énergie, de ressources mentales, et votre investissement sera à son comble, et vous n'aurez rien à investir sur un travail différent ou complémentaire. Ceux qui sont "rétamés" par un travail au labo le savent : qui va molo, sauve sa peau. L'axiome parait idiot dit ainsi, mais malgré cela, c'est véridique.
Ainsi une petite expérience sans grande importance, que vous faites en alchimie va venir tranquillement mais sûrement vous puncher comme il se doit. Un petit crochet du gauche au foie le lundi, un petit dans le menton le mardi, et on continue en cadence. La fatigue est réelle et profonde, et surtout insidieuse, de fait elle semble totalement "anormale". Sans savoir cela, il est vrai que l'on pourrait s'inquiéter, voire consulter.
Très sincèrement, vous pouvez repasser pour une médit' zen à 5 piges du matin. Vous êtes cassé. Moralement pas là, et émotionnellement au niveau cloporte.
Le travail engagé demande du temps, de l'intégration. Si vous souhaitez pratiquer l'alchimie ET la magie théurgie de manière sérieuse, choisissez l'un OU l'autre. Sinon bon courage et comme l'on dit : Vogue la galère.

August 21, 2018

Le Puzzle de l'Agent Smith. Partie VI

Décidément, ces articles ressemblent bien à un Puzzle eux-mêmes... :)

Voici donc les parties :

Partie 1 : Introduction à l'effet Puzzle. Syncrétisme.

Partie 2 : Dogmatisme. Honnêteté spirituelle et Religion Cosmique. Relier mais sans dissoudre. Comparaisons des courants spirituels.


Partie 3 : Dualité et effet Puzzle. Processus d'évolution vers l'unité, Shiva et Shakti. La femme, Pouvoir & Pureté.


Partie 4 : Eveil, Zen, aspect moral, insensibilité, l'énergie, l'alchimie et les matières, la Kundalini.


Partie 5 : Le Serpent, occidentalisme, maîtrise du Serpent. Développement Harmonieux.


Partie 6 (celle-ci) : L'Occident. Spiritisme. Psychologie. Egrégores. Economie énergétique.





Nous avons surtout discouru sur les apports exotiques (orientaux, étrangers aussi), ce qui est normal vu leur complexité et leur richesse, et nous n'avons pas soulevé la question de ce qui était réellement né d'un point de vue spirituel, depuis notre civilisation. Je veux dire, en propre, et pourquoi pas contemporain. 

Il est clair qu'il y a une volonté d'appropriation depuis des années, des courants spirituels qui viennent "d'ailleurs", en partie à cause d'une mondialisation, d'un accès à l'information facilité. Mais ceci avait déjà commencé il y a longtemps, comme déjà avec la société Théosophique par exemple (qu'on aime ou pas, ceci à permit un essor incroyable des philosophies de l'orient en occident). 
Evidemment, c'est resté un temps totalement marginal, mais a pourtant pu perdurer et progresser.

Venu des USA, le mouvement spirite, (qui avait convaincu aussi la société Britannique, Victor Hugo, Conan Doyle...) a apporté aussi dans ses années ses réponses. Les tablettes Oui-Ja ont alors fleuri comme fleurs au printemps. Ce mouvement a apporté disais-je des réponses et des bienfaits, a démocratisé l'idée de médiums, ou de l'au-delà, et a permit à beaucoup de se sortir du carcan de la religion Chrétienne, qui telle une gaine bien serrée par trois femmes de chambres, ne permettait par de grandes bouffées d'air frais. 


Malgré un manque évident de cadre pratique - je parle en mage, et une dérive charlatanesque plus que délétère au mouvement, le résultat a été intéressant. Je ne parle évidemment pas des effets néfastes que cela aura pu causer, surtout sur des personnes en mal de sensations, s'imaginant qu'un cimetière la nuit est un bon cadre de discussion avec des défunts. Manque de vérification totale des entités appelées, manque de discernement au final, ouvertures de portes sur des mondes qui resteront ouvertes par la suite... Avec les effets de passages qui s'en suivront. Est-ce du mythe ? Je ne crois pas. Il suffit de bien se pencher sur les phénomènes paranormaux pour se rendre compte que les effets de tels jeux, sont parfois de véritables calamités. Car au final, il s'agit bien de magie évocatoire... Mais c'est un appel naïf dans l'astral, comme à un univers entier grouillant de monde, pensant que la personne appelée se présentera au guichet - ou ce qui se présente est bien ce qu'elle dit être. Et il n'y a pas forcément de vérification d'identité. N'importe qui donc peut se présenter. Et comme n'importe qui vient, ça fait souvent n'importe quoi. Comme me disait un camarade qui avait longtemps pratiqué le spiritisme : "nous appelions ce qui voulait bien se présenter, curieusement à chaque fois j'avais des extra terrestres, et finalement à la fin nous brûlions l'énergie qui faisait bouger le verre avec un briquer, cela faisait une petite explosion...". 

Je n'ai pas assez côtoyé le mouvement pour avoir à critiquer ces méthodes, mais ce qu'il en ressort n'est pas toujours glorieux. Je ne souhaite pas jeter le bébé avec l'eau du bain puisque certains médiums font très bien leur "travail" si je puis dire. Et leurs facultés évitent tous déboires. Fort heureusement de vrais pros sont là. Mais à force de rencontrer des entités, je puis dire que l'on est jamais, jamais trop prudent et que les méthodes de vérifications sont indispensables
Pour être clairaudient moi même à un petit niveau, je puis affirmer que ce que l'on pourrait prendre pour des voix de guides sont souvent des voix de bestioles (je n'ai pas envie de décrire leur tête) qui nous "guident"...
Les "tu as le cancer" et les "on va te tuer" sont parfois (c'est cyclique) courant. Pire encore lorsqu'on souhaite engager ou entretenir une relation avec quelqu'un de sensible. Cela peut vite devenir l'enfer, car une fois repérée, la relation va être parasitée, surveillée, manipulée, influencée. J'ai déjà écrit là dessus sur le blog, mais je tenais à le souligner. Certaines personnes donc, avec leurs pratiques de magie ou de spiritisme vont alors être totalement mises sous influences sans même s'en rendre compte. S'il y a un manque de spiritualité, d'appel à une force Supérieure et Lumineuse, il y a peu de chances que cela se retourne en leur faveur. C'est donc une question de logique et d'hygiène spirituelle.


La psychologie.


La psychologie, la psychanalyse ont-elles aussi leur vision des choses, via le filtre du langage, de l’inconscient. La tentative de trouver la structure psychique a été maladroite, avec plusieurs versions, qui n'ont pas toujours pu évoluer convenablement, ou qui restent extrêmement grossières au final. Mais l'effort est là. Roberto Assagiolli avec la Psychosynthèse (j'aime les synthèses), nous apporte alors un lien entre tradition et transpersonnel. C'est important. Mais ça ne sera jamais universitaire (ou du moins nous espérons que ça le sera mais sans grandes convictions).

Jung a tenté d’apporter sa vision sur les différents archétypes intérieurs, sur l’inconscient collectif et ses manifestations culturelles de par le monde, il a parlé des synchronicités, et de l’ensemble de ces somatisations matérielles qui font que l’inconscient de l’univers et de ses protagonistes, se révèlent. Mais là encore il y a une limite, et un point de vue. C’est clairement l’avancée holotropique qui a permit avec Stanislav Groff de pouvoir voir au delà de la psychologie communément répandue et de comprendre l’être humain, dès la naissance (parfois avant, dans le ventre, ou encore avant, avant de transiter) est un être traumatisé. Et que ce terreau traumatique le suivra toute son existence. Cela laisse une énorme place à l'aspect thérapeutique du cheminement spirituel, magique, and co. Israel Regardie, préconisait d'ailleurs de faire une psychothérapie avant de s'embarquer dans l'aventure magique. Je pense que son conseil était judicieux. Beaucoup de choses sur le plan astral peuvent être évités ainsi (auto envoûtements possibles, même si dans mon expérience je n'en ai encore jamais vus, - je ne dis pas que ça n'existe pas - ou encore créations de formes pensées obsédantes..). Cependant, rien qu'à voir la débâcle mentale de Crowley, il a du se dire que le conseil aurait dû être sine qua non d'une entrée en ordre magique...

Énormément de problèmes peuvent être évités, car nous les créons souvent pour nous même. A cause de nous même. Prendre conscience d'une chose, d'un "noeud" psychique, et réussir à l'exprimer c'est formidable ! (Note : On retrouve l'idée de "psychanalyse" dans les lyings entre son maître et Arnaud Desjardins. Non dans le fait de mentir "to lie", mais de s'allonger "to lie down", le jeu de mot est facile, et comparer les termes nous ferait nous dire que s'allonger c'est pour mentir, se lever c'est qu'on est dans la vérité et qu'il n'y a plus rien à dire).

La psychologie est une forme de philosophie, mais il faut l'orienter vers le transpersonnel pour qu'elle prenne son ampleur et son plein essor spirituel. Clairement alors il y a un lien avec le "haut", et cela permet de plus facilement nettoyer "en bas". Nous pouvons aussi rendre compte de l'ensemble des apports extrêmement intéressants sur le décodage symbolique et la vie psychique du symbole en nous même qu'à pû nous apporter la psychologie/et psychanalyse.

Lorsque nous travaillons longuement en spiritualité et que nous nous confrontons à une multitude de gammes de forces (comme l'est supposé le Mage par exemple, qui va jouer rituellement l'ensemble des forces Cosmiques et les activer en Elle/lui) nous nous rendons alors compte de l'importance de l'expression psychologique de ces forces en nous, et nous pouvons alors les vivre depuis l'intérieur. Ce n'est pas juste de l'observation. Mais nous pouvons voir alors que notre caractère et nos fonctionnements psychiques sont alors facilités ou certaines choses se passent dans le corps, par somatisation. Ainsi nous saignons, nous avons des cathares, des marques... Nous sommes plus réactifs ou au contraire "plus lents". Ce sont des souvenirs ou des pensées qui seront alors plus présentes... Il ne faut pas mettre de côté l'étude psychologique simplement car l'idée est que l'univers tout entier lui aussi a un inconscient et un mental et qu'il fonctionne comme le nôtre.

Il est nécessaire d'étudier son ego avant toute chose. Ses tendances, ses aspects personnels. Et notre "signature" énergétique, notre tampon, notre marque de fabrique, afin de savoir de quelles usines cosmiques nous sortons. L'un est plutôt Martien, l'autre Mercurien, l'autre - petit déjà - ressemble à un papy, est Saturnien. L'astrologie peut, lorsque judicieusement comprise, nous aider à y voir plus clair. Mais il y aussi l'aspect "humanimal" dont il est question (voir ce blog quelque part dans les anciens articles...). Que l'on y croit ou non, il est intéressant de s'y pencher, même par jeu. C'est clairement une vision Shamanique, mais elle est parfois tellement juste !
Les peurs, les obsessions, les dépendances, les traumatismes, les ancrages psychologiques liés au psychogénéalogique et aux passés, tout cela doit aussi être travaillé. Une avancée sérieuse sur le cheminement de l'occulte, de la spiritualité, ne peut se faire si la personne ne fait que chercher quelque chose pour se combler ou fuir quelque chose qui la ronge.


Pause musicale. Vous le méritez.


Le lien avec le shamanisme de la société et de la psychologie :


Ainsi, nous pouvons discourir psychanalytiquement sur le fait que le "stade sadique anal" se joue lors des anniversaires ou de Noel - le cadeau est alors l'étron que l'enfant choisit de donner à son parent pour exprimer son amour. Ne riez pas c'est sérieux. C'est une façon dont l'enfant acquière alors son indépendance et du pouvoir.
La psychanalyse nous parlera aussi de ce "doudou" ou "objet transitionnel" qui permet d'évoquer la présence du parent auprès de l'enfant, afin d'en faire un pont pour son introjection psychique - et ainsi d'en apprivoiser l'absence physique. Soit, mais regardons cela avec un autre angle.
Si on regarde bien, les anciens "doudous" étaient des ours. Chamaniquement, ce sont des esprits protecteurs. Offrir un ours ou en avoir un avec soi rassure, de plus, à l'époque (avant l'aire du tout plastique), s'était des matériaux naturels, donc de puissants condensateurs emplis de la bave (fluide mercuriel) de nos chers bambins. L'esprit de l'ours, que certaines clairvoyants peuvent voir arriver et se loger comme une petite fumé blanche évanescente dans l'ours en peluche... C'est de la magie évocatoire, chamanique. L'Ours en peluche est le réceptacle à l'esprit familier, serviteur, de l'ours. Evidemment que l'enfant va se sentir protégé. Mais ce n'est pas forcément (que) par un processus psychique d'introjection du parent physique sous forme fantasmatique inconsciente.

Autre exemple : Nous pourrions parler du rôle sociétal des "boites", où les jeunes vont danser pour se rencontrer ou s'amuser. Décharge psychiques et pulsionnelles ? Exutoire ? Non. Je ne suis pas du côté psycho ou social. Je penche plutôt pour l'explication chamanique traditionnelle : une lumière lancinante, un rythme de tambour, une substance hallucinogène, de la danse, de l'éveil énergétique, un effet de groupe au niveau énergétique. C'est une messe. C'est un trip initiatique. On retrouve cela dans les sociétés traditionnelles. Comme les piercings et les tatouages, l'explication de Didier Anzieu est intéressante à aller voir là dessus ("son livre "Le Moi peau" est un classique). Et ce qui échappe à notre société, c'est le POUVOIR, qui est infusé dans ces actes, et comme le pouvoir n'existe pas pour nous gens civilisés et propre sur nous, alors il faut bien y trouver un sens malgré tout, histoire d'expliquer aux sauvages la vérité sur leurs rites primitifs...  et de ne pas rester "cons" face à tout ça. Les intellectuels occidentaux n'y ont réellement rien compris. Un livre que j'ai aimé pour prendre du recul est "le papalagui". Je vous laisse le découvrir. Un régal.
Et quant à ce fameux stade sadique anal, l'anniversaire est le retour solaire, et le soleil apporte traditionnellement son lot de "rayons" ou de nouvelles choses, qui sont alors fixées magiquement dans les présents que les gens offrent. Ces cadeaux servent à fixer les nouvelles énergies du cycle. Et pour Noel, non point d'étrons porteur de sens psychologisant, mais simplement un Shaman, avec un traîneau magique qui part vers l'étoile polaire, sur son traîneau, chercher les bienfaits des Dieux, sur l'Arbre du monde. Nous vivons une société qui est chamanique. Certes, le tabac, l'alcool sont des produits et plante sacrés dans les société traditionnelles, et cela n'est plus comme tel car il n'y a plus de Shamans (on a des médecins maintenant, et ces derniers face au mystérieux, restent dubitatifs. C'est un énorme tabou. Vous n'imaginez pas. Il arrive parfois par exemple, que des patients leur parlent de visions qu'ils ont sous chimio et en chambres blanches stériles... hé non, il n'y a pas ça dans les cours, mais l'environnement et les conditions sont exactement les mêmes que lors d'une quête de pouvoir en chamanisme), il y a un sens à leur consommation, et cela se fait rituelliquement normalement. Comme un tatouage. Qui est a bien des sens. Mais le sens du pouvoir, le ressenti du pouvoir est passé de mode. Notre société a poussé en ne reconnaissant plus ses racines profondes, magiques, et elle les renient. Maintenant on nous parle "du magique" en tant que mode de pensée, expression d'un désir, comme un ressort psychologique. Certes cela s'entend. Mais à la longue s'en est ridicule.
Pour en revenir aux médecins, et probablement certains me liront, il est clair que certains, rares, sont très ouvert d'esprit et sont des praticiens 'du pouvoir'. Mais le risque pour eux est grand. Cette société a développé des anticorps très forts contre les dissidents à l'ignorance et à la faiblesse généralisée. Car il s'agit de cela. Les codes traditionnels chamaniques sont là, dans notre environnement immédiat, tout le temps, mais voilés, dénués de sève vitale, de substance brute, de pouvoir. L'individu est dépossédé, annulé, neutralisé. Vouloir retrouver ce pouvoir est une gageure, une hérésie au courant de pensée, bien pensant cela va de soit, mais totalement ignorant. C'est la misère totale.


Egrégores et PIB, économie énergétique.

D'un coup l'individu qui cherche et trouve, devient alors un danger pour les autres. Alors que le réel danger c'est justement le marasme intellectuel et énergétique. Nous vivons dans des endroits où les églises ne font plus leur travail - l'ambiance pesante des dimanches est à se pendre. La masse psycho énergétique égrégorique (égrégore : masse psychique et énergétique d'une entité astrale collective) des pays demande alors des événements (avènement) comme le football pour avoir un regain de force, et une hausse vibratoire. Je voulais personnellement que la France gagne cette Coupe du Monde (Graal en or, si le sens n'y est pas...), simplement pour ça (je ne suis pas foot du tout). L'égrégore français a repris un coup de boost. Tant mieux. Les mesures sont bonnes. Le PIB égrégorique sera meilleur que l'an dernier. La pensée dominante et les sources principales énergétiques sont assez simple pour un égrégore : bonheur de base quotidien (argent, manger, sexe, amis/sorties), effervescence sportive, les vacances. Payez votre dîme, votre gabelle et le reste. 
 L’horreur et la bizarrerie de la situation font qu’il devient alors urgent de se « tirer de là », vous l'aurez compris les ennuis commencent alors réellement à ce point précis. (Là, tu te dis que tu viens de signer un papier, mais tu ne sais pas lequel.)
Celui qui ne pose aucune questions, qui ne remet rien en cause, n'est pas un problème. Devenir questionnant, c'est déjà faire preuve d'humilité, et c'est à travers elle que l'on trouve la réelle intelligence. Et dans notre société, sans vanité, point d'existence, point de salut. L'humble n'a pas sa place, on ne l'entend pas, on ne le voit pas. Il n'existe pas. Mais pire, il est une déstabilisation pour l'égrégore et le système. Ça, ce n'est pas acceptable. Mais peut-on rester dans ce monde sans avoir à "payer" tout le temps ?

J'ai longuement étudié les questions de dettes, de flux énergétiques, et de crédits dans le monde énergétique et matriciel général. Il semble que ce ne soit pas possible de fonctionner et exister sans échanges et sans "commerce". De fait, soit vous travaillez pour "payer", soit vous devenez maître des planches à billets. Mais ce dernier rôle quant  lui demande des capacités un peu particulières. En parler plus en avant, cela sortirait du cadre de cet article, et déjà que je digresse énormément... Cela ouvre des perspectives de travail étonnantes.
Et surtout, un questionnement : qui gère le "prix" des choses dans cet univers et comment, et aussi, quelles sont mes dettes et mes crédits ? On pourra dire que cela fait parti du Karma. Mais ce n'est que la partie purement économique du Karma. Les radiesthésistes et les mages, s'amuseront alors à essayer de trouver des réponses à ces questionnements. C'est là où la tradition magique occidentale et les philosophies Hindoues se rejoignent : tout travail mérite salaire, il faut un contrat (certains disent 'pacte') et tout est "karma" (rétribution et dette/crédit, en somme un flux de paiement). Bref, cela fait encore du lien pour notre syncrétisme général. 

Qu'il est donc difficile de voir l’ensemble de la partie si l’on n’a pas toutes les clefs, toutes les pièces du puzzle en main. 
Voir loin, voir trop profondément et trop vite, peut avoir ses effets négatifs.  Une solitude parfois profonde, une envie de tout laisser tomber, une invariable finitude qui se précise chaque jour, et un martelant "à quoi bon finalement" sur l'enclume de notre cerveau se feront alors peut-être sentir; mais l'espoir, illusion totale des désespérés, nous fait avancer. Mais nous sommes vécus, nous sommes programmés pour fuir le malheur et la perte, et programmés pour avancer vers le "bonheur". En toute relativité. D'où cela vient il ? On pourrait longuement discourir sur le sujet, mais laissons cela de côté, car les réponses que j'ai trouvé sont franchement dérangeantes.

Revenons en aux questions de paiement : Rarement dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons eu accès à autant d'informations sur le spirituel, la magie, l'occulte, le paranormal, les mythologies ... et que sais je encore. Jamais ! Vous rendez vous compte à quel point nous sommes "chanceux" ? Mais est ce là un prix à payer ? Doit-on payer pour sortir de ce jeu, de cette matrice ? Lorsque la réalité crue des choses se fait jour, il est parfois difficile de voir à quel point, et sur bien des niveaux, nous sommes à la fois manipulés et exploités. La liberté se paie cher et il faut parfois vraiment s’accrocher. 
En Alchimie, avec certaines productions il y a clairement un effet de retour positif, et parfois des effets terriblement négatifs. Certaines forces se présentent suite à une ingestion ou à un travail. En gros, le numéro de téléphone à été composé sans qu'on le sache. Ils constatent que nous avons la clef, et que nous avons fait sauté le verrou qu'ils avaient posés il y a bien longtemps. Là, souvent, ils prennent une dose de force. Comme pour se payer de votre délivrance. D'autres fois, ils vous menaceront de mort - je me suis rendu compte que c'est assez courant. C'est comme la mafia. Vous n'êtes plus rentable. C'est dans ces soirées là, sincèrement, que l'on prie que le Gardien de l'Alchimie ne donne pas les clefs à ceux qui ne sont pas capable de supporter les conséquences de leurs travaux. C'est ça aussi la rencontre avec l'Agent Smith. L'humain libéré n'est pas rentable. Aucun intérêt de le garder.

Voilà aussi, la raison du cloisonnement spirituel et du pouvoir sur cette planète. Savoir, mais surtout, partiellement. Sans que cela ne puisse nuire réellement à ce qui est "derrière".
Une compréhension du monde, de sa structure, de sa composition et de ses cycles. Une compréhension de l’humain, de son origine, de sa nature, mais aussi de même avec les autres êtres qui vivent dans notre monde. Comprendre la nature des éveils. Celui du corps, de l’esprit, celui de l’âme. Les différentes portes d’entrées sur ces expériences. Mais aussi, et surtout, leur logique même. Il est à penser que tout cela est comme « volontairement » découpé, mis en morceaux et répartis au fil du temps et des sociétés, attendant une  hypothétique réunification finale. Nous avons ici un cycle de séparation et de réunification telle qu’en alchimie ? Possible, car tout suit les grandes lois de la création, probablement aussi donc, les enseignements spirituels.

"Dieu à créé le monde, mais c'est le Diable qui le fait vivre." Tristan Bernard


Encore des questions à venir. La suite dans le prochain article :)

August 05, 2018

Le Puzzle de l’Agent Smith. Partie V

Le Serpent, occidentalisme, maîtrise du Serpent. Développement Harmonieux.

La Vouivre, force de la Terre, Tellurisme actif et omniprésent, était bien connue des anciens Druides et des Religions à nature Chamaniques. Mais pas forcément sous un aspect intérieur - comme la Shakti par exemple. En tout cas, les textes de référence n'en font pas état. 

La place du "serpent" est unanimement reconnue dans toutes les religions, et d'ailleurs plus particulièrement en Hindouisme et dans le Bouddhisme, qui les appellent les Nagas. Ils sont toujours fêtés en octobre sur les rives de fleuve Mékong. Des boules de lumières oranges, rouges, sont alors visible, flottant sur l'eau et s'y déplaçant à grande vitesse. Il est dit que l'on trouve des gemmes qui sont "leurs yeux", et qui sont alors portées en talismans, contre les problèmes et dangers liés à l'eau. La Magie Thaïlandaise en use beaucoup.

Bouddha sous le Roi des Nagas.

Dans le Shamanisme, la "grand mère" n'est pas tant la plante ou support physique et moléculaire (la combinaison de deux plantes qui donnent l'Ayahuasca) que l'entité serpent qui y habite. Elle est alors ici plus de l'ordre de l'entité psychotrope, initiatrice, vivant dans un monde mental et énergétique, voire selon certains spécialistes, serait alors plus de l'ordre de l'inconscient collectif. 
Les travaux du psychiatre Stanislav Grof font alors ici référence, car tissant du lien entre Shamanisme, hallucination, expériences énergétiques, inconscient personnel et collectif... et dynamique inconsciente liée aux traumas passés. 
Le transpersonnel est occidentalement le nom du Yoga et du Shamanisme, mais tant mieux si cela peut, sous couvert de psychologie, réintroduire dans notre société ces courant spirituels. Faisons nous de l'occidentalisme ? Probablement et le biais est là aussi. L'Univers est mental disait Bouddha et nous devons comprendre que l'Univers aussi à des forces pulsionnelles inconscientes, sous-tendent les grandes forces visibles de ce monde. Les Nagas le sont. Peut être aurez vous la surprise, dans un rêve, tel que je l'ai fait, de voir un Serpent, blanc opalescent, à tête de cobra à lunette, sortir d'un ballon de distillation et sauter partout, crocs sortis. Certaines matières salines sont très proches de ces forces. Et le venin que cela relâche n'est pas à manier sans précautions. Le simple fait de tenir la fiole au goulot, et ce malgré le bouchon rodé en verre serré, m'a brûlé la peau, elle a alors rougie. Les vapeurs de ce mercure sont dangereuses. Je pense aussi que certains contacts avec des "serpents" sur le long terme, ne peut qu'envenimer certaines choses. Leurs effluves au niveau énergétique et mental, ne laissent pas de place au hasard sous peine d'en ressortir abîmé. Ce sont des maîtres dans l'illusion et dans la création de matrices, de faux mondes, où un esprit peut se perdre. Ce monde est leur terrain de jeu. Selon la catégorie de l'esprit que nous allons y rencontrer, ce dernier sera guérisseur ou encore porteur de maladies. Le venin guéri tout autant qu'il perverti. C'est ici non pas la dose qui fait le poison, mais la nature même du venin qui est vibratoirement ou non utile pour notre organisme.

Pas étonnant de voir alors certaines représentations des "héros mythiques" comme Bouddha tranquillement assis sur le Roi des Nagas, ou encore parfois des Déesses aux Serpent (Crète), ou encore par exemple le Dieu Viracocha, Solaire de son état, maîtriser deux serpents. Comme Hercule, dans son berceau, étouffant les deux serpents envoyés par Héra pour le tuer, plus tard, l'hydre de Lerne. Méduse, tuée par Persée... L'histoire en est tellement répétitive qu'il n'y a plus tellement de surprises à ce stade. Je pense que si l'on ne comprend pas qu'il est nécessaire de maîtriser notre aspect Solaire et ces fichus Serpents ... Dans ce monde, ce que l'on ne domine pas intérieurement nous dominera extérieurement en plus de nous faire souffrir intérieurement, double peine.

Viracocha. Un serpent dans chaque mains.

Beaucoup de personnes, dans ces courants de pensée, considèrent d'ailleurs que ce n'est pas le Serpent le problème dans la religion Chrétienne, c'est Dieu lui même qui est un tortionnaire tyrannique (la conclusion est aisée lorsqu'on lit ne serais-ce que l'ancien testament !), le Serpent lui, fait voir le secret de Dieu, qu'il appelle la "vérité" (alors qu'il ne gère réellement que de l'Illusion). Lui n'a fait que faire faire la Chute (grand C car c'est une sacrée Chute) obligatoire et l'expérience hallucinatoire nécessaire à l'expérience de la dualité, hors du Jardin d'Eden. 
Pour ma part, je pencherai plutôt pour l'explication suivante : Adam et Eve, sont totalement défoncés sous l'Arbre d'Eden/Axis Mundi. Ils n'ont jamais été expulsés et le serpent s'amuse énormément avec ses suggestions hypnotiques à les guider dans son monde mental. C'est une explication qui m'amuse mais elle vaut ce qu'elle vaut - ce n'est évidemment pas mon explication sérieuse sur le sujet. Dans tous les cas, peu importe le Serpent que l'on contacte, il a sa limite, et ne se maîtrise qu'avec un aspect Soufre convenable, sous peine de le voir être plus destructeur qu'autre chose dans certains cas. Toute force dans l'univers se contre, s'annule, se neutralise. C'est à ne pas perdre de vue pour un développement personnel harmonieux.

La question du Serpent est vaste et chaque culture et religion, tradition magique ou encore spirituelle, a sa solution pour en venir à bout ou encore le maîtriser, et puiser dans sa force et sa nature. Image de la tentation, du monde dual, de l'illusion, de l'esprit de sagesse, de la guérison ou de la régénération (Asclépios, Hermès), du Mercure, etc; l'Alchimie elle même en a ses représentations, et plus d'une même ! Ailé ou non, sur une croix à la Moïse, s'enroulant autour d'une personne allongée dans une tombe... Deux traditions utilisent réellement concrètement cette force, le Yoga, avec la Kundalini, force de la Shakti lovée dans le centre Mooladhara (Moola = racine, Hara, centre), et l'Alchimie qui représentera toujours son Mercure comme un Dragon capable, avec ses crocs, de déchirer le corps du Roi pour le tuer, l'avalant, le noircissant et le recrachant régénéré. Le Serpent n'est pas tué. Il est utilisé. Il est maîtrisé. 


Planche provenant de "L'enfant Hermaphrodite du Soleil et de la Lune". 1752
Ouroboros.


Dans le chamanisme y a une connaissance animiste, peut être un peu alchimique, magique certainement. Mais cardiaque transcendante, il semble que non, en tout cas c'est très marginal (je ne dis pas que ça n'arrive pas). Ces courants, trop proche de la terre, semble ne pouvoir éveiller les centres supérieurs. C'est un travail du monde d'en bas surtout. Cela ne lui enlève rien de son utilité évidemment. Je dis, et pointe simplement, que les courant spirituels sont polarisés, comme la religion Chrétienne qui ne considère que Dieu le Père et place uniquement (dans certaines églises en tout cas) les chandeliers sur la droite de l'autel, il en va de même avec les religions de la Grande Déesse Mère. Elles n'excellent que là où elles sont orientées. C'est très bien, et à la fois problématique. Mais si on peut rejoindre le mental avec le cardiaque, et l'incarner dans le corps et dans les actes, le féminin et le masculin, le haut et le bas ensemble, alors il semble qu'il y ait un développement harmonieux.

Certains moines, saints, prêtres parlent de leurs expériences avec des êtres de l’au-delà. Des démons, surtout. Des cas d’obsessions, de vexations, de possessions, de hantises ou de molestations même. Jamais chez les pratiquants du Yoga - ou très marginalement même s'il y a das certains pays des histoires de revenants, voire de vampires. Peut être vraiment, le seul qui en ait touché quelques mots est Hiroshi Motoyama. Mais je crois que c’est tout. Je ne parlerai pas ici de ce que peuvent vivre certaines personnes avec des êtres qui n’appartiennent pas à notre sphère et dont nous n’avons au final que des témoignages très récents - des "extra/intra - terrestres". Les sciences du Supernaturel, du spiritisme, du paranormal, permettent de combler des lacunes dans les connaissances vis-à-vis de cela. Personnellement j'y ai énormément appris.

Je pense que la curiosité et l'esprit de recherche sont deux facteurs déterminant pour essayer de comprendre par soi même, "ce qui se trame" là dehors. Ne cessons jamais d'être curieux ! 


August 02, 2018

Le Puzzle de l’Agent Smith. Partie IV

Eveil, Zen, aspect moral, insensibilité, l'énergie, l'alchimie et les matières, la Kundalini.

L’aspect mental, dans le Zen, est largement plus développé sous une forme qui s’apparente au Jnana Yoga, ou pratique de l’introspection méditative. Le corps mental est largement plus utilisé, même s’ils semblent s’en défendre au final pour pointer au-delà de lui – lisez D.T Suzuki et vous verrez l’aspect mental hyper développé qu’il présente, mais c’est absolument passionnant (accrochez vous quand même à vos lobes cérébraux).

Pourquoi n’y a-t-il alors, si c’est bien l’éveil parfait en Zen, de mystiques avec stigmates dû aux marques de la montée massive et puissante de la Kundalini (non ce ne sont pas forcément des somatisations)? De saints imputrescibles ? (ce qui arrive par auto momification dans le bouddhisme, au Népal, Tibet, en Thaïlande, mais par assèchement uniquement et il n'y a pas de peau encore souple et douce). Ou d'autres phénomènes liés, comme dans certaines formes de mystiques, à des "miracles" comme des guérisons, des manifestations tangibles de matières créées ou téléportées, des bilocations, des prophéties, des capacités 'surhumaines'... ?

C’est le « manque » de Shakti qui fait cela - interne ou externe (parfois il y a du lien avec des entités ou du tellurisme). Je prends ici un raccourci, ne m'en veuillez pas. Le Zen est monstrueusement Shivaïste en quelque sorte. Une oeuvre de destruction des illusions via la conscience pure. Pile poil ce que représente "Shiva le destructeur".

Vénérable Maître Xu Yun (dit Nuage Vide) à Beijing, Monastère de Guang Ji. Maître Xu Yun – était un maître réputé du Chan, la version Chinoise du Zen.


L’aspect du travail moral comme dans la Chrétienté, ou dans le Bouddhisme est important. Soyez bon, ne mentez pas, respectez vous les uns les autres… etc. Je vous passe les 7 vertus, les 7 péchés capitaux, et leurs équivalents Bouddhistes, qui dans bien des cas sont assez proches. La codification morale est mise en exergue. Cependant dans le Zen même, l’aspect moral est dépassé par la pratique du Zazen. Il y a une logique derrière cela, comme vous vous en doutez (étant donné l'extrême usage de l'aspect mental/non mental dans ce courant spirituel, il y en a forcément une).

Le travail du caractère ou de la personnalité est - semble t'il - alors passé outre - malgré son importance en attendant l'éveil. Ils considèrent que pour abattre un arbre il vaut mieux empoisonner directement l’arbre aux racines que de retailler les branches pour arriver au tronc, puis aux racines, puis enlever les racines, et veiller à ce que rien ne repousse.
Ici le travail se fait à la racine de la dualité. Directement au mental, on ne mentalise pas les attachements identificatoires (car c’est bien le mental qui va le faire via le filtre identificatoire de l’égo). Et ceci en exorcisant les ressorts inconscients profonds par un travail « solaire » de méditation. 

La conscience/présence à soi, au monde, est considérée comme l’Un en nous, et le cultiver à le faire briller à travers les nuages émotionnels et mentaux, peu importe la situation, est tout ce qu’il y a à faire. Et ça marche. Il y a alors une mise en conscience de deux choses : Forme et Non forme. Ou « chose » et « observation neutre ». Cette observation neutre est notre Shiva. On le nomme en spiritualité « conscience », « être ». C’est ce qui veille, observe. Ainsi la pensée est quelque chose, car elle a un début, un milieu, une fin, et un tas de caractéristiques, comme l’émotion, ou encore le corps. La multitude est laissée de côté, juste observée pour ce qu’elle est, non réprimée, mais laissée libre. Totalement libre et sans emprise. Et tout à coup, tout devient d’un calme Absolu, d’une profondeur inimaginable, d’une présence aussi claire que le Diamant dans une fulgurance telle l’éclair. Alors, Shakti monte, en Ananda, la béatitude Divine de la Mère cosmique, quasi insoutenable tellement c’est énorme, si heureuse de retrouver sa moitié. C’est Satori.

Si le Satori reste, alors l’idée de « moi » personnel temporel dualisé, genré, identifié et attaché psychiquement, s’éteint pour de bon, avec le lot de casseroles et de souffrance, de désirs qui vont avec. Ceci je précise, ne touche pas à la structure de la personnalité, du caractère. Qui est l’interface réelle de la personne avec le monde. Souvent, trop souvent, les éveils ne durent pas, car la structure, bien que 'borderline', ne tient pas l’éveil. Le fruit n’est pas encore mûr. L’éveil alors peut devenir encore plus profond. Allant jusqu’à faire cesser, dans les états de Fusion avec l’Un, la respiration, les battements de cœur, le rythme corporel naturel et végétatif. C’est que l’éveil s’approfondit et gagne les régions nerveuses dites « inférieures » vers le chakra de la medulla (c'est la conscience végétative, liée au corps, pour ainsi dire, celle du monde d'en bas). C’est que l’éveil s’incarne. Progressant vers les royaumes mémoriels personnels et inconscients. En bref, vous allumez la lumière à la cave après l’avoir installée au grenier. C’est le processus alchimique des multiplications.

Trop souvent, le pratiquant Zen peut paraître détaché, insensible, ou anormal, autiste, déconnecté - trop calme pour être normal, et j'en passe. Il ne réagit pas comme n'importe qui. Il ne s'énervera pas pour certaines choses, mais pour d'autres. Il ne pleurera pas pour certaines choses, etc. Les réactions ne sont plus depuis l'égo mais depuis l'âme. Ce n'est plus le même niveau qui est au commandes. Bien souvent les réactions normales sont vues de loin, comme ... inutiles. Sans intérêt et sans besoin d'y accorder de l'importance. Simplement car ça n'en a pas. C'est comme c'est, et y réagir en réaction émotionnelle ou mentale, par honneur, par fierté, par contrariété (l'égo est fier, l'égo est contrarié dans son idée de lui même - supérieur, inférieur, valable, non valable... j'en passe). Sans égo, pas de réponse réactionnelle personnelle. D’historique personnel. De petite histoire du "moi moi je". A vivre, à commémorer, à amplifier, à raconter partout... Le Zen coupe court et est dés-identification totale à la forme pour un dévoilement de ce qui est réel, immortel, vrai, au delà de tous soupçons.

En réalité, là où la normalité se loge (c'est à dire des réactions émotionnelles incontrôlées, liées à des attachements identificatoires inconscients et en mode automatiques pulsionnels/réactifs à ce qui est "au dehors" de soi), une pratique Zen, ou encore la marque des Satori successifs, (car cela laisse une Non Trace, un coup de gomme quoi), va rendre transparent la personne à ce qui l'entoure. C'est un vrai défi au départ de "voir" ce qui se passe et de cultiver cet aspect. Car ce qui fait réagir la personne, est en réalité telle une emprise hypnotique. Un manque de pouvoir personnel. Le Zen, est en réalité un cheminement de reprise de pouvoir par l'application du pouvoir absolu de l'Etre en Soi. C'est une non résistance totale à ce qui se présente. C'est une des-hypnotification, des-illusion générale et profonde de l'être en ses multiples niveaux d'existence. Leur réunification est alors un grand exploit spirituel.

J'illustre mon propos :

Une personne dit : "Tu m'as fait du mal (moral)". Peut être y a t'il un effort délibéré de l'autre de faire du mal. Peut être pas du tout, et il s'agit d'un malentendu. Dans les deux cas, si la personne réagit mentalement et émotionnellement à la suggestion extérieure ou stimulus externe, sous forme d'actions (gestes), de son articulés (paroles), alors elle souffrira ou sera heureuse (mode attraction et répulsion). Si elle prend une parole pour vraie (elle y croit, elle accepte la suggestion mentale) alors elle réagira émotionnellement et mentalement via son égo. 
Prenons le moine ou la nonne Zen, centrée dans l'observation neutre via sa conscience vivante, qui éclaire tout. Alors elle n'est ni dans la répulsion de ce qui est dit, ni dans l'attraction. Mais elle laisse le stimulus externe être pour ce qu'il est. Un stimulus externe. Il n'y a simplement "personne" pour accepter d'être touché par des actes ou des paroles. C'est la transparence. Ceci n'implique pas que le Zen ne comprenne pas ce qui se joue. Au contraire, il perçoit beaucoup plus de choses de là où il est. Il y a alors simplement un espace qui laisse alors libre choix. Liberté de réagir ou non, et liberté de comment réagir. Choix de la réaction, tel qu'on le souhaite. Histoire de rester fonctionnel dans cette société humaine, car une totale insensibilité est aussi possible.
Comme disait un moine à son ami de passage qui regardait son bâton de marche, "tu peux laisser ce bâton, il n'y a plus rien à sonder ici". Prouvant alors la totalité de son éveil. Il n'y a plus rien à aller mesurer, c'est qu'il n'y a plus de dualité. Souvent les bâtons de marche servent à mesurer la hauteur de l'eau lors d'un passage à gué.

Via une vision pénétrante, une pratique intense qui ancre la présence dans les corps, c'est possible. Mais il ne faut pas laisser le corps derrière, ni le coeur. Les trois niveaux doivent absolument être éveillés et pénétrés de la conscience. Il est clair que de rester "zen" dans toutes les situations même les plus catastrophiques et proches de nous (je pense à la perte d'un enfant par exemple, du conjoint, d'un parent, ce qui est le plus souvent le plus durement vécu, ou encore à une très grave maladie) relève non de la pure maîtrise, car il n'y a rien qui est maîtrisé, mais du plus pur état d'éveil.

C'est là un état naturel, simple, sans demande de pratique particulière, car c'est sine qua non de l'état d'être de la conscience même. Ceci n'empêche en rien d'agir, de penser, de réfléchir, au contraire, c'est souvent des fonctions qui sont alors développées et dopées, car elles n'ont plus l'entrave du moi personnel limité et localisé. La conscience est alors consciente d'elle même comme dirait alors Adyashanti. 

Ainsi nous comprenons là une chose fondamentale, nous sommes responsable de la façon dont nous nous sentons. Car nous acceptons ou pas d'accréditer une chose pour vraie (tu es bête, tu es beau, je t'aime, je te hais... je suis bête, je suis beau, je m'aime, je me hais...). Cela va même plus loin. Dans les enseignements ésotériques, nous voyons que le corps lui même accepte au niveau végétatif certains signaux externes de base et s'y adapte. Par exemple : L'air froid ou l'air chaud, l'eau froide ou chaude nous suggestionnent par leurs qualités. Mais des techniques yogiques permettent de sentir l'inverse de ce qui est "dehors". Ainsi il est possible d'avoir très froid alors qu'il fait 40 dehors, et très chaud alors qu'il fait -15 dans la neige. Je connais personnellement un Yogi du Froid qui pratique le Tummo avec grand succès, et moi même je pratique le Yoga du Chaud, son exact inverse. Ce sont les Siddhi des pratiques élémentales. Une "contre auto hypnose volontaire d'états réactionnels inconscients". Poussé à l'extrême, cela peut avoir une répercussion énorme au niveau spirituel. Car ce qui est accepté pour vrai dans le mental profond, dit inconscient (mémoriel structurel) est alors dissolu et neutralisé. Il faut savoir que ce n'est ici pas seulement le mental qui travaille à faire cela. Par exemple, quand je pratique le Yoga du Chaud, alors certains de mes Chakras se mettent en activation maxi. Il y a toujours une part de Shakti !

Le Zen (Rinzaï ou Sôto) semble méconnaître aussi les différents prana (chi) comme Udana, Apana, Samana … et passe sous silence une tonne d’informations dans le même genre, qui se trouvent par contre ailleurs. Et dans cet ailleurs il manquera aussi, et encore, des choses. D'où cette absolue nécessité d'aller voir et explorer les différentes cultures spirituelles.
D'ailleurs à part le thé et sa cérémonie, il n'y a pas d'autres travaux de nature spagyriques ou alchimiques. Et il est rare de partager un travail de la matière extérieure avec un courant mystique, sauf avec l'ayuyveda et le yoga, où clairement parfois il est fait mention de préparations de "Mercure" et autres plantes.

Ces notions d’éveil spirituel ne sont pas étrangères au monde Chrétien. Ainsi certains Saints ont eu le Cœur tellement chaud lors de son activation qu’il a fallu qu’ils plongent dans le puits pour se refroidir la poitrine. Nous trouvons chez certains mystiques comme maître Eckhart des perles de sagesse témoignant de l'équivalence d'un éveil en mode "zen". Tout se rejoins mais parfois, les informations sont trop diluées ou considérées comme trop mystiques, de fait il faut chercher loin pour trouver un point de jonction. Le syncrétisme ne se fait pas sans mal.

L’ensemble de la pratique matérielle est clairement dévolue à l’alchimie, regroupant sous ce terme diverses pratiques, allant de la simple infusion de plante ou emplâtre de plantes pilées, à la Pierre Philosophale et aux régénérations physiques. Mais dans cette dernière nous rencontrons d’énormes zones d’ombres et des handicapes. Malgré les possibilités qu'offre cette Science, peu ont fait usage de sa nature pour un travail spirituel. Les Rose Croix l'ont fait semble t'il, et plus tard les Frères Ainés de la Rose Croix avec Roger Caro. Sans nul doute qu'il y a eu un travail magique avec des substances alchimiques, dans d'anciennes civilisations (Egypte, Inde...), mais de portée spirituelle ? Propre à l'évolution de l'homme ? Encore de nos jours on trouve des verres alchimiques, du Lek Lai, des Look Sakot, du Lek Nam Pee, en Thaïlande, avec un usage à la fois spirituel et magique. C'est à mon sens la dernière tradition qui fasse encore le lien entre les deux, entre l'alchimie matérielle, et le spirituel. Les moines bouddhistes, très, trop rare maintenant sont de véritables maîtres dans ces préparations. Mais il semble malheureusement qu'il s'agisse plus d'archimie que de réelle Alchimie pure évolutive. Mais c'est déjà réellement exceptionnel.

Voici par exemple ce qui se passe avec des outils, amulettes alchimiques chargés et consacrés magiquement, c'est un témoignage d'une personne en ayant acheté une :

"Comme promis voici des photos de mon amulette Pixiu qui à viré au doré sur certains endroit et couleur bronze sur d'autres endroits alors qu'il était vraiment noir uniforme quand je l'ai reçu samedi.
Quand à ses pouvoirs magique , et bien j'ai commencé à m'apercevoir de certains changements d'attitude chez des personnes de mon entourage notamment une amie qui me trouvait carrément moche il y a quelques temps et qui à changé d'avis en me trouvant charmant maintenant.
Je trouve que c'est un très bon commencement sachant que je ne la porte que depuis 4 jours.
Pour l'amulette Phra Khunpen Ungnang par le Très Vénérable LP Tcheun Tikayano du Wat Tahee je ne l'ai porté que deux jours mais j'ai put me rendre compte que le nombre de paillettes présente a l'origine sur l'amulette à considérablement augmenté, au début je pensais me "faire des films " mais non , il y a réellement plus de paillettes depuis que je l'aie .
Autre détail , il suffit que je la prenne dans la main ne serait ce que pour la regarder pour la sentir "chauffer".
Quand je l'ai porté je l'avais activé au préalable avec la prière bien sur , mais même sans l'activer elle reste chaude."
ref https://www.facebook.com/magiedubouddha/posts/1627578590885976

Souvent en effet, un métal alchimique change de couleur, ne s'oxyde plus, vibre, chauffe ou est froid par intermittence, etc... Selon les "climats" énergétiques qui l'entoure et ce à quoi elle est reliée. Mais revenons en à nos moutons alchimiques proprement dit.

Jamais dans les textes classiques, il n’est fait mention des rêves liés aux « couleurs » que prend le travail, à part d'hypothétiques rêves ou songes fait au pied d'un arbre par l'auteur d'un traité d'alchimie. Jamais on ne trouvera de références aux entités qui peuvent venir nous visiter à cause d’une putréfaction. Jamais non plus il n’est question d’éveil spirituel, de pouvoirs, de transcendance réelle. On y trouve spirituellement parlant une une foi appliquée, pieuse, dévotionnelle et craintive. Chrétienne ou Musulmane pour la plupart des grands traités alchimiques liés au spirituel, bien que l’alchimie Indienne ou Chinoise ne soient pas en reste évidement. Mais au-delà de l’aspect religieux, il y avait une connexion philosophique. Le mot est donc bien là : c’est une philosophie qui s’exprime par un travail avec la matière, qu’elle soit plus ou moins dense.
Sont indiqués, deux mondes, et non trois comme en Chamanisme. Le notre, tangible et le Ciel, à la fois spirituel, énergétique, et mystique. Rarement le troisième monde, souterrain est clairement exposé comme "monde d'en bas". Source minière, de vapeurs, de chaleur végétative... mais c'est tout.

L’idée de Kundalini corporelle interne est nommée de manière toute occidentale par le Feu Secret et la Fontaine dans les textes. Le laboratoire et un contact avec la Nature sont les deux modes d’expression des textes de l’Alchimie.
Cependant, les clefs données et que l’on ne trouvera nulle part ailleurs sont : régénération physique, et transmutation. C’est avant tout une science du monde "d’en bas", des matières premières, plus rarement une science mystique et morale. Totalement, pôlairement si puis dire, opposée au Zen, science du monde "d'en haut", dans son idée, bien que le travail dans le fond soit exactement le même.

De nos jours les plus jeunes générations d'alchimistes ont moins de scrupules pour relier et mixer les courants spirituels ensemble. Cela se fait aussi en Magie. Mais le regret que j'en est, c'est qu'ils mélangent sans suivre le savoir. Il y a une réelle négligence parfois. Mêlant du cela avec du cela sans regarder les possibles corrélations. Pensant hors logique, suivant des idées de personnes passant pour "sachantes" alors qu'elles n'y comprennent rien, réellement rien. Les erreurs parfois criantes, hurlantes, ne sont pas vues. Le pire des filtres, c'est souvent notre propre esprit.

L’affolante perte de clefs opératives en Yoga, voire même les inversions de pratiques est un réel fléau.
Cette dégénérescence pourrait-elle expliquer alors la perte de substance « unitive » dans d’autres courants ? Aucune idée ! Penser que tel mudra déclenchera telle énergie, alors que ce n’est pas le cas du tout… c'est non seulement perdre son temps, mais aussi parfois dangereux. Comment alors s'en rendre compte ? Il faut une dose de mystique, d'éveil de son regard intérieur. Là, alors, on verra le "Guru" qui enseignera ce qui fonctionne. Et au pire, on se rendra bien compte un jour de l'erreur. J'en veux pour preuve mon travail Yogique avec Kechari Mudra et Kechari Mantra; et on est en droit de penser que nous contacterons les mêmes forces avec des deux pratiques, semble t'il complémentaires. Pas du tout. Pourtant dans les textes ... mais ce n'est pas grave.

La suite bientôt je l'espère.

July 24, 2018

Le Puzzle de l’Agent Smith. Partie III

Dualité et effet Puzzle. Processus d'évolution vers l'unité, Shiva et Shakti. La femme, Pouvoir & Pureté. 


Il est nécessaire de comprendre que le travail de dualisation, de diffraction est sine qua non d'une manifestation. Sans polarisation d'une même chose, elle ne peut pas s'incarner dans notre plan. Se densifier, et exister. Car ce qui fait Un, ne peut qu'être Nul. Si c'est "deux", alors cela existe.

C'est en ceci qu'il est tout à fait normal que les Sciences du Sacré soient éparpillées un peu partout sur notre globe. Autrement, l'énergie qui est représenté (archétype de la spiritualité) ne pourrait venir au monde, exister hors d'un tout indifférencié. 

Pour que les couleurs de l'arc-en-ciel existent, il faut bien un prisme, et surtout il faut bien que la Lumière y passe. Autrement, la Lumière ne peut se comprendre et se connaître elle-même, pour ce qu'elle est. C'est ainsi que les choses fonctionnent. Même dans les petits phénomènes, de grandes lois universelles se font jour, car c'est ainsi, les lois s'impriment et fonctionnent aussi bien dans le macro que dans le micro. 

Suite à cette réflexion philosophique, nous pourrions dire que l'évolution des religions, et corollaires, est alors plutôt symptomatique vis à vis d'un grand courant de force externe et supérieur au niveau des plans, et qui tend à imprégner ce monde de ses modulations de fréquences. Certains nomment cela "astrologie" car ils y impliquent les astres.Voici donc les causes les plus hautes, énergétiquement parlant, de ces phénomènes.

Ceci étant dit, revenons en à nos histoires de synchrétisme.


Shiva et Shakti.

La notion de pouvoir est très développée en Yoga et dans l’ensemble de cette philosophie - comme dans le shamanisme d'ailleurs, un petit peu dans les aspects shamaniques Bouddhistes. Cependant, il semble que nulle part ailleurs, nous ne trouvions réellement de lien avec la « femme pouvoir », ou femme en tant que personnification totale et universelle du « pouvoir », de la « force » comme l’est Shakti dans le Yoga. Peut être fut il un temps, dans un temps très lointain dans ce cas, où le culte de la déesse Mère pouvait un peu s’en approcher, mais probablement pas dans son aspect aussi technique et équilibré. Les représentations de la Shakti sont multiples. C'est une religion aux 10 000 formes divines (ne me prenez pas au mot), alors je ne prendrai rapidement que les principales comme Ganga, Gayatri, Saraswati, Lakshmi, Parvati, Sita, Durga, Kali, Dakini, Kundalini ...


Ardhanarishwara.
Pour les Alchimistes, le Rebis avant coction en somme.

J'aime le Yoga pour sa modernité. Pour avoir présenté des histoires de couples complexes, de divorces, etc. Au final, l'histoire de l'humanité est toujours la même sous bien des aspects. Et ce "divorce" est bien nécessaire, car il permet la dissociation d'entre la conscience planificatrice et ordonnatrice (aspect du Dieu) et la force pure, l'énergie, le flux, la matière, qui est Shakti. Les deux réunis trop intimement, ne pourraient exister. Il s'annuleraient, c'est l'idée de Ardhanarishwara. Robert Svoboda, pratiquant Aghori disait que son maître lui disait ceci : ne pas aller au delà de Ardhanarishwara, sinon "end of the game". 

C'est la même histoire avec la Femme Blanche et l'Homme Rouge en Alchimie ou nos deux Semences. Unies trop intimement, la Pierre qui en résulte, n'est absolument plus stable. Nous comprenons alors la multiplication (et donc la coction) comme un rapprochement des polarités ensemble par les cycles successifs d'éveils de la Kundalini (ajout de Feu Secret), et de fait, c'est un rapprochement dans leur intimité (et non seulement proximité), il y a bien fusion intime des deux semences, des deux pôles. La polarisation, qui est induite par le prisme premier, leur existence propre, personnelle, unitaire mais séparée, n'est plus, ou de moins en moins. Il en résulte que la dualité qui en résultait n'est plus. Les flux qu'ils s’échangeaient 'à distance', avec les effets que je ne décrirait pas ici sur la trame de la matrice, se resserrent et se tendent. Jusqu'à ne plus être. Ni temps, ni espace, ni dualité, ni identité propre. L'Unité retrouvée. Les deux sont annulés, neutralisés. 

L'oeuvre Alchimique est oeuvre "yogique" par essence et inversement (je ne parle pas de gym sur un tapis de yoga ici, être hyperlax n'a jamais fait un bon yogi - je vais encore me faire des amis ...).

Possiblement, parfois, l'Univers sépare des êtres qui s'annuleraient dans leur couples tant ils sont complémentaires, allez savoir...  C'est un déchirement profond évidemment.


Shamanisme et Bouddhisme.


Le Yoga développe bien son aspect « Shiva » c’est avec une conscience pure et infinie, mais n’oublie jamais Kundalini Shakti. Ce qui est largement passé sous silence, en Zen (c'est dommage, mais ils ont dû considérer que si Shiva est activé, Shakti se montre d'Elle même, c'est vrai, pour l'avoir vécu plusieurs fois, mais cela demande un peu d'expérience pour la maîtriser).

Elle est absente en tant que source de pouvoir dans la religion Chrétienne, mais plutôt représentative de la pureté totale et du corps qui permet au Christ de se fixer ici bas (un aimant, et du fait comme témoin de la résurrection). 

Dans le monde chrétien, la Shakti est parfois représentée sous forme de Vierge Noire, mais cela a été bien oublié. Voire refoulé, occulté, dénigré. Vous comprenez le visage de ces Vierges a été "souillé par la fumée des cierges" - mais bien sûr, ou encore la peinture s'est oxydée... bref. On ne reconnaît pas ces belles Vierges Noires, qui pourtant nous enseignent bien quelque chose sur cette Force tellurique profonde, puissante, primordiale. Vivante. Oui, elles sont noires, comme l'ébène, comme les profondeurs des entrailles de la terre, comme l'obscurité de ces grottes ou de ce Mooladhara Chakra Universel, contenant la Shakti lovée, prête à bondir lorsque le moment sera venu.

La suite bientôt.

July 17, 2018

Le Puzzle de l’Agent Smith. Partie II

Dogmatisme. Honnêteté spirituelle et Religion Cosmique. Relier mais sans dissoudre. Comparaisons des courants spirituels. 


Au fil des siècles, des doctrines, dans diverses parties du globe, ont vu le jour. Elles sont comme des plantes : une graine, un maître originel, et dispensateur, et un terreau fertile. Un peu d’eau et de soleil, c'est-à-dire du temps et des pratiquants, et nous voilà face à l’arbre et surtout à ses fruits. La doctrine devient secte, la secte, devient religion et parfois la religion devient business et tyrannie. Mais ces deux derniers aspects sont d’un autre registre. 

Nul besoin de s’étendre sur les dérives de tels courants, cependant, dans certains cas, cela peut expliquer le fait qu’une doctrine propose à la fois le problème spirituel et la solution, afin de faire fonctionner le système mis en place, comme nous le disions dans la première partie. Il est alors évident qu’il est impossible de fusionner avec les idées du voisin car il est important de maintenir son identité propre, dans un but simple : assurer sa subsistance et sa pérennité. Sa supériorité dogmatique, son empire, son emprise, malgré les incohérences logiques, même simples.

Mais justement, ces dérives viennent t’elles des doctrines ou des hommes ? La responsabilité est partagée. C’est je pense aussi à cause du fait qu’il y a toujours eu un enseignement exotérique, et ésotérique. Beaucoup de clefs majeures sont très très difficilement explicables et applicables. Ainsi il est difficile de démocratiser l’enseignement ésotérique, réservé aux seuls initiés, les « mystères » Chrétiens, resterons mystères, et voilà tout. Les secrets Alchimiques resteront entre les mains de ceux qui ont les clefs pratiques, ou qui font parti d’un réseau, et il sera difficile pour le reste de la population d’y accéder. Bien qu’à l’heure actuelle, une ouverture et une communication plus grande, donne un accès plus facile à bien des doctrines.

On embauchera une armée de théologiens ne connaissant rien au supranaturel ou à la mystique, pour essayer de répondre à des questions qui sont ici de l’ordre du mystique/paranormales… Autant demander à un aveugle de naissance de disserter sur les couleurs de l’arc en ciel. Vaste programme. Mais passons. Tout n’est donc pas « bon » à étudier, car si nous voulons aller au fond des choses, nous devons lire ce qui se fait en « coulisses », et avec intuition, trouver les auteurs, les pratiquants qui ont su percer le mystère propre à leur système. Nous devons retirer le meilleur et l’essentiel de ce que nous propre chaque courant philosophique.



J’appuie sur le fait que c’est ici un travail important, qui vise à de l’honnêteté spirituelle envers soi même, afin de parcourir un chemin qui, pour moi, doit avoir du sens et des valeurs. Je ne cherche pas à froisser ni convaincre. J'ai vu et vécu des expériences spirituelles, et de part ceci, je reste pleinement convaincu qu'il y a bien une réelle logique, profonde, ancrée, mais diluée. Je ne dirais pas perdue, mais éparse. 

J’ai été très longtemps fâché avec la religion catholique. Ce n’est qu’il y a quelques années, que voyant la réelle valeur initiatique qui y été enfouie (enfuie d’ailleurs) que j’ai repris contact avec ses enseignements, en coupant allègrement dans le dogme chrétien à grands coups de machette mentale. Je le dis car souvent on pourrait penser que je suis attaché au Christ, etc. Et l’on pourrait de prime abord penser que je suis Chrétien, uniquement. Ce n’est pas le cas. De plus, je tends à toujours universaliser les dogmes que j’étudie. Pour moi, il y a une « religion » dans le sens étymologique, Cosmique. Ou une Doctrine Cosmique comme le présenterait Dion Fortune. Pour moi les cycles initiatiques sont naturels. Et inscrits dans le cycle normal de la Création, comme une logique de fonctionnement, telle une machine bien huilée. Ainsi, les doctrines ésotériques teintées de cultures diverses et variées sont des expressions temporelles, avec leur charme et couleurs, de grands cycles cosmiques, de déclenchements énergétiques, et de rayons, s’incarnant, se corporifiant et prenant vie sur une terre fertile. Ici comme ailleurs. En ce moment et dans d’autres. Dans ce monde et dans les autres. Car pour celui qui a vu le squelette de Dieu, telle est la Loi, telle est la logique, le théorème et le Grand Logarithme. 

Il serait difficile d'analyser tous les grands courants spirituels, afin de voir ce qu’ils représentent comme « essence ». Je ne parlerai que de ce que je connais le mieux.

Le Shamanisme est la "première" grande "religion", ou pratique spirituelle dans l'humanité et sur tous les continents (en tout cas, c'est ce qui est connu à ce jour).
Je retiendrai le Zen Bouddhiste, de part sa nature très spécifique. Le Yoga, et ses diverses formes, sa richesse et ses divers niveaux de pratiques. La religion Chrétienne, avec ses mythes et ses archétypes. L'Alchimie. L'Hermétisme, comprenant Astrologie, Magie.

Dans la grande majorité des textes sur le Zen par exemple, il est peu fait mention de la dévotion, à part Shunryu Suzuki, qui en traite un peu et porte son attention sur certaines clefs d’ouvertures spirituelles que l’on y trouve. Le Bhakti Yoga en Inde et sa dimension de dévotion par rituels, Pujas, ou Mantras, ou encore des chants (Bhajan ou Kritan) et des musiques… fait, avec la Chrétienté et la religion Musulmane (avec les Dhikr chez les Soufis, et les prières quotidiennes), référence en la matière. La prière du Cœur/ la Philocalie, la messe, les litanies ou les neuvaines… il y a un mélange de mystique, de magie, d’invocation dévotionnelle. 
La tête chez le Zen est peu reliée au cœur, du moins, c’est la grande impression que cela donne. Et inversement, la tête est un peu oubliée chez les Chrétiens et Musulmans - à part parfois un apprentissage par coeur. La religion Chrétienne est basée sur l’amour, ou la sphère cardiaque : « aimez vous les uns les autres », « aimez votre prochain comme vous-même », et bien que cette dernière affirmation soit moins propice à l’amour que la première (tout dépend de comment une personne s’aime), cela reste toujours basé sur l’affirmation de l’amour. Et je dirais même, si vous ne pouvez aimez, alors au moins, ayez du respect.
Jamais il ne sera fait mention « Soyez ici et maintenant pleinement, dans l’acceptation de tout ce qui s’y trouve » comme le Zen le ferait. Ceci dénote bien encore une dichotomie entre les philosophies et l’approche du Divin. L'unité est cherchée dans le Zen dans la tête. L'unité est cherchée via la Coeur chez les Bhakti, Chrétiens et Musulmans.
Cependant, dans ces deux approches il y a un lien de « comportement ». Savoir se comporter avec amour ou respect envers la création, et savoir se comporter en conscience avec « l’autre ». L’idée est toujours le travail sur soi donc, via la l'être/tête ou le cœur. 

La Chrétienté, avec ses prêtres, donne elle une dimension clairement dévote et mystique dans son approche (bien que cela ne transparaisse pas du tout dans les écrits du Nouveau Testament). Peu étonnant de fait que l’on y trouve, quasi exclusivement d’ailleurs, l’accent porté sur le Cœur Sacré dans certaines liturgies. La dévotion touche tous les Saints, et dans les côtés ésotériques, les archanges, anges, avec la dimension de la Cabale. Cœur Sacré dont on trouvera une vague correspondance chez le Dieu Hanuman, dévoilant le couple mystique Rama et Sita, entendez Marie et Jésus dans un autre référentiel. Ce Cœur est un Chakra (centre d’énergie) qui n’est pas Anahata (ou le centre du cœur même, situé sur le sternum). C’est un centre plus haut dans la poitrine. Curieusement il ne me semble pas être cité dans les yogas Sutras. Pourtant, pour l’avoir expérimenté, il existe bien. Il y a donc des références mystiques qui ne sont pas toujours complètes, et des pratiques qui n’éveillent que certaines fonctionnalités ou centres d’énergies, et pas forcément d’autres selon la mystique employée. L'ouverture des centres énergétiques n'est pas directement travaillée dans le Bouddhisme Zen. Seul Ajna et le centre supérieur frontal est exercé, en plus d'un travail/non travail avec le mental, histoire d'implanter des bugs propice au satori. 

C’est une idée de monde Tripartite qui se trouve développée quasi exclusivement dans les enseignements millénaires chamaniques, avec un Axis Mundi. Nous y trouvons rituels, transes, boissons, nourritures (souvent hallucinogènes ou psychotropes), tatouages ou marques corporelles magiques et espaces sacrés. La notion d’esprit totem, pour les plantes, minéraux, lieux, phénomènes naturels y est développé. La maladie est vue sous plusieurs aspects « simples » : Perte d’animal de pouvoir, perte de morceaux d’âme, parasitage par esprits. Le voyage Chamanique est alors le moyen roi dans ces pratiques, avec tout de même parfois une certaines mortification qui semble se relier au monde Chrétien et ses pénitences. On nommera la Sanche, ordre du Sang du Christ par exemple, qui est connu pour ses célèbres, rudes, sanglantes, flagellations… Le « Carême, jeûne, Ramadan », est aussi un exemple. Ces mortifications en shamanisme sont faites pour l’appel d’un animal totem, d’un pouvoir. Mais ne sont pas une habitude. Cependant on y notera des « miracles » comme des Chaman manipulant le feu, avec une résistance physique incroyable etc… chose qui s’approche aussi des notions d’investiture du pouvoir en Yoga, voire dans le Zen des Samouraïs, avant que ce dernier ne devienne monacal et où il faisait parti d’un enseignement mystique pour le Bushido. Chose très proche des pratiques de la Chemise de Fer en Chi Kung. Une application du Chi, dans un but de résistance martiale, puis en temps de paix qui s’est démocratisée pour la santé.

L’idée de Perfection atteinte est différente entre Chrétiens et Bouddhistes. Chez les Chrétiens, il s’agit de l’archétype pur et parfait qui prend corps (une descente de la Perfection ici bas), alors que dans le Bouddhisme, il s’agit de l’humain qui monte, par son travail évolutif, via incarnations et expériences, à cet état de perfection. Et cela n’est pas la même chose du tout… Les Chrétiens ainsi parlent bien d'un Fils Unique. Les Bouddhistes considèrent que tous, nous pouvons accéder à ce niveau. La chose merveilleuse est que les deux ont raison. Ainsi le Christ est bien "sauveur", comme la Pierre Philosophale venant transmuter le plomb (fondu, ou qui est ouvert à l'Eucharistie). Dépouillé et pur, l'être demandant le corps du Salvatore Mundi, est porté au niveau du Christ, qui lui, fait office d'agneau immolé. Car son pouvoir, total, ne sert à rien s'il ne transmute ce qui lui est "inférieur". Il ne sert qu'à cela - c'est en ceci qu'il est "mort" en rémission des péchés, c'est à dire des imperfection d'évolution. La messe est un rituel bien fait, mais souvent amputé, faiblard. L'eucharistie se devrait être effective, comme charge transmutatoire, poudre humaine de transmutation. Mais souvent le pain y est, sans le vin. Je n'ai jamais une Pierre sans Soufre. Bref. Le rituel de la Messe est très intéressant car il permet de faire une fixation de l'énergie de l'archétype créé pur et parfait, archétype Divin de l'animal (humain ici donc, à sang chaud et sur deux pattes) parfait au niveau multiplicatoire Solaire. En gros, l'énergie la plus haute que puisse incarner un être animal en fin de parcours évolutif, avant de vibrer tellement fort que sa non polarité fini par le détruire.

Mais que cela n'empêche en rien celui qui communie, de travailler sur son être, ses attachements identificatoires (créant ainsi une fausse identité limitante, garde fou à la fusion avec le Tout, communément nommé égo en spiritualité non-duale).

Quant à la libération totale, je la vois plutôt comme le Corps Arc-en-Ciel ou Corps de Lumière avec une dissolution totale de la trame matricielle. Comme cela se dit bien de la Pierre Multipliée au delà de ce que sa trame saline peut supporter, et de ce qu'en disent les bouddhismes ésotériques. C'est l'Ascension mystique Chrétienne. 

Le Shamanisme offre un confort, un développement de pouvoirs, ou encore une possibilité d'enseignements, mais l'idée de libération n'y est pas. La question d'éveils spirituels n'est pas présente. En réalité dans le corpus Chrétien, il n'y a qu'une idée de rédemption, de résurrection. Et non pas de totale prise des pleins pouvoirs Divins qui sont les nôtres. Non. Il y a toujours une question hiérarchique et de dévotion, de crainte même (découlant de l'Ancien Testament, et non du Nouveau, grande nuance).
Pourquoi est-ce que j'affirme que nous pouvons arriver à une pleine prise de pouvoirs Divins et que c'est "nôtre" ? Car nous sommes malgré tout, des produits du Créateur. En tant que tel, l'évolution implique une possibilité de transmutation successive menant à une incarnation des principes du Créateur en nous même avant dissolution totale de la forme (et non de l'essence). Tel que l'exige le cycle.

La suite bientôt.

Le Puzzle de l’Agent Smith. Partie I

 Introduction à l'effet Puzzle. Syncrétisme.


Ce texte est une réflexion à voix haute, clairement très imparfaite, et qui ne se base que sur ma perception des choses. Soyez indulgents, je n’ai pas toutes les réponses, ni toutes les références. Ce titre est lié à la trilogie de films "Matrix", science fiction, à portée spirituelle. L'Agent Smith est celui qui veille à ce que rien ne sorte de la Matrice, et que ceux qui s'enfuient, soient éliminés. La spiritualité comme clef "d’évolusion" (néologisme personnel : évasion/évolution) à cette Matrice est alors vue comme "cassée", car elle ne doit pas être connue. 
Un facteur, que je nommerai "Agent Smith" faute de mieux, à donc, lors de la dissémination sur terre  de la science spirituelle complète, produit sur cette dernière un éclatement général si l'on peut dire, et d'un tout complet, est alors devenu un puzzle.

Introduction à l'effet Puzzle.

Lorsque nous cherchons depuis des années dans le monde de l’ésotérisme, de l’occulte de la spiritualité, de l’hermétisme, de la tradition ancestrale, nous nous rendons compte au final, que tout ceci ressemble largement à un immense puzzle ; mais dont les pièces sont éparpillées à la fois dans le temps et dans l’espace. Cela fait des années que j’étudie et je cherche, et j’ai été chagriné de bien des choses en analysant la situation générale des grands courants spirituels. Il y a avait des « événements », ou encore des méthodes appliquées découlant de compréhensions spirituelles qui se passaient et se trouvaient dans un courant, chez un peuple, et jamais dans un autre. Oui, je schématise, mais je ne suis pas loin de la vérité.




Je me suis mis à regarder de plus prêt et j’ai vu qu’effectivement, il y avait comme une doctrine très particulière d’un côté et de l’autre. Certes, des points de références communs, mais pas majeurs dans bien des cas. Mais surtout, des effets spirituels ou des théories, radicalement sans équivalents d’un courant à un autre… Pourquoi ? Comment ? POURQUOI CELA ? Est-ce une configuration génétique ? Un effet cosmo-tellurique sur l’esprit des peuples ? Est-ce un effet culturel, qui impose indirectement sa vision ou par un syncrétisme assimile et modifie, ou encore peut-être un effet lié au climat, qui va alors orienter une pensée, plus vers une idée d’un Dieu Unique, ou d’un Paganisme, ou encore d’une Divinité Féminine ou Masculine… Je pense ici plutôt à l’idée d’un Dieu « Solaire » pour des peuples liés au désert par exemple. Le climat influencerait alors les dogmes et le paradigme utilisé pour comprendre « son monde ». Ceci alors, influencerait dans une direction et non une autre, les pratiques spirituelles. Ainsi donc, des dogmes seraient alors naturellement privilégiés au détriment d’autres. Ma foi pourquoi pas… L’idée est séduisante et pas mal d’auteurs l’ont prise pour sérieuse. Ensuite il y a clairement les interférences culturelles des peuples entre eux, mais je ne considère cela que comme secondaire, et plutôt comme « seconde vague » et ne « prenant pas racine » dans un peuple d’origine souche à cette religion ou spiritualité.

Mais est-ce donc si catégorisé ? Je dois avouer que de devoir expliciter cela est un réel casse tête. La réponse n’est probablement pas si concrète ou pragmatique. Il y a très certainement une cause radicale, racine, à cela. Et elle est à de multiples niveaux.

Ainsi, pour résumer ma pensé, je me suis rendu à l’évidente, et criante réalité : Chaque doctrine majeure comporte des pièces qui n’appartiennent pas aux autres. J’entends par pièce, un accès initiatique. C'est-à-dire, une source potentielle importante au niveau de la transmutation de l’être, des corps, de l’âme, via une pratique ou un enseignement spirituel. C’est une clef d’éveil spirituel sur un certain niveau. Voilà l’idée de « pièce » dans le parcours spirituel d’un humain.

Une fois trouvées, emboîtées, on se rend compte que tout se rejoins, et se complète harmonieusement, mais ces clefs énergétiques, physiques, de pratiques matérielles, de pratiques de l’esprit, ou encore cérémonielles doivent être prises dans diverses traditions dans un premier temps, comprises, actualisées, et dégagées d’un folklore pour les mettre à nu. Ceci permet de dégager le fondement de la pratique et d’en voir la structure même. Une fois fait, le regard est clair sur le but que servent ces pratiques.

Voir cet emboîtement, le fait que tout se complète, et ces symbioses, est d’abord une source d’étonnement, puis de questionnements… Car nous nous rendons vite à l’évidence : Il y a un tel potentiel spirituel à faire se connecter les doctrines différentes en un tout cohérent que s’en est véritablement étourdissant.

Nous avons le sentiment de nous retrouver face « à une vaste et profonde ampleur », et un véritable mystère, comme je le disais plus haut, accompagne ce ressenti. Un questionnement, qui ressemble à l’aveugle marchant au bord du gouffre et plongeant son bâton dans le vide en recherche d’un terrain solide, d’un « quelque chose » dans ce « tout-rien ». Pour l’instant, s’était le vide que mon esprit rencontrait. Trop d’hypothèses, trop de possibilités croisées. Il y avait trop d’interférences et de possibilités. Il me fallait une réponse et si possible logiquement Hermétique bien sûr.

Le syncrétisme généralisé, n’est semble t’il pas de mise dans les courants spirituels. Je veux dire par là qu’il semble y avoir une envie de « garder » pour soi sa culture spirituelle et son dogme. Rare son les peuples, tel le Japon, qui a été capable d’absorber un grand nombre de cultures et de dogmes en elle, sans jamais se départir de sa base et de ses pratiques. Le Shintoïsme en est un très bel exemple. Le Vaudou, la Santeria le sont aussi. Cette volonté d’intégrer ce qui semble « juste » et « utile » est rare. Les dogmes ont souvent tendance à se renfermer dans une ligne de pensée. A proposer le problème, créé par le dogme, et en même temps à vendre la solution. Je pense au péché originel et donc, à la salvation qui l’accompagne. En tant que telle, l’idée n’est pas injustifiée, mais la compréhension qui va derrière a déviée. Achetez vos indulgences messieurs dames !

D’où le besoin d’explorer dans bien des directions, afin de regrouper un maximum de savoirs, d’idées, de visions, de concepts fondamentaux ; puis de les assembler – car c’est faisable – en un tout cohérent, adaptable, fonctionnel, et surtout utile ! Ce qui donne alors une vision plus vaste, une carte du territoire et du but, bien plus nets. Je me suis vite rendu compte que se cantonner dans un courant spirituel était limitatif, surtout au vues de ce que pouvait apporter une autre doctrine. Ceci m’a alors vite mené à entreprendre à me rendre pluri-dogmatique dans un premier temps (c'est-à-dire, que je ne me cantonne pas à un seul égrégore), et au final de me réclamer de tous les grands courants spirituels de base, tout en m’en détachant sous certains aspects. Ce n’est pas si paradoxal que cela, nous allons le voir ensemble. Ce qui m’intéresse est l’essence même de l’enseignement spirituel. Que ce soit un Dieu Singe, un esprit Bison, un juif sur une croix, ou encore un Lersi dans la Jungle (Laïc ermite), ce que je souhaite avoir c’est le noyau, le joyau de l’enseignement et le pourquoi profond de la pratique. Faisant cela, on se rend compte qu’il y a un fil rouge qui relie toutes ces perles, ou ces pièces du puzzle, et qu’il y a un dessein général. Mieux, il est ordonné avec logique. Développer cela demanderait un travail d’écriture qui remplirait un ouvrage et ce petit article n’en a pas la prétention.


Nous reviendrons sur ces détails dans la seconde partie.